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jeudi 24 septembre 2009

Pilote : Mercy



Petit rappel des faits : Veronica revient d'Irak et reprend son ancien job d'infirmière à l'hôpital Mercy.

On l'a dit et répété, avec la fin d'Urgences la saison dernière, l'année 2009-2010 sera médicale. Et il semble aussi que les nouveaux héros de l'hôpital ne soient plus les médecins, mais bien les infirmières.
Et je tiens aussi à remarquer le cruel manque d'imagination des scénaristes cette année, car oui, Mercy est encore un mélange d'idées déjà vues ailleurs...
L'expérience a pourtant bien commencé. On voit Veronica qui prend son café dans sa cuisine, la radio qui parle de soldats blessés en Irak, elle s'approche tranquillement de la fenêtre et boum (c'est le cas de le dire), première surprise. On voit ensuite Veronica au café cette -fois-ci (comme toute personne travaillant dans un hôpital, elle se doit de consommer au minimum 4 litres et demi de café par jour, elle fait donc plusieurs pauses café sur le chemin du boulot...) et là deuxième surprise (vous avez remarquez comme je spoile pas trop, hein ?), suivie d'un peu d'action sur place puis aux urgences, jusque là tout va bien, on rentre tout de suite dans le vif du sujet : Veronica est une infirmière rebelle, elle se croit encore en Irak, elle prend trop d'initiatives, ce qui déplaît aux médecins. Et puis on arrive à la scène de présentation de ses collègue de la mafia des infirmières : la superbe Sonia qui affiche son assurance dans les couloirs de l'hôpital (et qui est la BFF de Veronica), un clone de Momo, l'infirmier gay de Nurse Jackie, et (autre transfuge de personnage de Nurse Jackie) la nouvelle infirmière Chloe, qui ressemble étrangement au personnage de Zoey dans Nurse Jackie (et en l'écrivant je me rend même compte que les noms sont carrément les mêmes ou presque). Donc après les moqueries d'usage sur Chloe et son innocence, on remarque quand même au passage la ressemblance avec le discours d'HawthoRNe : les infirmières dirigent secrètement l'hôpital, les médecins sont des cons incompétents et les super nurses sont un peu comme des super héros (d'ailleurs Veronica est allée faire la guerre en Irak et elle est revenue sans aucune égratignure ou ongle cassé, c'est pour dire). C'est à partir de là qu'entre en scène la touche d'humour, d'abord avec l'ex-mais-en-fait-non de Veronica, mais aussi la famille de cette dernière (les parents complètement alcooliques et le frère, dont la seule scène était plutôt efficace).
Jusque là tout va plutôt bien, j'envisage même de suivre la série à long terme, je me dis que c'est finalement assez efficace, même si ça rappelle d'autres choses, bon on peut corriger la trajectoire, d'ailleurs Chloe est déjà un peu moins comme Zoey, Veronica semble avoir des failles, elle n'est donc pas aussi invincible que super nurse Hawthorne.
Et là d'un seul coup, je ne sais pas ce qui s'est passé, le docteur Mamour/McDreamy a débarqué et c'est devenu Grey's Anatomy. Et le problème c'est que c'est resté une version NBC de Grey's Anatomy jusqu'à la fin. À partir du moment où James Tupper débarque (fringué comme un sac, gras du bide et mal rasé, vraiment top sexy en plus), c'est du Grey's Anatomy dans sa plus grande splendeur. Des intrigues amoureuses en veux-tu, en voilà, du pathos avec les patients pour faire pleurer dans les chaumières, le tout saupoudré d'une touche comique version gros sabots.
Et c'est comme ça tout du long. Et Veronica, prise au piège dans son triangle amoureux, devient aussi désespérante qu'une Meredith Grey en pleine crise existentielle. Évidemment que si on est nouveau dans le monde merveilleux de la télévision, ça se laisse regarder, mais bon, si je veux regarder Grey's Anatomy, je regarde Grey's Anatomy, pas une pâle copie qui ne s'assume pas. Et ça m'énerve d'autant plus qu'en lançant le pilote, je me disais que je n'allais pas aimer parce que bon, je suis encore en période de deuil d'Urgences et qu'il faudrait vraiment que ce soit exceptionnel pour que je m'y attache ne serais-ce qu'un peu, et puis pendant les quinze premières minutes j'y ai cru. Même si ça avait des ressemblances et des défauts, c'est un pilote, ce n'est pas parfait mais il y avait du potentiel. Et tout gâcher comme ça, par un changement de cap vers le monde merveilleux et sirupeux du Seattle Grace en détruisant tout espoir d'amélioration, c'est méchant. Shame on you, NBC !

Verdict ? Qu'on s'inspire d'une série pour en créer une autre passe encore, mais qu'on copie grossièrement non pas une mais quatre séries, c'est du foutage de gueule. Mercy cherche juste à surfer sur la vague des séries médicales qui cherchent à remplacer Urgences, en piochant les tendances là où ça marche. Je suis désolée, mais ce genre d'imposture, ça ne marche pas avec moi.

lundi 3 août 2009

Bilan : 24 (saison 7)



Il y a des séries vers lesquelles on revient plus par habitude que par poussé par un irrépressible besoin de retrouver des histoires, des personnages auxquels on s'est attachés. 24 est de celles-là pour moi. Même si j'ai adoré la première saison et que je veux bien concevoir que les trois premières peuvent former ce qu'on appellera la trilogie Nina Myers et donc forment un ensemble qui reste pour moi le meilleur de la série, j'ai beau chercher, les autres saisons de 24 n'ont aucune valeur qualitative à mes yeux. Lorsque je lis et j'entends dire que la sixième saison était ridicule, la seule chose qui me vient à l'esprit c'est « ah bon, parce que les autres ne l'étaient pas ? ». Mais toujours est-il que j'y revient chaque année. Alors pourquoi, me direz-vous ? Est-ce que je suis maso ? Peut-être, je ne sais pas. Quand on regarde 24, on sait que Jack ne mourra pas, qu'il est un surhomme (d'ailleurs je suis sûre qu'il dégomme Sylar à l'aise, alors que ces pauvres nuls de Heroes essaient en vain depuis 3 saisons...) et qu'il va sauver l'humanité (oui, les États-Unis, c'est l'humanité, tout le monde le sait, enfin !) et ce peu importe la menace. On sait aussi qu'on va avoir droit à tous les clichés les plus incroyables et sexistes (la saison 2 était d'ailleurs très évocatrice à ce sujet : les brunes sont intelligentes et bossent à la CTU ou à la Maison Blanche et les blondes sont connes et ne travaillent pas parce qu'elles ont un mari/père riche...) dignes de toute série d'action macho qui se respecte. Et c'est de pire en pire à chaque saison. Cette année, les scénaristes nous ont servi une présidente des États-Unis, on pourrait se dire « Chouette, comme avec Palmer, on innove » mais faut voir la grosse nouille qu'ils nous ont mise, on en regretterait presque Charles Logan (qui était une critique de Bush donc déjà un peu plus intéressant, là j'ai eu l'impression de voir une cousine germaine de Ségolène Royal...). Elle est tellement horripilante que même Jack n'a rien trouvé de mieux que de taser le téléphone dans lequel elle lui parlait pour lui faire fermer son clapet. Je suis d'ailleurs étonnée qu'aucune des 46 menaces de cette saison n'ai été une tentative d'assassinat contre elle, parce que moi j'ai eu des envies de meurtre à chaque fois qu'elle apparaissait à l'écran.
Mais voilà, si j'y reviens à chaque fois c'est sûrement parce que 24, c'est tellement too much que ça en est drôle. Dans le registre comique, ils nous ont même ressorti Kim Bauer cette année. Et elle est toujours aussi gourdasse, à croire que c'est un aimant à problèmes, mais elle reste increvable, comme son père. Pas de couguar cette fois-ci mais des tueurs à la botte de Tony-qui-est-méchant-mais-en-fait-non-et-puis-en-fait-si. À propos de Tony, on se rend bien compte que les scénaristes sont franchement à bout de souffle, si on compte bien je pense qu'on peut identifier 4 ou 5 menaces successives dans cette saison (les premières se limitaient je crois à 1 dès le début + 1 cachée qu'on découvre par la suite), chacune accompagnée par un retournement de veste de Tony (qui a d'ailleurs subi le syndrome Sarah Tancredi de la résurrection). Les enjeux ne sont donc pas de grande envergure puisque résolus en quelques épisodes, il faut donc bien en trouver d'autres, ce qui donne une impression de retournements de situation non stop qui fait un peu grotesque...
Que dire d'autre sur cette saison 7 ? Qu'elle a commencé par un téléfilm soporifique se déroulant en Afrique et servant d'introduction à la saison sur le thème « Jack Bauer sauvre vraiment l'humanité, pas que les États-Unis ». Sauf que 24 n'est pas Urgences et que les épisodes en Afrique pour réveiller la conscience de son auditoire sur la condition africaine, c'est un peu hors sujet. Et puis c'est trop facile le coup des enfants à sauver. À chaque fois que des héros américain vont en Afrique pour porter secours aux Africains (j'en avais déjà parlé à propos de The Philanthropist), ils finissent toujours par sauver des enfants. Pardon mais c'est un tire-larme un peu trop facile. Et les adultes, alors, ils ne valent pas la peine d'être sauvés ?
Mais comme toute saison de 24 a son petit côté politique, la saison aborde également la question de la torture. Sauf que. Tout le monde dit que c'est mal, mais tout le monde l'utilise. C'est un peu comme quand on mange une tartine de Nutella devant un épisode de Big Brother (oui c'est aussi pour ça que je suis un peu moins présente sur le blog ces derniers temps... J'avoue...) : on sait que c'est mal, mais on le fait quand même. Jack continue donc de torturer tout le monde et même celle qui a été surnommée par les fans de 24 (ça existe ?) « la nouvelle Jack Bauer », j'ai nommé l'agent Walker, finit par y céder hors caméras à la fin de la saison, après avoir fait son effarouchée pendant 24 épisodes, donnant le feu vert à Jack pour le faire à sa place à chaque fois. Même la présidente le cautionne plus ou moins et reconnaît que c'est parfois le seul moyen d'avoir des informations (aucun mot quand à la véracité de celles-ci, ce qui est un peu le fond du débat mais bon, faut pas pousser le débat trop loin non plus, hein ?).
Sur une note plus positive tout de même, une partie de la saison qui m'a beaucoup fait rire, c'est le combat de geekettes acharné auquel se livrent Chloe (increvable elle aussi), ex-analyste de la CTU, et Janis, l'analyste du FBI (avec de grosses lunettes pour bien montrer que c'est une geekette). C'est à celle qui aura le plus gros disque dur, qui décodera le plus vite les messages codés, c'est assez drôle de les voir se crêper le chignon à coup de « moi, mon VPN il est mieux que le tien » « oui mais moi ma connexion Internet est plus rapide que la tienne ». Disons que c'était un peu le prétexte pour ramener Chloe, mais ça ne me dérange pas, je l'aime bien Chloe O'Brian-qui-fait-la-gueule-tout-le-temps.
Au final, je dois bien avouer que si je ne trouvais plus dans 24 les qualités du début depuis longtemps, la saison 7 n'avait même plus ce petit goût sucré du guily pleasure, mais plutôt la saveur amère d'un intérêt (et de temps) perdu. J'ai parfois eu carrément l'impression de scènes poussives dignes d'un soap (un comble pour une série d'action comme 24), bref d'un essoufflement général. Pas du concept, mais peut-être des scénaristes et en tout cas des personnages. Je ne sais pas si j'y reviendrai l'année prochaine. J'ai toujours du mal à faire le deuil d'une série, surtout quand je la suis depuis longtemps. On verra selon l'humeur et si j'ai le temps. Mais la magie de 24 ne fonctionne plus sur moi (à moins qu'on me rende Sherry Palmer !).

lundi 29 juin 2009

Pilote : Make It or Break It



Petit rappel des faits : Emily vient d'emménager dans le Colorado et elle va devoir faire ses preuves pour s'intégrer à l'équipe de gymnastes en vue de participer aux Jeux Olympiques.

Ah, la gym... Les justaucorps moches fluos, les figures improbables, les accessoires... Petite, j'ai fait de la danse, je n'ai donc pas de souvenirs de GRS (mais j'en ai d'autres). Mais la GRS est un sport que personnellement je ne peux pas regarder. Pas parce que je trouve ça chiant (quoique...) mais parce que j'ai toujours une peur bleue de voir un gymnaste se casser le cou en retombant sur la tête après un saut. C'est comme ça, à chaque fois, ça me fait un haut-le-cœur par avance (j'ai la même peur pour les plongeurs acrobatiques...). Bref tout ça pour dire que les scènes de GRS de ce pilote ont été assez pénibles à regarder pour moi, et il y en a beaucoup.
Cet univers m'a d'ailleurs rappelé Cynthia ou le rythme de la vie que je regardais à l'époque sur la 5 (oui, ça date donc mes souvenirs sont un peu vagues), animé japonais mettant en scène une jeune fille rêvant de devenir gymnaste.
Et entre les scènes d'acrobaties en justaucorps, il faut bien avouer que dans ce pilote de Make It or Break It c'était le vide intersidéral. L'épisode a enchaîné cliché sur cliché. La nouvelle, la blonde bitchy et jalouse, la brune sympa, la pauvresse qui travaille dur pour réussir, la règle incontournable du « pas de petit ami avant les JO » qui est évidemment brisée dès le premier quart d'heure, le frère en chaise roulante, et j'en passe. Bref c'est du CW ABC Family tout craché.
Le pilote nous a aussi permis de retrouver de « grandes gloires » (hum, hum) de la télévision, entre autres Candace Cameron Bure pour 15 secondes top chrono et Susan Ward, à l'opposé de son rôle dans Sunset Beach, dans le rôle de la mère irresponsable de la nouvelle, toujours maquillée comme un camion volé et qui met une robe de soirée d'un rouge à s'en faire exploser la rétine pour aller au concours de gym de sa fille... Évidemment le coach (qui n'est autre que le Dr Malucci, chers fans d'Urgences) ne peut pas rester insensible à tant de subtiles touches de séduction et on imagine bien que ces deux-là vont fricoter sous le nez des gymnastes dans les prochains épisodes.

Verdict ? Rien de plus à ajouter, si vous aimez les séries familiales et que vous adorez la GRS (ben quoi, ça peut arriver à des gens très bien...), Make It or Break It est fait pour vous, vous allez adorer vous passionner devant les aventures de nos gymnastes en herbe (que j'ai affectueusement surnommées Bitchy, Pinky, Newbie et Purple parce que je n'ai pas retenu leurs prénoms...). Pour les autres, vous pouvez vous abstenir...

vendredi 19 juin 2009

Pilote : HawthoRNe



Petit rappel des faits : Christina Hawthorne est infirmière en chef dans un hôpital de Caroline du Nord. Mère célibataire, elle doit également gérer son quotidien professionnel mouvementé.

Je m'apperçois en l'écrivant que le pitch sur le papier est sensiblement le même que celui de Nurse Jackie... Mais bon c'est parce que j'ai essayé d'être la plus neutre possible. En vérité, le pitch serait plutôt : Christina Hawthorne dirige l'hôpital. Mère courage (son mari est mort et elle doit affronter seule la crise d'adolescence de sa fille et la crise tout court de sa belle-mère), elle est aussi une infirmière plus qu'accomplie car meilleure que tous les médecins de l'hôpital réunis. La question posée par ce pilote est : Christina a-t-elle un seul défaut ? (la réponse est évidemment non).
HawthoRNe (non, non ma touche MAJ ne s'est pas bloquée, RN veut dire Registered Nurse, bah oui, on a pensé à tout à la prod...) a réalisé le pari insensé de réunir absolument TOUS les clichés sur les infirmières. Et les infirmiers. Non parce qu'on est moderne, il y a aussi des hommes. Qui rêvent d'être médecin, ça va de soi. Les femmes, non. Elles sont bien dans leur rôle d'infirmière. Donc les infirmières sortent avec des ambulanciers, elles savent tout mieux que les médecins qui sont débiles, absents, étrangers (oui il y a un médecin japonais qui ne parle pas anglais. Quel hôpital engagerait un médecin qui ne peut pas se faire comprendre par ses patients, je vous le demande ? Un hôpital dirigé par des infirmières probablement...) et incompétents. Mais heureusement, Christina notre super héroïne qui parle toute seule (non pardon, elle parle aux cendres de son mari, je ne sais pas quelle option est la pire) est prête à n'importe quelle heure du jour et de la nuit pour aller sauver la veuve et l'orphelin ! Et avec tout ça, elle a même le temps de faire taire tout le monde au conseil d'administration de l'hôpital (qui n'y connaissent rien évidemment) pour éviter les réductions de budget. Oui, ce cliché là aussi était présent. Mais ça n'est pas fini ! Nous avons donc aussi eu droit en vrac à la sans-abri schizophrène, au bébé à moitié mort, aux services sociaux incompréhensifs, aux méchants policiers et au mec qui veut se suicider mais qui s'en sort et qui veut même vivre à la fin, tout ça grâce évidemment grâce à notre infirmière de choc. Tout cela a d'ailleurs été très bien résumé dans une phrase énoncée fièrement par un des second rôles : « Only nurses know for sure. ». Et bah voilà si ça c'est pas une super tagline pour la série !
L'autre grand cliché de la série, c'est la musique. Bon, on a l'habitude d'avoir du pop-rock à toutes les sauces dans toutes les séries maintenant mais ici point de pop-rock. Ici, du RN'B et de la soul cheap. Oui, on met de la musique étiquetée Afro-américaine pour une héroïne Afro-américaine... Si ça c'est pas le summum du cliché...

Si je devais tout de même retenir un point positif, en cherchant bien, le personnage de Bobby l'infirmière est assez frais et pétillant. Malheureusement, elle est victime elle-même d'un élément qui est parti pour devenir un boulet : elle a une jambe prosthétique, ce qui lui a valu des blagues dépassées et pas drôles sur sa jambe « de bois » et qui risquent de devenir récurrentes... Mais je fais confiance aux scénaristes, elle aura sûrement droit à sa scène émotion quand on nous apprendra qu'en fait elle était infirmière militaire et qu'elle a perdu sa jambe en Irak...

Verdict ? Vous l'aurez compris, HawthoRNe est un cliché ambulant. Si on regarde le pilote au second degré, ça peut être drôle. Mais bon, de là à regarder un autre épisode, faut pas déconner...
Par contre je m'insurge quand je vois le nombre de critiques qui OSENT comparer ce machin à Urgences. Urgences était réaliste. On était ému devant Urgences. Les seules larmes que j'ai versées devant HawthoRNe étaient des larmes de rire tellement tout était cliché jusqu'à l'os. Alors par pitié, non. Stop avec la relève d'ER. Faites comme Christina à la fin du pilote, mettez les cendres de la série dans une urne et laissez-les s'envoler dans une mini montgolfière (ça vous paraît ridicule ? Je vous rassure, ça l'était, mais maintenant vous comprenez pourquoi j'ai choisi cette photo pour illustrer ma critique ;) ) et qu'on arrête de vouloir trouver un successeur à Urgences. Surtout quand le successeur en question est aussi nul que ça.

mercredi 17 juin 2009

Et de 100 !

Et voilà, c'est mon 100ème billet sur The C-View. Cela fait aussi presque un an que ce blog est né, sous le regard endormi bienveillant de Choupette mon chat adoré, ma mascotte, vous l'aurez compris. 

Et telle une Halle Berry en pleurs aux Oscars, je voudrais remercier tous ceux qui ont le courage de lire mon humble prose et encore plus ceux qui me laissent des commentaires, que je lis toujours avec plaisir.

Et aujourd'hui je voudrais qu'on parle de vous. Quelles sont les série (ou la série) qui ont déclanché chez vous cette téléphagie, cette envie insoutenable d'en savoir plus, et qui pousse au final à découvrir de nouvelles choses ?

En ce qui me concerne, même si j'ai commencé à regarder des séries avec ma grand-mère (le Cosby Show, Madame est servie, Ma sorcière bien-aimée, La petite maison dans la prairie, etc) dès mon plus jeune âge, je crois que 3 séries marquent pour moi l'accession à la téléphagie, survenue un peu plus tard, au début de l'âge ingrat, dans 3 genres bien différents : Friends, Urgences et... Beverly Hills. Oui, ces trois séries, ce sont les trois premières que j'ai suivies avec passion (sur 10 saisons de Beverly Hills, je n'ai loupé qu'un seul épisode et croyez-moi à l'époque ce fut un véritable drame...) et qui m'ont donné envie par la suite d'en découvrir d'autres. Ce sont des séries que je regarderai toujours d'une façon particulière, et même si aujourd'hui mes goûts ont changé, même si aujourd'hui j'ai un certain désamour pour les sitcom, même si je n'aime plus les teen shows dans un monde de riches, ces séries ont forgé les bases de ma téléphagie, ce sont pour moi des points de repères incontournables (même si je suis pleinement consciente de leurs défauts). 

Mais assez parlé de moi, et vous alors ?

mercredi 10 juin 2009

Pilote : Nurse Jackie



Petit rappel des faits : Jackie est infirmière dans un hôpital de New-York et va faire de son mieux pour conjuguer ses problèmes personnels et soigner au mieux les patients.

Bon c'est sûr, comme ça sur le papier, on est en droit de se dire « ah ouais super, la dépouille d'Urgences n'est même pas encore froide que toutes les chaînes nous proposent une nouvelle série médicale pour surfer sur le filon. » Mais il n'en est rien. La nouvelle dramédie de Showtime avec Edie Falco nous plonge au-delà d'un univers strictement médical, elle nous plonge dans l'univers de Jackie. A première vue, on pourrait la prendre pour une version féminine de Gregory House, même défonce aux antalgiques (je ne savais d'ailleurs pas qu'on pouvait sniffer l'intérieur des pilules comme de la coke), même cynisme apparent, même univers médical. Mais Jackie est bien différente, là où House est plus préoccupé par sa propre réussite, le patient n'étant qu'un moyen d'y parvenir, Jackie, elle, s'intéresse vraiment à la santé de ses patients. Ce qui est bien illustré dans un dialogue entre Jackie et son amie médecin qui lui explique pourquoi elle est médecin alors que Jackie est infirmière, le tout emprunté d'un délicieux cynisme. Et c'est bien le sentiment qui m'a habitée pendant le visionnage de ce pilote : c'est tout simplement délicieux. Car au-delà de cette forme de cynisme qui nous fait rire jaune, Jackie amorce une réflexion sur elle-même et sur ses choix, qui n'est pas développée dans le pilote qui sert avant tout à nous présenter l'univers de Jackie et à mettre en place les personnages, mais qui est bien présente malgré tout. Cette réflexion a quelque chose de spirituel, l'omniprésence des réflexions de Jackie en voix off, la présence divine dans cet hôpital qui semble jumelé avec une église, on y voit des bonnes sœurs dans les couloirs dont certains ressemblent plus au déambulatoire d'une église qu'aux couloirs d'un hôpital, et où se rend Jackie pendant ses pauses. Cette dimension religieuse dans la quête de soi est un angle intéressant mis en opposition avec le cynisme apparent dont fait preuve Jackie et sa vie plutôt tumultueuse.

La réalisation est soignée, j'ai beaucoup aimé les deux premières minutes du pilote avec Jackie, comme dans du coton, comme en plein trip, avant de s'ouvrir une capsule, sniffer les granulés (« 16 grains, no more no less ») et boum, retour à la réalité. La mise en scène des trente dernières secondes, sur la dernière phrase qui résume bien les enjeux de la série (« Make me good God, but not yet ») était bien pensée, Jackie dans la lumière sur la première partie de la phrase qui fait un pas en arrière pour se retrouver dans la pénombre sur la deuxième partie, était une belle façon de conclure ce pilote.

Verdict ? J'ai été absolument charmée par ce pilote, je n'ai pour l'instant pas de critique négative à faire, rendez-vous en fin de saison pour un bilan plus détaillé, en tout cas pour le moment, c'est avec plaisir que je suivrai les aventures de Nurse Jackie.

mardi 12 mai 2009

TF1, France 2, le CSA et le respect des œuvres

Je vois sur cette news qu'hier, lors de la diffusion du premier épisode de Brothers & Sisters, que TF1 avait décidé de garder au chaud pendant 3 ans, ces chers programmateurs ont décidé qu'ils devaient absolument couper les 3 premières minutes de l'épisode. Pour être tout à fait honnête, je ne m'étais pas rendue compte que quelque chose manquait, mais pour avoir vu les minutes coupées en question ce matin après recherches, je suis plus que mitigée sur la décision de coupure faite par TF1. Si on reprend leur excuse, cela était pour répondre à des « questions de calibrage à l'antenne » (comprenez : « on a vendu plus de pubs qu'on avait d'espace pub, vous aurez donc 3 minutes de pub supplémentaires et 3 minutes de série en moins ») mais heureusement, comme ils sont respectueux de leurs téléspectateurs (hum, hum), ils ont bien veillé à « respecter scrupuleusement la compréhension générale de l'intrigue ». C'est là que je tique. Alors oui, l'absence de la scène en question ne m'a pas empêché de comprendre l'épisode. Bon, en même temps « l'intrigue » de l'épisode peut être résumée en deux phrases : Kitty est journaliste à New York et retourne à Los Angeles pour un nouveau job. Elle y retrouve sa famille et notamment sa mère avec laquelle elle est en conflit. Je fais court mais en gros l'intrigue c'est ça. TF1 a raison, la scène qu'ils ont coupée n'est pas indispensable à la compréhension de l'intrigue. Mais le problème c'est qu'une série comme Brothers & Sisters repose avant tout sur les relations entre les personnages, et pas uniquement sur l'intrigue scénaristique qui n'est là que pour une chose : explorer les relations entre les personnages. Dans le fond, on s'en fout de savoir si Kitty va accepter son nouveau job (de toute façon on s'en doute bien, vu que sinon y'à plus de série), ce qui est intéressant ici c'est de comprendre et d'observer la dynamique de la famille. Et en ça, la scène coupée par TF1 était importante. On y voyait Kitty au téléphone avec ses frères et sa sœur et cela mettait en place dès le début les relations qu'ils entretiennent. Je comprends que TF1 est une chaine privée qui tire ses revenus de la pub et je n'ai rien contre une coupure pub avant, pendant ou après un programme. Mais s'ils ont besoin d'un programme de 30 minutes, au lieu de couper un programme de 45 minutes pour qu'il en fasse 36, pourquoi ne pas passer une série de 25 minutes avec 10 minutes de pub supplémentaire ? Tout bénef pour eux, et au moins, les téléspectateurs auront une image un peu moins mauvaise de leur chaîne. Non parce que si on suit leur logique à TF1, à savoir que tout ce qui n'est pas essentiel pour comprendre l'intrigue est superficiel et peut donc être coupé, alors à quoi bon lire un livre de 500 pages quand on peut très bien lire un résumé de 30 lignes ? Pourquoi perdre 1h45 devant un film qu'on peut résumer en 5 minutes ? Pourquoi regarder TF1 alors qu'on pourrait regarder un DVD ?

Malheureusement tout ceci n'est pas nouveau. Et si pour l'incident d'hier, on peut parler de coupure, en revanche parfois il est bien question de censure. TF1 est d'ailleurs bien connue pour cela. Mais je me souviens plus particulièrement d'une histoire de censure sur France 2, avec un épisode d'Urgences. La chaîne avait unilatéralement décidé de couper la fin d'une scène parce que jugée trop choquante, ce qui du coup, changeait toute l'histoire. L'intrigue en question mettait en scène une adolescente qui arrivait aux urgences avec tous les signes apparents d'un viol. Vers la fin de l'épisode, après avoir eu des doutes, le Dr Corday avait une explication avec la jeune fille, qui finissait par s'énerver que Corday puisse mettre sa parole en doute. Pour France 2, la scène s'arrêtait là. En fait, la jeune fille finit par avouer qu'il ne s'agit effectivement pas d'un viol puisqu'elle a volontairement pris de la drogue avant de se livrer à une partie de jambes en l'air violente avec son petit ami parce qu'il n'y avait que comme ça qu'elle prenait son pied. France 2 s'était vaguement excusé mais ils ne voulaient pas choquer les téléspectateurs. A toutes ces chaînes qui ne veulent pas choquer, je leur suggère de diffuser les Bisounours toute la journée, là au moins, ils seront sûrs de ne choquer personne, sauf les esprits tordus comme le mien qui regardent ça au second degré.

Entre les coupures comme celle que TF1 a faite hier, les censures comme celles que TF1 (encore elle) fait régulièrement dans Grey's Anatomy ou dans les dialogues de House pour soi-disant ne pas choquer la ménagère (et encore, même quand ils sont édulcorés, ça la choque quand même) ou celles de France 2 qui, sous prétexte de vouloir essayer de faire un peu d'audience avec Urgences décide de programmer en access prime time une série prévue pour un créneau horaire de 3ème partie de soirée aux USA (ce qui se termine par des coupures interminables dans les scènes parce qu'on ne peut pas montrer une seule goute de sang à cette heure-là), ou encore les déprogrammations sauvages dès que la série ne remplit pas ses objectifs d'audiences intenables, j'en suis arrivée à la conclusion depuis un moment déjà qu'il valait mieux attendre tranquillement la sortie du DVD (si on veut rester dans la légalité, hein, sinon y'à d'autres moyens...) pour pouvoir regarder une série dans l'ordre, sans coupure/censure et en VO. Et même en procédant ainsi, on n'est pas à l'abri. Par exemple il est de notoriété publique que la BBC formate les épisodes de ses séries à 45 minutes au lieu de 55 pour le reste de l'Europe. Warner a aussi unilatéralement décidé de couper certains épisodes de Friends à l'époque pour sa diffusion en Europe (ayant vu les épisodes dans leur version intégrale et dans leur version coupée, je n'ai pas vraiment compris pourquoi ils avaient été coupés, à part pour perturber le téléspectateur puisque blagues faisant référence à une scène au préalable coupée ne veulent du coup plus rien dire...).

J'en ai marre que les chaînes et le CSA décident ce qui est bon pour moi, de ce que je dois regarder et à quelle heure. J'en ai marre du diktat des parents laxistes qui ne sont pas capables de coucher leurs mômes à des heures décentes au lieu de les laisser devant la télé toute la soirée. Je n'ai jamais aimé les radicaux, mais je commence à comprendre les gens qui font la grève de la télé, ça devient vraiment pénible.

mardi 14 avril 2009

Pilote : Southland

Petit rappel des faits : Southland décrit le quotidien de la police de Los Angeles. Dans le pilote, deux enquêtes seront suivies, la tentative de meurtre d'un garçon en pleine rue et l'enlèvement d'une fillette.

Tout juste une semaine après l'arrêt d'Urgences, revoilà John Wells avec une nouvelle série. Au revoir les médecins de Chicago, bonjour les flics de Los Angeles.
Southland nous plonge très vite dans le bain : après un message nous indiquant que la police ce L.A. ne dispose que de 9 800 policiers pour une ville de quatre millions d'habitants, on a droit à un générique rappelant visuellement celui de Law and Order avec une musique de grande saga dramatique (le mélange des deux me rappelle d'ailleurs furieusement quelque chose, est-ce que l'un d'entre vous pourrait me rafraichir la mémoire ?). Le pilote s'ouvre ensuite sur une scène d'après fusillade dans laquelle on voit les secours s'agiter sur un air d'harmonica rappelant les western des années 1970 (la chanson de Supertramp dont est extraite cet air date d'ailleurs de 1974). Le ton est donné, L.A. c'est règlement de compte à OK Coral, il va falloir que je me force à continuer parce que les western, ce n'est pas, mais alors vraiment pas mon truc. Et il va vraiment falloir que je m'accroche pour passer le premier quart d'heure du pilote qui est vraiment pénible. Passons la grande mode scénaristique 2008/2009 qui veut qu'absolument tous les épisodes de séries commencent par un événement marquant pour attirer l'attention du téléspectateur pour ensuite revenir 24 heures avant (plus ou moins) pour nous expliquer comment on en est arrivé là. Southland ne fait pas exception à la règle. La série est filmée à la façon d'un documentaire : même si la caméra semble se poser de plus en plus à mesure que l'épisode avance, j'y peux rien, la caméra à l'épaule non stop, ça me donne mal à la tête et je décroche facilement. Mais au-delà de ça, sûrement dans un soucis de réalisme et pour donner un côté encore plus documentaire à la chose, nous avons le droit à de gros BIP lorsqu'un personnage emploie un juron. J'ai trouvé ça absolument ridicule, ça arrive trois ou quatre fois pendant l'épisode, n'était-il pas possible, soit de laisser ces jurons, soit, parce qu'on est sur NBC et pas sur FX (le choix de citer cette chaîne du câble et pas une autre n'est pas innocent, j'y reviens tout de suite), de modérer un peu les propos des personnages ? Je trouve qu'on peut dire des choses très fortes et dénoncer pas mal de trucs avec la fiction, pas besoin de faire de la fiction documentaire. C'est comme le docu-fiction, le mélange de ces deux genres, j'ai un peu de mal.
Une fois passé le premier quart d'heure, ça va mieux, je me suis habituée au style façon documentaire (même si je ne peux pas m'empêcher de tiquer à chaque BIIIIIIIIIIP qui pour le coup fait sortir tout de suite de l'histoire, déjà que j'avais du mal à rentrer dedans...) et commence à suivre le baptême du feu du jeune Ben Sherman, fraîchement sorti de l'académie de police et de son coéquipier John Cooper, vieux briscard à qui on ne la fait pas. Et en parallèle, l'enquête des inspecteur Lydia Adams et Russell Clarke. Alors c'est très bien tout ça, mais j'avais juste l'impression de voir Claudette et Dutch de The Shield. Donc premier constat à la fin du pilote de Southland : « Tiens, je continuerais bien The Shield (que j'avais arrêté après la troisième saison, parce que je n'avais plus Canal Jimmy, puis Canal +, mais c'est une autre histoire...). » Et je crois que le problème de la série est là. Oui, John Wells sait raconter des histoires réalistes qui sont dans un processus de critique de société. Mais ce qui était original avec Urgences, ne l'est pas franchement avec Southland. Le sujet a déjà été traité de nombreuses fois et j'ai eu plusieurs fois l'impression de voir un sous-épisode de The Shield pendant le pilote. Et ce qui m'était arrivée avec Parks and Recreations la semaine dernière m'est encore arrivé aujourd'hui : ça m'a fait pensé à une série que je n'ai jamais regardée, à savoir NYPD Blues. Peut-être à tort, moins qu'à The Shield, mais j'y ai pensé.

Mention spéciale à Michael Cudlitz qui réussit à faire sortir son personnage du lot dans ce pilote chorale. Sa confrontation avec le bleu trop propre sur lui après la fusillade donne toute l'ampleur du personnage.

Verdict ? Si le pilote m'a donné envie de me repencher sur The Shield, je ne sais pas si je me replongerai dans l'univers fiction-docu de Southland. Peut-être tenterai-je tout de même l'expérience jusqu'au bout parce qu'une série de John Wells vaut la peine d'être vue (à ce sujet il faudrait que je me mette à Third Watch, exclue trop vite des séries à regarder pour la seule raison que ma mère adorait... ah, l'adolescence...) et que la saison ne fait que 6 épisodes.

lundi 6 avril 2009

Bilan : Urgences (saison 15)

This is the end... My only friend, the end...
Cette chanson des Doors me trotte dans la tête depuis jeudi dernier. Et oui, Urgences c'est bien fini. J'ai du mal à imaginer la prochaine rentrée sans Urgences. Cette série est l'une des premières que j'ai suivi assidument, elle a sans conteste façonné mon éducation en matière de séries et elle m'a accompagnée pendant 13 ans (depuis sa première diffusion française le 27 juin 1996, le jour de mes 13 ans, décidément, un spécialiste de la numérologie pourrait se pencher là-dessus :)...). Et comme tout fan d'Urgences, j'ai tant de souvenirs extérieurs associés à la série. Je la regardais avec ma grand-mère, on discutait des épisodes après leur diffusion. Elle n'aura pas vu la conclusion de la série.

Cette quinzième saison a en tout cas permis à la série de finir sur les chapeaux de roue. Déjà grâce au retour des anciens. Quel plaisir de revoir Romano, Green, Carter, Weaver, Lewis, Benton, Corday, Ross, Hatthaway, Morgenstern une dernière fois ! C'était un bel au revoir, à l'image des adieux d'Abby ou de Neela face au mur avec les plaques des vestiaires des anciens médecins du Cook County.



Le final de cette saison 15 bouclait la boucle de plusieurs façons. Déjà, il reprenait le principe du pilote, une journée aux urgences du Cook County. Il y a même eu la réplique exacte d'un plan de la scène d'ouverture du pilote (sauf qu'il s'agissait ici du Dr Morris à la place du Dr Green) :



Les clins d'œil n'ont pas manqués lors de ce final. Un générique « à l'ancienne » a d'ailleurs été monté spécialement pour l'occasion.



L'autre conclusion de cette saison était la relève avec Rachel Green, la fille du Dr Green, qui est étudiante en médecine et envisage de faire son internat dans l'hôpital où a exercé son père. C'était un bel hommage au Dr Green, et un parallèle avec les premiers pas de Carter aux urgences. Je pensais que la série apporterait une conclusion par Carter, et en quelque sorte elle l'a fait avec l'ouverture du centre médical Joshua Carter annexe au Cook County, mais je trouve la conclusion par Rachel Green plus à l'image de ce final : la fin d'un cycle, le recommencement d'un autre (auquel nous n'assisteront pas...).

Au final c'est un beau happy end que nous a offert Urgences avec cette ultime saison (même si j'ai eu peur peu de temps avant la fin) après quinze années de service. Je n'aurai qu'un mot : MERCI !

lundi 23 mars 2009

Edito du 23/03/2009 : La fin approche...

Cette semaine a été marquée par le départ de Neela dans Urgences. Cet épisode était centré sur son départ, et rappelait sur de nombreux points l'épisode du départ d'Abby un peu plus tôt au cours de la saison. Nous avons donc revu le désormais célèbre Hall of Fame des anciens médecins (avec la plaque cassée de Lucy...) sur lequel Neela a déposé sa plaque, sous l'oeil ému de Hailey. Pour préparer la fête du départ de Neela, Frank a usé de tous les clichés indiens (n'ayant visiblement pas compris, comme lui as fait remarqué Sam, que Neela était Anglaise...) et tous ces moments étaient très drôle. Et puis on revoit Abby. Peu de temps, mais assez pour la voir apparemment heureuse et épanouie, qui va même jusqu'à organiser des goûters à la maison pour les amis de son fils... Mais où est passée la Abby torturée qu'on connaissait ? J'imagine que ça fait partie du happy end général, comme les retrouvailles de Neela et Ray à la toute fin de l'épisode. Bel épisode en tout cas, plus que deux avant la fin...

Depuis des semaines maintenant, j'entends parler d'une chose soi-disant exceptionnelle : un baiser. Oui, mais pas n'importe quel baiser, un baiser entre deux femmes. The L Word ? Non la série est terminée. Grey's Anatomy ? Non, comme on a pu le constater il y a quelques semaines, ABC n'aime pas les lesbiennes. Et pourtant. Ce baiser a bien eu lieu sur cette chaîne. Desperate Housewives ? Un baiser entre Teri Hatcher et Eva Longoria ? Le buzz porte bien son nom et tout le monde en parle.
Au final ? Un vague baiser (ou plutôt deux) vite fait. Quoi, c'est ça le truc exceptionnellement choquant qu'on nous avait promis ? En fait, l'histoire gay de l'épisode concernait Susan et était d'ailleurs ridicule, comme toutes les histoires de Susan... Et comme elle était incapable de faire la différence entre un baiser rapide et un baiser langoureux, Gaby lui a montré. Bon. Ok. Pas incroyable. La réplique drôle venait ensuite, quand Gaby pense que Lynette veut lui demander un baiser aussi alors qu'elle lui demande un piston pour un job. Mais le baiser en question était plus qu'anecdotique et ne valait vraiment pas tout ce foin...

Par contre, beaucoup plus "choquant" :), on découvrait cette semaine que Betty la moche avait une vie sexuelle. Parce que bon, ok, Betty a des aventures, mais de là à dire que ce n'était pas purement platonique, vu les types avec qui elle est sortie, rien ne dit qu'elle n'était pas vierge. Enfin donc ce n'est pas le cas et son copain du moment ne veut pas conclure, ce qui la contrarie beaucoup (je me garderais bien ici de faire une moquerie facile mais sachez que je le pense quand même). Ce qui nous vaudra un grand moment complètement déjanté quand Mark et Amanda décident d'essayer de la rendre plus sexy... Comme toujours, même si on ne les voit pas assez, il ne fait aucun doute que Mark et Amanda sont le duo le plus drôle de la série.

vendredi 20 mars 2009

Pilote : Kings

Ah, les affres du pouvoir...

Petit rappel des faits : Kings reprend l'histoire biblique de David contre Goliath. Dans le pilote, David Shepard, jeune soldat, sauve le fils du roi Silas Benjamin à la guerre. Pour le remercier, le roi le fait pénétrer dans le cercle de la monarchie et du pouvoir.

Je n'étais pas forcément très enthousiaste à l'idée de regarder le pilote de Kings. Pourtant, en y songeant, c'est tout ce que j'aime : de la politique, des manipulations, des complots, des références à la littérature. Et je peux vous dire une chose : je n'ai pas été déçue. Le pilote est certes long (1h20 d'exposition, si vous n'aimez pas les quatre critères cités précédemment, passez votre chemin, vous allez dormir), mais visuellement magnifique. Je n'ai pas regardé quel était le budget de la série mais en tout cas ils ont mis le paquet sur les décors, et les scènes sont très bien filmées. Kings a tout d'une grande saga (sans être péjorative, je ne parle pas des sagas de l'été de TFbeurk, mais plutôt des grandes fresques). Et c'est peut-être bien le problème. Si le pilote de Kings possède des qualités scénaristiques indéniables, le concept est en effet limité à l'histoire déjà écrite. Je vois donc mal comment la série pourrait durer 5 saisons de 24 épisodes. Le sujet aurait pu faire une très belle mini-série, mais je vois mal comment prolonger l'histoire originale sur le long terme sans tomber dans le soap intégral et interminable. Autre problème, la série n'est pas diffusée sur Showtime ou HBO, mais sur NBC. Et franchement quand on regarde l'état de la fiction sur NBC (sauf ER, L&O et SVU), on a envie de pleurer. Troisième problème, la déesse audience a encore frappé et à moins d'un miracle lors de la diffusion du prochain épisode, la série sera probablement annulée après le 4ème épisode.
Je ne suis pas une spécialiste de la Bible, mais l'adaptation dans un monde moderne et imaginaire est réussie. Les éléments de l'histoire sont bien présents jusque dans le nom des personnages par exemple David Shepard, le David de la Bible étant un berger. Pour en revenir au visuel, les influences sont diverses et puisent aussi bien dans le cinéma que dans le jeu vidéo (certaines prises de vue d'ensemble m'ont rappelé la série des Final Fantasy), tout en gardant un propos classique de lutte pour le pouvoir.

La mention spéciale de ce pilote ira pour le personnage de la reine. Elle n'a que peu de scènes, mais on se rend déjà bien compte qu'elle a un grand potentiel de manipulatrice qui me réjouit par avance. Parce que bon, elle a beau répéter toutes les 3 secondes que la politique, ça ne l'intéresse pas, elle n'en donne pas moins son avis, et on sent bien qu'elle n'en pense pas moins.

Verdict? Ce pilote m'a convaincue, et c'est avec joie que je suivrai Kings tant que la série durera. Je pense que la série a un énorme potentiel, attention à ne pas le gâcher si la série survit assez longtemps.

lundi 16 mars 2009

Edito du 16/03/2009 : Retrouvailles

Décidément cette semaine était placée sous le signe des retours. Entre le retour d'Alex Cabot dans Law & Order SVU et le « retour » (juste pour un épisode) de Doug Ross, Caroth Hathaway et Peter Benton dans ER, on a été gâtés en matière de retrouvailles. Les retrouvailles de Carter et Benton nous ont d'ailleurs donné de beaux moments de complicité. Doug et Carol étant toujours à Seattle, j'étais un peu moins dans l'ambiance... Mais j'ai trouvé sympa la petite ironie de la fin, lorsque Carol reçoit un appel pour la prévenir que le rein (pas le sien, hein, celui d'un ado en mort cérébrale) qu'elle avait envoyé à Chicago grâce à son programme de don d'organes avait sauvé la vie « d'un docteur ». Pas n'importe lequel, mais ça, elle n'en saura rien ! Évidemment, la présence de Susan Sarandon est appréciable (il était temps de venir faire la guest, hein? Les urgences referment leurs portes bientôt...), malheureusement un peu éclipsée par la présence de Clooney et Marguiles.

Quant au retour de Cabot, bon, ok j'avais dit en début de saison que je n'aimais pas la nouvelle DA, mais je veux qu'on me rende Casey Novak, j'aime pas Alex Cabot non plus !!!!! Et en plus, madame reste pour un moment... Bon tant pis, juste quand je commençais à me faire à l'autre (elle s'appelait comment déjà? Dans l'épisode de la semaine dernière, Stabler a dit son nom à un moment donné, j'ai mis à peu près 5 minutes à savoir de qui il parlait... C'est dire si j'avais beaucoup de considération pour cette DA...).

Sinon cette semaine, c'était aussi le retour de South Park, en grande forme, dans une critique de Disney (dont le président est Mickey en personne c'est bien connu, j'ai toujours su que c'était un pervers celui-là !), qui, sous couvert d'une bague de pureté (mais si, vous savez les « purity rings » pour faire voeu de chasteté, je suis sûre qu'ils en ont parlé au moins 46 fois dans 7th Heaven et Secret Life of the American Teenager...), vend en fait du sexe aux jeunes filles. Bon sauf que ça on le savait déjà, y'à qu'à revoir les vieux classiques pour s'en rendre compte. Mais voilà, les Jonas Brothers en ont donc marre de leur bague de pureté et veulent que leur public les aiment pour leur musique... La bonne blague ! Evidemment Mickey n'est pas d'accord et pendant ce temps-là, Kenny est dégouté parce que sa copine a pris une bague de pureté et lui en a fait mettre une, ce qui les transforment en couple chiant qui passe ses soirées devant Grey's Anatomy.

Pour terminer, je tenais aussi à dire que même moi qui ai défendu la saison 2 l'année dernière, Heroes, c'est vraiment n'importe quoi en saison 3. Voilà c'est dit. Parce que même avec la meilleure volonté du monde, là, je ne peux pas dire autre chose. Alors en plus quand j'apprends que la série est renouvelée, je ne comprends pas. Mais pourquoi ? Pourquoi infliger une saison supplémentaire à tout le monde ? Même les acteurs ont l'air de se faire chier, visiblement, les scénaristes n'y croient plus non plus alors quoi ? Les audiences ? Elles ne sont pas bonnes. Non, vraiment, là, NBC j'ai pas compris. Mais quand est-ce que NBC va se reprendre en main ?

lundi 9 mars 2009

Edito du 09/03/2009 : Ma vie sur Mars

Cette semaine j'ai enfin achevé le visionage de la superbe série originale Life on Mars. Il faut bien avouer que si j'apprécie le remake américain, la série originale est tout de même plus aboutie, aucun épisode sans parler d'un problème de société en toile de fond, ce qui n'est pas le cas du remake qui, comme toute série américaine ou presque a parfois des épisodes un peu bouche-trous dans lesquels les scénaristes devaient être en vacances et où, même si l'épisode reste plaisant, il ne se passe pas grand chose (comme l'épisode des Simpson de cette semaine par exemple...). Ce qui est dommage, c'est que la version américaine n'ait pas continué sur la bonne voie de l'adaptation qu'elle prenait au départ, en adaptant certains épisodes de la série britannique qui parlaient de problèmes de société typiquement britanniques en gardant la trame de fond mais en adaptant la question de société à la société américaine de 1973. Ils l'ont fait pour 2 ou 3 épisodes et j'avais trouvé cela très bien pensé. Malheureusement, ça n'a pas duré et la série aborde de moins en moins les questions de société, ce qui est bien dommage à mon goût. Bref. Tout ça pour dire que la fin de Life on Mars UK est agréablement originale, sorte de happy end dramatique mais qui est à l'image de la série : non conventionnel et touchant. On verra bien si la version américaine va jusque là, je ne sais pas pourquoi mais si j'avais pu l'espérer au début de sa diffusion, plus ça va et plus j'en doute...

Je suis aussi de plus en plus agréablement surprise par Being Erica, qui, loin d'un Grey's Anatomy par exemple (je sais, les deux séries n'ont rien à voir, mais vous pouvez remplacer Grey's par n'importe quelle série girly), a un regard original, moderne et peu conventionnel sur l'évolution psychologique de son personnage. Elle ne passe pas cinq saisons à se demander si son mec est le bon, ELLE. :)

Et puis autre chose qui mérite d'être signalée, vu que j'étais un peu consternée il y a quelques semaines, Ugly Betty est redevenue drôle. Non, parce que The Young and Restless Ugly Betty ça commençait à bien faire, si on veut regarder un soap, ok, mais personnellement ce n'est pas pour ça que je suis venue à Betty. Donc après une période très 7th Heaven, nous avons le droit de rire à nouveau depuis quelques épisodes. Une nouvelle dynamique s'est formée avec le duo Daniel/Wilhelmina qu'on peut voir désormais en dehors de Mode et pas uniquement dans un affrontement permanent mais plutôt dans un art du compromis qui prête au rire. La fin de l'épisode où Betty découvre enfin (après trois ans passés à Mode, il était temps) que la haute couture est un art est grandiose, avec Christina qui accouche (enfin, justement le jour où j'ai regardé cet épisode, je me disais qu'elle devait avoir le temps de gestation d'un éléphant...) sur le podium, avec des mannequins en guise de paravent pour un peu d'intimité, et Wilhelmina qui brandit l'enfant dans un feu d'artifice telle une Madone était très réussi, grotesque et absurde, ce qui m'a indéniablement rappelé cette phrase d'une journaliste de TFbeurk lors d'une fashion week il y a quelques années : « C'est un peu too much, mais too much couture ! ».

Je terminerai sur une note plus triste, j'en suis désormais persuadée, Carter va mourir. Je ne veux pas, non, pas John ! Et en même temps, comme me le faisait remarquer Jérôme la semaine dernière, c'est logique, la série a débutée sur sa « naissance » comme médecin, il est logique qu'elle s'achève avec sa mort. Et comme Carter est un très bon médecin, sa mort ne peut pas se résumer à sa mort de médecin avec une interdiction d'exercer par exemple. Et surtout, ce serait moins intense dramatiquement, et ce ne serait pas digne d'Urgences. Cette dernière saison est vraiment superbe, chaque épisode qui passe, je n'arrive pas à m'y faire, mais il n'en reste plus que... QUATRE !!!!! Ce décompte est terrible...

lundi 23 février 2009

Edito du 23/02/2009 : Carter, Carter, Carter !!!

Certaines personnes ne sont pas douées. C'est comme ça, le talent on l'a ou on ne l'a pas, on peut travailler très dur sans arriver à jouer correctement ou à savoir écrire une ligne de texte. Mais allez savoir pourquoi, certaines personnes s'acharnent alors qu'elles ne devraient pas. Donc si quelqu'un pouvait dire à Roselyn Sanchez que ce n'est pas la peine d'insister, elle écrit aussi mal qu'elle joue. L'épisode 7x13 de Without a Trace est en effet écrit par cette chère Roselyn. Je ne sais pas comment son « scénario » a pu passer par la case production. Peut-être était-ce le cadeau qu'a bien voulu lui faire Bruckheimer pour son récent mariage ? Toujours est-il que déjà un épisode entier centré sur son personnage, c'est difficile à regarder, mais alors en plus quand cet épisode n'est qu'un concentré de réchauffé de tous les pires films de policiers corrompus de ces dix dernières années, c'est juste insupportable. Pendant 45 minutes, on assiste à l'histoire vue et revue des deux amies qui ont grandi ensemble dans leur ghetto pauvre mais tellement sympa et puis un jour y'en a une qui commence à faire des trucs pas clairs alors que l'autre reste bien réglo, tout ça pour finir par l'affrontement final larmoyant du genre « Mais pourquoi ? Pourquoi tu as fait ça ? ». Alors franchement si c'était pour nous écrire des trucs pareil, Miss Sanchez aurait mieux fait de casser son stylo et d'accepter le fait que si elle est moins présente que les autres à l'écran c'est qu'il y a une raison : elle joue horriblement mal et personne ne veut s'infliger 45 minutes de son jeu pathétique...

Sur une note plus légère :) les deux évènements de la semaine étaient le changement de générique des Simpsons et le retour de Carter dans Urgences.
A cause du petit cafouillage du passage au tout numérique aux États-Unis qui devait théoriquement avoir lieu le 17 février mais qui a été repoussé au mois de juin, je trouve que l'effet de changement de format en HD 16/9ème des Simpsons a fait un peu l'effet d'un pétard mouillé. Pourquoi maintenant et pas quand ils ont sorti le film ou à l'occasion d'une nouvelle saison ? Mais cette petite erreur de calendrier ne change en rien le fait que le nouveau générique est est sympa, qui dit 16/9ème, dit image plus large et donc c'est d'autant plus de détails et autres personnages présents lors de ce nouveau générique. On peut aussi remarquer que lors de son traditionnel « passage en caisse », Maggie a baissé de prix.. Reste à savoir si ce générique sera le nouveau standard ou s'il restait un « one shot » pour marquer le passage au format HD 16/9ème.

Mais le plus grand événement c'est bien évidemment le retour de Carter dans Urgences, et non pas pour un mais pour plusieurs épisodes !!!! C'est une bonne idée de le faire revenir pour marquer « le début de la fin » de la série (titre de l'épisode), Urgences ayant commencé avec les débuts médicaux de Carter, il est tout à fait logique qu'elle se termine avec lui. Et force est de constater qu'il ne reste vraiment plus personne aux Urgences du County vu qu'absolument personne ne reconnait Carter quand il arrive. Non mais oh, c'est Carter quoi ! Qu'est-ce que c'est que ces gens qui prétendent être médecins au Cook County et qui ne conaissent pas John Carter ? Pfff....

lundi 16 février 2009

Edito du 16/02/2009 : Jeff dans la jungle...

Cette semaine c'était évidemment le grand retour de Survivor, cette fois-ci au Brésil. Et la saison part beaucoup mieux que la précédente, avec un blindside dès le premier conseil. La vedette de l'épisode était sans aucun doute Sandy, la conductrice de bus complètement à la masse. Elle croit d'abord être virée la première lors d'un premier vote express parce qu'elle est la plus âgée du groupe, et puis quand elle réalise que finalement ce n'est pas un vote pour l'éliminer mais pour lui épargner un treck de 4 heures dans la jungle, elle a une réaction absolument suicidaire dans ce genre de jeu, elle se met à narguer le reste de son équipe, et quand elle arrive en premier au camp, elle en fout pas une, elle essaie de trouver une immunité cachée sans essayer de se rendre utile. Et pourtant, Sandy n'a pas viré au conseil, elle a réussi à trouver plus chiante qu'elle dans l'équipe. Sandy aura au moins eu le mérite de me faire rire pour ce premier épisode, mais il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps, elle risque d'être un gros boulet...

Récemment, j'ai aussi noté une évolution culturelle intéressante à la télévision américaine (en tout cas en matière de fiction). En une semaine, j'ai vu passer dans quatre séries des dialogues en espagnol sous-titré en anglais. Si on remonte quelques années en arrière, les hispaniques américains dans les fictions parlaient tous anglais, certains avec un gros accent à couper au couteau, mais l'affirmation de leur héritage culturel n'allait pas jusqu'à la langue. L'Amérique bilingue fait petit à petit son apparition à la télévision, et il est bon de le noter.

Excellent épisode de Law and Order aussi cette semaine, l'histoire de l'incendie d'un centre de recrutement de l'armée ne servant que de prétexte à une double réflexion, tout d'abord sur les « crimebusters », citoyens (trop?) engagés qui essaient d'aider la police en menant des enquêts parallèles et qui finissent par ennuyer la police plus qu'autre chose en basant leurs recherches sur la présomption de culpabilité ; et une deuxième réflexion sur la difficulté de poursuivre un individu lorsqu'on ne peut pas affirmer qu'il a commis un crime. Vaut-il mieux condamner un potentiel innocent ou laisser un crime sans coupable ? J'aime toujours autant la façon dont la série arrive à parler de véritables sujets de société, au-delà de l'histoire qui n'est qu'un prétexte.

Sinon en bref cette semaine, on apprenait le départ de Katherine Heigl et T.R. Knight de Grey's Anatomy. Mais comme la nouvelle était trop bonne, il aura fallu qu'elle soit démentie deux jours plus tard par l'horrible Shonda Rhimes. C'est vrai qu'au vu du temps de présence de Knight à l'écran, on pourrait croire qu'il est déjà parti, quant à Heigl, je me suis déjà plus qu'exprimée à ce sujet, IL FAUT TUER IZZY STEVENS !!!!! 

Par contre deux bonnes nouvelles sont également tombées cette semaine, le renouvellement pour une deuxième saison de United States of Tara et le (re)retour de Sherry Stringfield dans ER. Sherry qui est une grande habituée du come-back dans ER, aura peut-être le droit à un peu plus de considération que lors de son deuxième départ de la série qu'on nous avait vaguement signalé au cours d'un dialogue genre :

« - Au fait elle est où Susan Lewis ?

- Ah bah elle est partie la semaine dernière, elle ne bosse plus ici !

- Ah bon... »

lundi 9 février 2009

Edito du 09/02/2009 : Quand ER fait ses premiers adieux...

Cette semaine, j'ai enfin eu droit à la résolution de mon cliffhanger de Life on Mars US. Bon enfin ce n'était pas vraiment une résolution puisqu'elle a posé d'autres questions mais cet épisode avait au moins la bonne idée d'approfondir la mythologie de la série, qui a l'air de partir dans une autre direction que celle de la série britannique dont je n'ai vu que la première saison mais qui n'avait pas l'air de partir dans ce sens-là. C'est donc une bonne nouvelle, pas que je n'aimais pas la direction dans laquelle partait la série britannique, mais plutôt parce que je n'ai jamais vraiment compris l'intérêt des remakes copiés collés sur l'original. Il me semble plus intéressant d'adapter, de s'inspirer que de copier. Et en plus dans l'épisode de cette semaine, Eric Balfour était en guest, alors j'étais ravie !
Sinon dans la famille Life on Mars, je voudrais Urgences qui fait du Life on Mars. L'épisode de cette semaine voyait le retour du Dr Morgenstern dans un épisode centré sur un patient qui semble bloqué dans les années 1970 (d'où des moments très Life on Mars) et dont on apprend que c'est en fait un ancien médecin du Cook County et qu'il a contribué aux développements de l'hôpital et à ses programmes universitaires. En assistant à la mort de ce patient qui a « créé » les urgences du County telles que nous les connaissons aujourd'hui, c'était comme un premier adieu à la série, j'ai trouvé que c'était une belle métaphore de ce qui nous attend le 2 avril prochain (déjà?). Voici une petite illustration des urgences vues par ce patient un peu spécial :


Je voulais aussi revenir sur ce que j'avais dit à propos de CSI il y a deux semaines et du départ de Grissom qui signait pour moi le début de la fin de la série. Je trouve que le « nouveau » est intégré de façon intéressante. Non seulement il ne prends pas la place de Grissom puisque c'est Catherine Willows qui reprend le poste (ce qui administrativement est plus normal mais je pensais que Lawrence Fishburne allait juste remplacer Grissom, en tout cas, c'est comme ça qu'on nous l'avait présenté), mais en plus on le voit avoir du mal à s'acclimater au monde de la police scientifique. Il ne sait pas trop comment faire, on le voit rester au labo pour s'entraîner à relever les empreintes digitales, j'ai trouvé ça bien vu. Dans les autres CSI, on aurait plutôt eu droit au type qui arrive de nulle part, qui fait un changement de carrière radicale mais qui est déjà au fait de tout ce qu'il faut savoir sur la police scientifique, et qui aurait déjà pu sortir ses phrases choc avant le générique de chaque épisode (ce qui est quand même un plagiat de la technique Lenny Briscoe dans Law & Order, Bruckheimer n'a rien inventé...). Je suis donc pour l'instant assez agréablement surprise de l'intégration de ce nouveau personnage, à voir pour la suite, quand il aura pris de l'assurance.

En bref cette semaine, c'était le grand retour du réservoir dans Fringe, celui qui permet à Olivia Dunham de se plonger littéralement dans les souvenirs de son défunt ex. Rien d'extraordinaire à cela si ce n'est de pourvoir remarquer qu'au FBI, la paie ne doit pas être terrible puisqu'en plus de porter le même tailleur pantalon toutes les semaines, ne pas pouvoir se payer un coiffeur digne de ce nom (le casque plat sur la tête ce n'est pas très beau...), l'agent Dunham n'a visiblement qu'une seule paire de sous-vêtements (à moins que ce soit ceux qu'elle utilise exclusivement pour se plonger dans ce réservoir...). Donc peut-être devrions-nous lancer une collecte de fonds, un Olivia-ton (non pas thon) pour qu'elle puisse au moins se changer une fois de temps en temps, ce sera moins pénible pour ses collègues de travail !
Je voulais aussi vite fait souligner le fait que Tara (de United States of Tara pour ceux qui ont du mal à suivre...) accepte bien le fait que son fils soit gay et n'en fait pas tout un plat, c'est tellement rare dans les fictions que ça fait du bien et ça me fait penser encore plus de bien de cette série.
J'ai eu aussi droit à une piqûre de rappel, un petit cross-over entre Grey's Anatomy et Private Practice, ça tombe mal, je suis un peu en retard dans Private Practice... Je sais ce qu'il me reste à faire la semaine prochaine !

lundi 26 janvier 2009

Edito du 26/01/2009 : Au revoir Grissom...

Cette semaine, c'était pour moi le départ de Grissom de CSI. Si la série est du Bruckheimer pur jus, bien huilé, bien réglé, Gil Grissom était pour moi le seul personnage de la franchise qui apportait quelque chose en plus. Après tout, il a été le premier personnage des cop shows du genre de ces dernières années à être peu conventionnel, c'était un solitaire dont on ne savait que peu de choses, nous avons d'ailleurs mis six saisons avant de savoir qu'il entretenait une relation avec Sara Sidle. Et pas de gros violons dégoulinant entre eux, non, de simples regards, des petites phrases, mais rien de plus. Cette relation a été exploitée avec beaucoup de sensibilité je trouve, c'est peu courant dans ce genre de séries. Mais CSI est aussi différente dans son évolution. La série a su aller au-delà du simple plan d'épisode à la Bruckheimer, elle a su essayer des choses différentes au cours des années, dans sa réalisation, dans son mode narratif. Mais CSI c'est avant tout Grissom. D'ailleurs la déesse Audiences a frappé : après le départ de Grissom, les audiences ont beaucoup chuté. Parce qu'il ne suffit pas de mettre une star pour remplacer Grissom. Laurence Fishburne est sûrement meilleur acteur que William Petersen mais là n'est pas la question. C'est le début de la fin pour CSI, bon vent Grissom !

Cette semaine j'ai aussi continué ma découverte de Being Erica et je me suis aperçue avec plaisir que la série ne prenait pas la voie de la facilité en se contentant de faire réparer à Erica ses erreurs du passé pour que sa vie présente s'améliore, au contraire, Erica s'aperçoit que changer son passé ne change pas son présent. Une vision plutôt fataliste donc, mais pas seulement puisqu'elle assume de plus en plus sa vie présente et se focalise moins sur le passé pour se trouver des excuses. C'est donc une vision intéressante qui accompagne les retours toujours aussi drôles d'Erica dans son passé.

Par contre Ugly Betty continue sa régression, maintenant Betty quitte son appartement pour retourner vivre chez son père, ouais trop cool, la prochaine étape, elle quitte son job et comme ça on peut faire une série sur les Suarez à la 7th Heaven...
Autre coup de griffe contre Desperate Housewives qui nous avait promis un 100ème épisode incroyable, sauf que c'était un épisode bouche-trou qui ne faisait pas avancer le schmilblik de la saison 5 d'un iota, non vraiment, mieux vaut l'oublier vite, celui-là.

En bref cette semaine dans les news, évidemment la plus grande news, c'est le retour de George Clooney et Juliana Marguiles dans ER ! Lui qui avait juré ses grands dieux de ne jamais remettre les pieds aux urgences, j'aimerais bien connaître le montant du chèque qui l'a décidé... Oh je suis mauvaise langue !!! :) Pour rester dans ER, au vu de la clémence de la déesse Audience pour cette dernière saison, NBC cherche activement un successeur à sa série médicale, aussi a-t-elle commandé deux pilotes de séries médicales, Trauma et Mercy, je ne manquerai pas de vous en faire la review en temps voulu.
En parlant de pilotes, la Fox a commandé le pilote du remake américain d'Absolutely Fabulous. Alors, là, j'ai peur. Déjà, ce n'est pas la première fois que les Américains cherchent à faire un remake de la série britannique (et que le projet se plante à chaque fois), mais surtout quand je vois l'abomination qu'on en a fait en France, j'ai très peur. Cette série est unique, ce n'est pas la peine de vouloir faire un remake d'une série indescriptible et inimitable point barre.
Dernière news qui vient de tomber pendant la rédaction de cet édito : TFbeurk a acheté Fringe, The Mentalist, The Philanthropist, Eleventh Hour et Secret Life of the American Teenager. Autant pour SLOTAT, je m'en doutais un peu, autant Eleventh Hour j'aurais plutôt vu ça sur Meuh6. Pour les autres séries achetées, je pleure parce que je déteste cette chaîne et ça m'ennuie que des séries que j'aime y passe, dans le désordre, à minuit, par paquets de trois ou quatre épisodes d'un coup. Je sais, ça n'a rien de rationnel, Meuh6 ou Canal- ne valent pas mieux que TFbeurk, mais c'est mon avis totalement subjectif.

lundi 19 janvier 2009

Edito du 19/01/2009 : Guilty pleasure et morale chrétienne

Cette semaine j'ai eu une révélation. Lorsque j'ai découvert The Mentalist cet été, j'avais trouvé ça sympa, ça me rappelait vaguement Profiler, je me suis dit qu'après tout, pourquoi pas? Et j'ai donc commencé à suivre cet enième cop show made in CBS. Je reconnaît que la série n'a absolument rien d'exceptionnel, les enquêtes sont on ne peu plus télescopées, les acteurs sont bons comme dans un cop show (ils font le minimum syndical, quoi) et on a toujours une impression de déjà vu (ah tiens, ils l'ont pas déjà fait dans les Experts/NCIS/Numb3rs/Bones/Without A Trace/Cold Case/you name it ? Non? Ah bon...). Et pourtant, The Mentalist est devenu mon guilty pleasure de cette saison. Pourquoi vous allez me dire ? Et bien je ne sais pas si c'est son air de surfeur australien, ses cabotinages, la façon qu'il a de toujours être un temps en avance sur ses camarades du CBI ou son costume démodé et ses chaussures pourries (qui ne vont absolument pas avec le costume en question : mais que fait la fashion police?), mais j'avoue, je craque complètement pour Patrick Jane. Attention, hein, j'ai dit Patrick Jane, pas Simon Baker, je ne sais pas comment est ce monsieur dans la vraie vie, moi c'est le personnage qui me plaît. Le personnage avec le physique de Simon, on est d'accord. Patrick Jane, c'est typiquement le type qui énerve à la seconde même où on le rencontre. Et puis plus ça va, plus il devient charmant. C'est un peu comme le Dr Brenner dans Urgences (encore un Australien, je me découvre une nouvelle passion ou quoi ?). Alors voilà, toutes les semaines, je retrouve avec plaisir les tribuations de Patrick Jane, ses petites manipulations, ses déductions, ses mascarades. L'enquête n'a plus vraiment d'importance, elle ne sert qu'à voir Patrick Jane en action, vu que de toute façon il faut bien dire que les autres membres de l'équipe du CBI sont tous un peu neuneus et ne servent que de faire-valoir à ce cher Patrick. Anecdote qui m'a fait sourire dans l'épisode de cette semaine, la scène de crime avait été maquillée pour faire croire à un crime sataniste et comme par hasard il y avait une « sorcière » dans le bled. Et voir Robin Tunney se moquer de la Wicca genre « ah la magie c'est nul ça n'existe pas » alors qu'il y a quelques années, elle tenait le rôle principal dans le film The Craft (pas un grand chef d'oeuvre mais mon film préféré de l'époque pour des raisons absolument pas cinématographiques), j'ai trouvé ça drôle. Clin d'oeil voulu ou pas, en tout cas moi, ça m'a interpelée.

Autre événement qui m'a marquée cette semaine c'est (attention spoilers Ugly Betty Saison 3, vous êtes prévenus !) la crise cardiaque d'Ignacio Suarez. Alors là je m'insurge. Non pas contre la crise cardiaque en question qui peut être un élément intéressant scénaristiquement parlant, mais contre les circonstances de cette crise cardiaque et la morale qui apparaît en filigrane. Alors Betty décide de donner un coup de pouce à sa carrière. Alors Betty décide pour une fois de penser un peu à elle. Résultat ? Son père fait une crise cardiaque juste quand pour probablement la première fois depuis sa naissance elle décide de ne pas passer la soirée avec sa famille. Non mais c'est quoi cette morale à la con ? On ne peut pas être égoïste 5 minute sans voir s'abattre les foudres de la colère divine sur notre tête ? Give me a break ABC !!!!! Et l'autre Hilda sa soeur qui en rajoutte une couche mode culpabilisation ON, non mais ça va quoi. Il y a de plus en plus de morale à la noix dans Ugly Betty et ça commence à bien faire. Montrez-nous du Mark, montrez-nous du Amanda, montrez-nous du Wilhelmina mais arrêtez avec la morale chrétienne de Betty. 

Sinon en bref cette semaine, j'ai vu le pilote de Damages dans l'avion qui me ramenait vers Paris, malgré un démarrage un peu lent, j'ai bien envie de voir la suite, le rendez-vous est donc pris le 25 janvier sur Paris Première. Par contre j'ai complètement oublié Jekyll sur Arte, il va falloir trouver ce pilote, vu que sur la chaîne franco-allemande, ils ne connaissent visiblement pas la signification du mot « rediffusion ».
ER continue son avalanche de guest avec Corday dans un épisode centré sur Neela avec une narration originale qui m'a bien plu, et pour le coup la morale était carrément inverse à celle de Betty la moche, quand Neela essaie d'être parfaite, ses deux patients meurent, quand elle prend du bon temps, les deux sont sauvés. Par contre passé l'effet de surprise, je me suis demandé ce qui était arrivé à Elizabeth Corday, d'une incroyable platitude pendant son court passage dans cet épisode.
Et je termine avec la traditionnelle news série que les créateurs de 24 nous ressortent tous les ans depuis la saison 3 à l'ouverture de chaque nouvelle saison : oyez, oyez, braves gens, Jack Bauer n'est pas un surhomme, peut-être va-t-il (enfin) mourir la saison prochaine...

vendredi 14 novembre 2008

Merci...

... merci Urgences pour ce magnifique épisode 15x07 !!!! En plus d'un très bel épisode mené par Angela Bassett (très bon choix de cast d'ailleurs comme toujours dans ER, et puis j'aime bien les personnages un peu "bitchy" parce que torturés), nous avons eu droit à pléthore de guests grâce aux flash-backs. En fait de guests, les anciens tôliers devrais-je dire... :)

Tout d'abord l'épisode commence par un petit mot d'Eriq La Salle en mémoire de Michael Crichton, créateur de la série mort la semaine dernière. Il ne devait revenir dans la série que derrière la caméra, finalement, on aura aussi droit à un bout d'image !



Et puis Mark Greene qu'on suit pendant tout l'épisode (et qui est assez mal en point, les flash-backs se passant visiblement pendant sa période tumeur au cerveau).


Et tout d'un coup, on voit apparaître une canne dans un couloir... Mais oui, c'est bien le Dr Weaver qui vient s'inquiéter de la santé de Mark Greene.


Un peu plus tard, c'est Jerry qui passe par la salle de trauma 1...


Et enfin, alors que je pensais que c'était fini... ROBERT ROMANO !!!!!! Et avec ses deux bras !!!!! :) (Je vous ai dit plus haut que j'aimais les personnages "bitchy"...). Sans doute pour moi le meilleur moment de cet épisode, en partie parce que je ne m'y attendais pas, et surtout parce qu'il m'avait manqué ce Dr Romano...



Force est de constater quand même qu'ils ont tous pris un sacré coup de vieux (et que ce n'est donc pas très cohérent mais après tout who care ?) :)

Encore une fois, merci ER.

vendredi 7 novembre 2008

Quand Urgences fait du Scrubs...


Voilà ce qui se passe quand les étudiants en médecine jouent avec l'IRM dans Urgences... Et Tony Gates de leur dire dans la scène suivante "Now you'll know that the 'M' in MRI means 'magnetic'"...