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jeudi 2 avril 2009

Bilan : Being Erica (saison 1)

Inutile de dire qu'après la colère noire que j'ai piquée contre Life on Mars US, la pression était énorme sur le final de Being Erica. Et bien, le final est à l'image de la saison. Finement écrit et bien joué. Ce final abordait un sujet que l'on attendait depuis le pilote, à savoir la mort du frère d'Erica. Et au-delà de la mort, évidemment, le deuil. Car Being Erica reprend les principes de la thérapie. On ne suit donc pas uniquement les tribulations d'Erica, mais bien son évolution. Et c'est là où la série se démarque d'un soap. Erica revit des évènements de son passé qu'elle estime avoir une importance sur le présent. Sauf que peu importe ce qu'elle change dans le passé, elle ne change pas le présent, mais la perception qu'elle en a. Le personnage évolue donc sous nos yeux et la série est intéressante de ce point de vue-là. Quand certains personnages de certaines séries n'évoluent pas d'un cil en 5 saisons, Erica a parcouru beaucoup de chemin depuis le pilote.
Mais surtout la série est finement écrite. Elle traite des problèmes existentiels d'Erica d'une façon très moderne, bien loin du conservatisme qui sévit sur certaines séries. Loin des clichés, la série traite avant tout de l'acceptation de soi.
Le principe aurait pu s'avérer répétitif (à chaque épisode, Erica revit un moment de son passé pour essayer de le changer et donc de changer son présent), mais la série joue aussi avec son concept. Aussi Erica ne voyage pas uniquement dans son passé mais aussi dans celui de ses parents, ou bien encore revisite un épisode de son passé très proche, puisqu'il constituait son présent dans un épisode précédent (ce qui nous permet à nous, téléspectateur, d'être en terrain connu).
Erin Karpluk, qui interprète le rôle d'Erica, avec son petit côté très « girl next door » nous permet de nous attacher très vite au personnage et est très juste dans son jeu.
A noter que la série amorce son tournant vers la deuxième saison par un changement de psy, le Dr Tom ayant eu une violente altercation avec Erica, il est remplacé par le Dr Nadia. Pour moi, la série aurait pu s'arrêter là, comme si l'acceptation de la mort de son frère était la dernière barrière qui empêchait Erica d'être heureuse.
Au final pas grand chose à redire sur cette saison très sympathique qui ne m'a jamais déçue. Ce n'est certes pas la série du siècle, mais Being Erica a toujours été une bouffée d'air frais, abordant des sujets pas forcément toujours très drôle, mais toujours très bien écrite et bien jouée.

Bilan : Life on Mars US

Je suis en colère. Très en colère. Je viens de terminer le final de Life on Mars US et tout ce que j'ai envie de dire aux scénaristes c'est (excusez mon langage) : OH CUT THE CRAP, WHAT IS THAT ENDING ???????
Je ne voulais pas faire un billet sur le bilan de Life on Mars US en la comparant à Life on Mars UK. Tout simplement parce que la série américaine s'est vite démarquée de la britannique en prenant son propre chemin. Certains épisodes ont été adaptés mais pas tous, et il apparaissait assez clair que la série américaine misait plus sur une sorte de théorie du complot si chère aux Américains que la théorie du coma pour la série britannique. J'ai aimé l'adaptation faite des épisodes britanniques. Plus d'ailleurs que les épisodes « inédits ». Pas parce que l'idée de départ était meilleure, mais tout simplement parce que j'avais vu les épisodes originaux et que la série aborde certaines questions de société sur le monde de 1973, avec le point de vue de l'époque (celui de Gene et son équipe) et le point de vue de Sam (le nôtre), avec le recul que lui permet d'avoir une trentaine d'années de plus. Et ces questions de sociétés étaient parfaitement adaptées. Je n'en ferai pas la liste ici (je vous laisse le soin de les découvrir et de toute façon, je vous encourage à voir les deux séries) mais le passage d'une société britannique à une société américaine était bien maîtrisé.
Malheureusement, la série américaine, outre la fin je vais y revenir, a eu du mal à tenir sur la longueur, ayant tendance à lorgner parfois sur le modèle tant convoité du cop show classique, et ce notamment dans les épisodes « inédits ». La musique également, se fait moins présente à mesure que la série avance et c'est bien dommage, car extrêmement bien intégrée dans les premiers épisodes. Le titre est lui-même celui de la chanson de David Bowie que Sam est en train d'écouter lorsqu'il a son accident en 2008, avant de se retrouver en 1973.
Le personnage d'Annie a lui aussi reçu un traitement différent dans la série américaine. Première chose, si on considère la durée de vie de la série américaine, elle aura duré à peu près le même nombre d'épisodes que la série britannique. Dans la version britannique, Gene offre à Annie une promotion après qu'elle ait aidé à résoudre une affaire et la nomme inspecteur. Cela vient donc de Gene, et cela montre aussi l'amorce des changements dans la société des années 1970 avec les mouvements de libération des femmes, il devient (plus ou moins) normal pour un homme de promouvoir une femme à un poste important, enfin bref ce détail représentait tout un symbole. Et Annie passait donc la quasi totalité de la deuxième saison britannique comme inspecteur, sur un pied d'égalité avec les autres personnages. Dans la version américaine, il faut attendre deux épisodes avant la fin pour voir Annie demander (je devrais dire quémander) à Gene une promotion et ne l'obtenir qu'à la fin du dernier épisode, comme pour faire un happy end. Donc la situation est la même mais cette fois-ci c'est Annie qui doit le souligner à Gene, lui demander une promotion, Gene prend le temps d'un épisode et demi pour y réfléchir et finalement lui donne. Je sais qu'on est sur ABC m'enfin quand même... Et d'ailleurs, l'autre élément qui me déplaît concernant Annie, parce que tellement classique et cliché, c'est qu'elle devient le love interest de Sam, qui a vite oublié qu'il avait une fiancée en 2008 (d'ailleurs il l'entend lui dire au revoir, c'est bien pratique, et après avoir été triste un demi épisode, se jette sur la première fille qui passe... Pas de chance pour lui, c'est celle de Gene...). Tout ça pour nous finir sur un happy end dégoulinant digne d'une comédie romantique made in... tiens Disney, ça tombe bien.
Mais alors la fin, c'est juste pas possible. Peut-on être aussi premier degré pour prendre le titre de la série au pied de la lettre ? Oui, absolument, là où la série britannique était formidable, avec le retour de Sam à la vie réelle, ses doutes, son inadaptation et son retour vers 1973, la série américaine nous offre une fin risible, très premier degré. Sam, surnommé Spaceman pendant toute la série, est... tenez-vous bien... un astronaute ! Nous sommes en 2035 (on y apprend d'ailleurs que la fille de Barack Obama sera présidente, ah démagogie quand tu nous tiens...) et Sam et son équipage (Chris, Ray, Annie et Gene qui s'avère être son père, ça fait très Star Wars, là, en l'écrivant...) sont en route vers la planète Mars pour aller chercher la « vie sur Mars » et tout cela n'était qu'un rêve... Le coup du rêve c'est tellement facile que quand je l'ai employé dans un devoir de rédaction quand j'avais 12 ans, la prof m'avait dit que j'aurais pu trouver mieux. Je trouve que cette fin, c'est du foutage de gueule, pardon mais c'est dit.

Pour finir sur une note positive, notez que même si la série reste globalement (et surtout avec cette fin, pardon d'insister mais je suis outrée) en dessous de la série britannique, elle reste plaisante à regarder, surtout la première partie de la saison. Je pense que si je suis autant fâchée par cette fin, c'est aussi parce que j'ai aimé la série, j'ai adoré Harvey Keitel en Gene Hunt et j'ai aimé la composition de Jason O'Mara. J'ai aimé cette balade dans le New York de 1973. Et ils n'avaient pas le droit d'y mettre un terme de cette façon.

lundi 9 mars 2009

Edito du 09/03/2009 : Ma vie sur Mars

Cette semaine j'ai enfin achevé le visionage de la superbe série originale Life on Mars. Il faut bien avouer que si j'apprécie le remake américain, la série originale est tout de même plus aboutie, aucun épisode sans parler d'un problème de société en toile de fond, ce qui n'est pas le cas du remake qui, comme toute série américaine ou presque a parfois des épisodes un peu bouche-trous dans lesquels les scénaristes devaient être en vacances et où, même si l'épisode reste plaisant, il ne se passe pas grand chose (comme l'épisode des Simpson de cette semaine par exemple...). Ce qui est dommage, c'est que la version américaine n'ait pas continué sur la bonne voie de l'adaptation qu'elle prenait au départ, en adaptant certains épisodes de la série britannique qui parlaient de problèmes de société typiquement britanniques en gardant la trame de fond mais en adaptant la question de société à la société américaine de 1973. Ils l'ont fait pour 2 ou 3 épisodes et j'avais trouvé cela très bien pensé. Malheureusement, ça n'a pas duré et la série aborde de moins en moins les questions de société, ce qui est bien dommage à mon goût. Bref. Tout ça pour dire que la fin de Life on Mars UK est agréablement originale, sorte de happy end dramatique mais qui est à l'image de la série : non conventionnel et touchant. On verra bien si la version américaine va jusque là, je ne sais pas pourquoi mais si j'avais pu l'espérer au début de sa diffusion, plus ça va et plus j'en doute...

Je suis aussi de plus en plus agréablement surprise par Being Erica, qui, loin d'un Grey's Anatomy par exemple (je sais, les deux séries n'ont rien à voir, mais vous pouvez remplacer Grey's par n'importe quelle série girly), a un regard original, moderne et peu conventionnel sur l'évolution psychologique de son personnage. Elle ne passe pas cinq saisons à se demander si son mec est le bon, ELLE. :)

Et puis autre chose qui mérite d'être signalée, vu que j'étais un peu consternée il y a quelques semaines, Ugly Betty est redevenue drôle. Non, parce que The Young and Restless Ugly Betty ça commençait à bien faire, si on veut regarder un soap, ok, mais personnellement ce n'est pas pour ça que je suis venue à Betty. Donc après une période très 7th Heaven, nous avons le droit de rire à nouveau depuis quelques épisodes. Une nouvelle dynamique s'est formée avec le duo Daniel/Wilhelmina qu'on peut voir désormais en dehors de Mode et pas uniquement dans un affrontement permanent mais plutôt dans un art du compromis qui prête au rire. La fin de l'épisode où Betty découvre enfin (après trois ans passés à Mode, il était temps) que la haute couture est un art est grandiose, avec Christina qui accouche (enfin, justement le jour où j'ai regardé cet épisode, je me disais qu'elle devait avoir le temps de gestation d'un éléphant...) sur le podium, avec des mannequins en guise de paravent pour un peu d'intimité, et Wilhelmina qui brandit l'enfant dans un feu d'artifice telle une Madone était très réussi, grotesque et absurde, ce qui m'a indéniablement rappelé cette phrase d'une journaliste de TFbeurk lors d'une fashion week il y a quelques années : « C'est un peu too much, mais too much couture ! ».

Je terminerai sur une note plus triste, j'en suis désormais persuadée, Carter va mourir. Je ne veux pas, non, pas John ! Et en même temps, comme me le faisait remarquer Jérôme la semaine dernière, c'est logique, la série a débutée sur sa « naissance » comme médecin, il est logique qu'elle s'achève avec sa mort. Et comme Carter est un très bon médecin, sa mort ne peut pas se résumer à sa mort de médecin avec une interdiction d'exercer par exemple. Et surtout, ce serait moins intense dramatiquement, et ce ne serait pas digne d'Urgences. Cette dernière saison est vraiment superbe, chaque épisode qui passe, je n'arrive pas à m'y faire, mais il n'en reste plus que... QUATRE !!!!! Ce décompte est terrible...

mardi 3 mars 2009

Edito du 03/03/2009 : Perdue sur une île avec John Locke

Je tiens à m'excuser par avance, cette semaine mon édito sera court (et en retard de surcroit).

Lost nous a livré un superbe épisode centré sur John Locke, LE personnage clé de la série, celui que tous les autres personnages détestent mais que personnellement je trouve très charismatique et qui est LA raison numéro un pour regarder Lost. Quand on le compare avec la bande de boulets qui a réussi à se tirer de l'île, y'a pas photo, Locke est un héro (et non pas un Heroes, qui nous a livré cette semaine le pire épisode de tous les temps, chiantissime à souhait, il ne s'est rien passé, rien, pas même un micro truc, juste des flashback en noir et blanc qui ne servent à rien toutes les deux secondes et la confirmation que quand les scénaristes de Heroes nous disent qu'ils vont tuer des personnages secondaires pour se recentrer sur l'histoire principale, il ne faut pas les croire... J'exige un retour de Sylar dès aujourd'hui, c'est le seul qui vaut encore la peine.). Par contre, pour ceux qui sont familiers de l'excellente Time Loop Theory, je note une petite incohérence (ou alors c'est moi qui ait mal compris) : comment se fait-il que Locke puisse marcher lorsqu'il quitte l'île ? 

Et puis dans la série des personnages grognons, j'ai trouvé très intéressante la question posée par House cette semaine à savoir House peut-il être un bon médecin sans souffrir ? Au-delà de ne plus être cynique et de commencer à se soucier des autres (ce qui, nous sommes bien d'accord est inadmissible pour un personnage de la trempe de House), ne plus souffrir de sa jambe empêcherait-il House de soigner correctement ses patients ? Et donc, la douleur le rend-elle meilleur (à tous les points de vue) : je dis un grand oui, rendez-lui son Vicodin et que ça saute ! 

Rapidement pour finir, la bonne blague de la semaine, ce sera tout de même le grand retour pathétique de Fred Dalton Thomson à la télévision après sa flamboyante (hum, hum) campagne aux présidentielles américaine. Donc après avoir joué le procureur dans L&O, il joue le chef de la police dans Life on Mars... Personnellement, je n'ai pas vu la différence... Life on Mars qui va d'ailleurs s'arrêter, ce qui est peu étonnant au vu des audiences, espérons qu'ils nous réservent au moins un bon final. J'aurais de toute façon l'occasion d'en reparler.

lundi 9 février 2009

Edito du 09/02/2009 : Quand ER fait ses premiers adieux...

Cette semaine, j'ai enfin eu droit à la résolution de mon cliffhanger de Life on Mars US. Bon enfin ce n'était pas vraiment une résolution puisqu'elle a posé d'autres questions mais cet épisode avait au moins la bonne idée d'approfondir la mythologie de la série, qui a l'air de partir dans une autre direction que celle de la série britannique dont je n'ai vu que la première saison mais qui n'avait pas l'air de partir dans ce sens-là. C'est donc une bonne nouvelle, pas que je n'aimais pas la direction dans laquelle partait la série britannique, mais plutôt parce que je n'ai jamais vraiment compris l'intérêt des remakes copiés collés sur l'original. Il me semble plus intéressant d'adapter, de s'inspirer que de copier. Et en plus dans l'épisode de cette semaine, Eric Balfour était en guest, alors j'étais ravie !
Sinon dans la famille Life on Mars, je voudrais Urgences qui fait du Life on Mars. L'épisode de cette semaine voyait le retour du Dr Morgenstern dans un épisode centré sur un patient qui semble bloqué dans les années 1970 (d'où des moments très Life on Mars) et dont on apprend que c'est en fait un ancien médecin du Cook County et qu'il a contribué aux développements de l'hôpital et à ses programmes universitaires. En assistant à la mort de ce patient qui a « créé » les urgences du County telles que nous les connaissons aujourd'hui, c'était comme un premier adieu à la série, j'ai trouvé que c'était une belle métaphore de ce qui nous attend le 2 avril prochain (déjà?). Voici une petite illustration des urgences vues par ce patient un peu spécial :


Je voulais aussi revenir sur ce que j'avais dit à propos de CSI il y a deux semaines et du départ de Grissom qui signait pour moi le début de la fin de la série. Je trouve que le « nouveau » est intégré de façon intéressante. Non seulement il ne prends pas la place de Grissom puisque c'est Catherine Willows qui reprend le poste (ce qui administrativement est plus normal mais je pensais que Lawrence Fishburne allait juste remplacer Grissom, en tout cas, c'est comme ça qu'on nous l'avait présenté), mais en plus on le voit avoir du mal à s'acclimater au monde de la police scientifique. Il ne sait pas trop comment faire, on le voit rester au labo pour s'entraîner à relever les empreintes digitales, j'ai trouvé ça bien vu. Dans les autres CSI, on aurait plutôt eu droit au type qui arrive de nulle part, qui fait un changement de carrière radicale mais qui est déjà au fait de tout ce qu'il faut savoir sur la police scientifique, et qui aurait déjà pu sortir ses phrases choc avant le générique de chaque épisode (ce qui est quand même un plagiat de la technique Lenny Briscoe dans Law & Order, Bruckheimer n'a rien inventé...). Je suis donc pour l'instant assez agréablement surprise de l'intégration de ce nouveau personnage, à voir pour la suite, quand il aura pris de l'assurance.

En bref cette semaine, c'était le grand retour du réservoir dans Fringe, celui qui permet à Olivia Dunham de se plonger littéralement dans les souvenirs de son défunt ex. Rien d'extraordinaire à cela si ce n'est de pourvoir remarquer qu'au FBI, la paie ne doit pas être terrible puisqu'en plus de porter le même tailleur pantalon toutes les semaines, ne pas pouvoir se payer un coiffeur digne de ce nom (le casque plat sur la tête ce n'est pas très beau...), l'agent Dunham n'a visiblement qu'une seule paire de sous-vêtements (à moins que ce soit ceux qu'elle utilise exclusivement pour se plonger dans ce réservoir...). Donc peut-être devrions-nous lancer une collecte de fonds, un Olivia-ton (non pas thon) pour qu'elle puisse au moins se changer une fois de temps en temps, ce sera moins pénible pour ses collègues de travail !
Je voulais aussi vite fait souligner le fait que Tara (de United States of Tara pour ceux qui ont du mal à suivre...) accepte bien le fait que son fils soit gay et n'en fait pas tout un plat, c'est tellement rare dans les fictions que ça fait du bien et ça me fait penser encore plus de bien de cette série.
J'ai eu aussi droit à une piqûre de rappel, un petit cross-over entre Grey's Anatomy et Private Practice, ça tombe mal, je suis un peu en retard dans Private Practice... Je sais ce qu'il me reste à faire la semaine prochaine !

lundi 2 février 2009

Edito du 02/02/2009

Cette semaine, c'était le grand retour de Life on Mars US. Après deux mois d'attente, j'allais enfin voir la résolution du cliffhanger du mois de novembre. Pour rappel, Sam se rendait dans une maison abandonnée, le téléphone sonne, il décroche, une voix lui dit de descendre à la cave et fini. Donc pendant deux mois, je me suis demandée ce qu'il y avait dans cette cave, qui était le type au téléphone, enfin bon, vous connaissez le principe des clihhangers. Donc je m'installe tranquillement devant mon épisode de Life on Mars US, l'intro démarre, rien sur le cliffhanger, pas grave, ça arrive, on va peut-être en reparler tout de suite. L'histoire commencée dans l'intro continue, 10 minutes, 20 minutes, bon ça arrive cette résolution de mon cliffhanger ? Il a vu quoi dans sa cave ? En tout cas, ça n'a pas l'air de l'avoir marqué on dirait... 30 minutes, 40 minutes, bon faudrait vous dépêcher les mecs, il ne reste plus que 3 minutes... Fin de l'épisode. ET MA RESOLUTION DE CLIFFHANGER, ELLE EST OU ???? Je me précipite sur mon meilleur ami Grosgueule, aurais-je loupé la diffusion d'un épisode ? Après vérifications, il s'avère que ABC et TFbeurk, même combat, on diffuse les épisodes dans le désordre parce qu'on pense que c'est mieux pour le téléspectateur... Non mais tu sais ce qu'il te dit, ABC, le téléspectateur ? Non content d'annuler Pushing Daisies, d'être à deux doigts d'annuler Samantha Who, de repousser la diffusion d'Ugly Betty au mois de juin, maintenant en plus on doit voir les épisodes dans le désordre ? Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr...
Heureusement qu'il y avait d'autres choses bien cette semaine. Comme l'arrivée d'Alice, le dernier alter ego de Tara dans United States of Tara. Je persiste et signe, cette série est un drama. On peut aussi rire et sourire aussi dans un drama, mais disons que pour moi dans cette série les éléments dramatiques sont plus forts que les éléments comiques. Nous avons donc fait la connaissance d'Alice cette semaine, et visiblement je ne suis pas la seule à avoir remarqué la ressemblance avec le personnage joué par Toni Colette dans le film The Hours. Ménagère (mégère ?) des années 1950 dans toute sa splendeur, elle semble le personnage le plus difficile à supporter pour la famille, et comme je les comprends ! La scène où Alice essaie de laver la bouche de sa fille au savon parce qu'elle l'avait provoquée est d'une intensité dramatique énorme. La seule chose qui manque à cette série est son manque de musique d'ambiance, mais peut-être est-ce voulu pour donner un aspect plus « réaliste ». Enfin moi qui suis sensible à la musique, ça me dérange un peu.
Je voulais souligner le fait que dans le dernier épisode de House M.D., on voit Cuddy avoir des difficultés avec son "instinct maternel" , pour une fois qu'on ne nous montre pas une femme totalement épanouie, ne vivant plus que par "l'enfant", ça fait du bien (et c'est sûrement plus proche de la réalité aussi...).
Et puis avant de passer aux news, je me dois de parler des requêtes effectuées à mon ami Grosgueule. Maintenant que The C-View a quelques mois d'existence, les requêtes qui mènent à mon site sont un peu plus variées que « regarder 90210 », « streaming 90210 » et autres horreurs du genre. Ces dernières semaines, il y a tout d'abord eu un phénomène gérontophile très présent (peut-être était-ce l'effet Noël, la barbe blanche tout ça...) avec des requêtes comme « voir Kathryn Erbe nue » ou « Jane Kaczmarek nue ». Et puis il y a aussi ceux qui trouvent que « Shanen Doherty a mal vieilli », et qui ont probablement abandonné l'idée de la voir nue, elle aussi. Sans parler du pervers qui veut voir une fille « rejoindre son frère sous la douche ». Et puis il y a les requêtes impossibles. Je veux que se dénoncent sur-le-champ les personnes qui veulent « visionner l'épisode de plus belle la vie du mardi 20 janvier » et savoir qui sont les « guests stars musique de walker texas ranger épisode du 25 janvier 2009 » ! Mais au milieu de ces immondices, une requête, comme un rayon de soleil (ou peut-être dois-je m'en inquiéter s'il s'agit des mêmes individus qui ont tapé les requêtes précédentes...), un « fan de freescully ». Qu'est-ce qui se passe, vous voulez me vouer un culte, me créer une page sur Facebook, afficher le magnifique portrait de mon chat en fond d'écran ?
Sinon en bref cette semaine, attention, attention, Shonda Rhimes va encore sévir sur ABC l'année prochaine avec une nouvelle série, totalement nouvelle et inédite sur le monde des journalistes télé. Donc on devrait avoir une femme en personnage principal, qui a un patron genre vieux beau qui émoustille les jeunes filles en fleur, avec lequel elle va avoir une histoire d'amour compliquée, il y aura aussi l'assistant/le présentateur météo un peu niais, une journaliste délurée qui sera la meilleure amie du rôle principal et tout ce petit monde se réunira tous les soirs au bar pour écouter Vonda Shepard (pardon je m'égare...). Je crois que je vais le coder moi-même mon jeu vidéo de combat pour pouvoir baffer Shonda...

mercredi 28 janvier 2009

Pilote : Trust Me

Hier, nous étions face à des menteurs, aujourd'hui ils nous demandent de les croire...

Petit rappel des faits : Un gros client d'une agence de pub de Chicago manque d'annuler son contrat quand le directeur de l'équipe de création décède d'une crise cardiaque. Mason est promus à sa place, ce qui ne plait pas beaucoup à Conner, son partenaire créatif depuis sept ans...

Contrairement à la review précédente, il ne me sera pas difficile de ne pas faire de comparatif (avec Mad Men pour ne pas la citer) puisque je n'ai pas vu la série avec laquelle Trust Me pourrait être comparée (oui, je sais, c'est mal)... On peut donc dire que je partais sans à-priori.
La relation entre Mason et Conner est au centre de ce pilote, et probablement de la série. Le duo fonctionne plutôt bien mais ne laisse pas beaucoup de place aux autres, en particulier à la nouvelle venue dans l'agence de pub, Sarah Krajicek-Hunter, qui mérite pourtant qu'on s'y intéresse et qui pourrait bien apporter un peu d'inattendu dans ce duo qui se connait par coeur. Par contre, par pitié, évitons le love interest, ça n'aurait aucun intérêt de les voir se battre pour elle, si ce n'est de dissoudre tout doute sur leur homosexualité (oh, ça va, hein, même eux y font allusion à la fin, à force de dire « c'est mon partenaire depuis sept ans »...), ce dont on se fiche royalement (et après tout s'ils l'étaient, pour une fois qu'on ne rentrerait pas dans le cliché gay, ce serait plus intéressant).
J'ai beaucoup aimé la présentation des différentes campagnes de pub pour le client, ce sont d'ailleurs les scènes les plus drôles. Par contre, si je trouve amusant le fait d'inscrire sur l'écran le nom et le poste de chaque personnage lors de leur première apparition, ça m'a un peu perdue, parce que moi entre le creative director, l'account manager et le creative art director, etc. j'ai un peu de mal à savoir exactement en quoi consiste leur job... J'ai bien aimé le fait qu'on ne voit jamais le visage de la PDG de la boîte de pub, ça lui donne un petit côté Charlie et ses anges de la pub...

Mention spéciale à Jason O'Mara, qui nous donne une prestation courte mais très bonne du patron absolument imbuvable, qui crie sur tout le monde, mais qui est bon dans ce qu'il fait, donc intouchable. On en arrive à regretter qu'il meurt au bout de 10 minutes, son personnage aurait été un élément comique absolument hilarant. Mais bon, tant mieux comme ça il peut retourner à Life on Mars US (à ce propos messieurs de ABC, ça fait un peu longtemps que j'attends la suite, c'est pour quand la reprise ?). Par contre, doit-on comprendre par la présence de Tim Russ dans un rôle récurrent que c'est la fin de Samantha Who (qui a déjà été quasiment virée de la grille) ?

Verdict ? Trust Me se laisse regarder sans problème, mais je n'ai pas accroché plus que ça. 

Bonus : Un énorme cookie (à la banane cette fois) à celui ou celle qui arrive à reconnaître qui se cache derrière ces lunettes de soleil (sans tricher)... Personnellement, je ne l'ai reconnue qu'après avoir jeté un oeil sur le casting... Pourtant, elle en a fait baver à l'homme qui passe sa vie à sauver les Etats-Unis...

samedi 15 novembre 2008

Collision ratée

Quoi de mieux pour soigner une gueule de bois que de regarder un pilote ? Ca tombe bien, il m’en reste encore quelques uns sous la main, j’ai donc décidé de regarder celui de Crash. Est-ce le reste des bulles de champagne dans mon sang ou la fadeur du pilote, quoi qu’il en soit, je n’ai pas grand-chose à en dire si ce n’est que c’est raté. Je n’ai pas vu le film dont la série est l’adaptation, je ne peux donc pas faire de comparaison. Par contre j’ai vu d’autres films reprenant le principe des destins croisés (dont le magnifique Short Cuts de Robert Altman) et si l’idée de départ est bonne, elle peut vite entraîner le spectateur sur la pente glissante de l’ennui si les personnages et leurs histoires n’ont aucun intérêt. Et c’est exactement le cas ici. En plus d’être absolument caricaturaux, les personnages sont dotés d’histoires sans grand intérêt, en tout cas pas dans le pilote. Mais bon, ok, je veux bien, une série, ce n’est pas comme un film, ça dure plus longtemps, il faut donc laisser les histoires s’installer mais pour ça il faudrait déjà que le pilote suscite un quelconque intérêt dans l’histoire pour qu’on y revienne. Et vous l’aurez compris, ce n’est pas le cas ici. Nous suivons donc l’amorce des histoires d’un producteur de musique complètement à la masse (si on voit bien le personnage, on ne sait pas grand-chose de son histoire, genre où va-t-il, que veut-il, à part trouver un nouveau chauffeur, ce qui est fait dans ce pilote), d’un flic libidineux et de son équipière qui couche avec l’inspecteur véreux visiblement spécialiste du quartier coréen de Los Angeles, d’un Coréen justement qui veut se sortir de son ghetto (parce que lui c’est le gentil ambulancier qui cherche la rédemption alors que ses amis cherchent à le refaire plonger dans l’enfer de la rue, non ce n’est pas cliché du tout) et d’une hockey mom dont le père et le mari ne se supportent pas (et on n’en sait visiblement pas plus, il n’y a pas vraiment d’enjeu ici non plus). On se doute bien que tous ces personnages vont finir par se croiser et que leurs histoires vont s’entremêler (enfin j’espère parce que c’est un peu le but, non ?), le problème c’est qu’on ne voit pas bien comment (vous me direz, c’est peut-être aussi le principe). Bref, vous l’aurez compris, ce pilote ne m’a pas franchement convaincue, non pas que l’idée de départ des destins croisés soit mauvaise, bien au contraire, mais il n’arrive pas à l’exploiter correctement et on se perd dans la présentation, du coup trop succincte pour qu’on s’y intéresse, de personnages vus, revus, et bourrés de clichés. Ah, et le coup de la vaseline constante sur l’objectif de la caméra, c’est fait exprès pour faire du flou artistique ou je dois arrêter le champagne ?
Il semblerait que mettre à l’écran des stars de cinéma dans des rôles récurrents à la télévision soit à la mode cette année, malheureusement pour Dennis Hopper, son expérience télévisuelle n’est pas aussi réussie que celle d’Harvey Keitel dans Life on Mars.

jeudi 6 novembre 2008

Cher père Noël...

... j'ai été très sage (hum, hum) cette année. Aussi, je me permets de te faire part de certaines idées pour récompenser cette immense sagesse (qui a rigolé, là ?) et satisfaire ma téléphagie par la même occasion...

* Carnivàle saison 2
* Dead like me saison 1 et saison 2
* Le coffret de l'intégrale de Oz
* Le coffret de l'intégrale de The West Wing (il faut aussi penser à Doudou)
* Les Simpson à partir de la saison 5
* L'intégrale de Life on Mars
* Roseanne saison 1
* L'intégrale de Six Feet Under
* L'intégrale de Rome
* Pendant qu'on est dans les intégrales, je reverrais bien Ally McBeal...

Mais ça fait un paquet de coffrets d'intégrales en fait... C'est le problème en fait, quand on a acheté toutes les saisons au fur et à mesure, un jour, on passe à la Fnac et là, il y a un magnifique coffret de l'intégrale de la série qui nous fait les yeux doux...
Alors mon cher père Noël, je sais que c'est la crise, tout ça, que tu as sûrement dû licencier plein de petits lutins et qu'il te sera difficile de contracter un emprunt à la banque pour assurer la satisfaction de toutes mes envies dvd (la liste ci-dessus n'étant d'ailleurs pas exhaustive...), mais bon, j'ai été très, très sage tu sais (hum, hum)...

samedi 25 octobre 2008

Le choc des cultures

Après mes mésaventures dans l'univers de Crusoe, il me fallait bien terminer la soirée sur une note un peu différente. Et c'est avec plaisir que j'ai découvert le pilote du remake américain de Life on Mars. Alors là, je dois vous avouer que je débarque dans l'inconnu, un peu comme Sam Tyler, puisque je n'ai pas vu la version anglaise originale. L'idée de départ est classique, le voyage dans le temps, on connaît, il y avait Journeyman l'année dernière, et Code Quantum bien avant. Mais j'ai trouvé la série bien ficelée et ce qui m'a le plus interpellée, c'est le choc des cultures entre Sam et son environnement. On le voit assez bien dans les séries policières (mais surtout judiciaires comme la franchise Law & Order), les méthodes d'interrogatoire, de perquisition ou d'arrestation de 2008 sont très encadrées et voir un Sam rester sans voix devant les méthodes de Hunt (quel plaisir de voir Harvey Keitel dans ce rôle !), qui ne sont pas sans rappeler celles d'un certain Vic McKey, est très drôle. La découverte du New York des années 1970 est aussi bien vue, avec évidemment les Twin Towers qui surplombent la ville, mais aussi les difficultés de compréhension entre Sam et les autres personnages de par les expressions et mots utilisés, à tel point parfois que Sam pourrait se demander s'il n'est pas dans un autre pays. Et la musique, quel régal ! J'ai trouvé que la comparaison implicite des deux univers était très intéressante et j'espère que la série continuera le parallèle, car c'est ce qui fait qu'elle est plus qu'une simple série policière. 

Tiens, ça m'a donné envie de découvrir la série originale, ça donne quoi Manchester dans les années 1970 ?