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mardi 17 novembre 2009

Mettre de l'eau dans son bon vin

Quand je fais le bilan de cette rentrée 2009, je me rends compte que finalement pas grand chose de bon n'en est sorti. Vous avez pu le lire sur ce blog, j'ai été critique sur les trois-quart des pilotes de cette rentrée et pour les séries avec lesquelles j'ai décidé de faire un petit bout de chemin, je m'interroge sur la pertinence de certaines dans leur format (je pense en particulier à V et Flash Forward). En effet, j'étais parmi les plus enthousiastes à la vue du pilote de Flash Forward, mais il faut bien dire qu'aujourd'hui, je n'ai plus le même avis. Le problème n'est pas vraiment l'histoire en elle-même mais l'étirement de celle-ci qui finit par devenir d'un ennui mortel parce que plus rien ne s'y passe. Et si finalement le problème était le format « saison(s) de 24 épisodes » ?
L'avantage d'une saison de 24 épisodes (en mode diffusion américaine), c'est qu'elle dure toute l'année (année de diffusion j'entends, allant de septembre/octobre à mai avec des pauses). Le problème c'est qu'il faut faire preuve d'une productivité et d'une créativité folle pour produire 24 épisodes sur une saison sans tomber dans l'ennui (sans compter la frilosité des chaîne lorsqu'il s'agit de faire preuve d'audace ou d'ambition). Pour certains types de série, ce format fonctionne très bien. Toutes les séries fonctionnant sur un format d'épisodes « stand alone » s'accommodent très bien de 24 épisodes par saison, je pense en particulier aux séries de CBS policières. Les séries à vocation soapesques comme Desperate Housewives ou Grey's Anatomy aussi. Après tout, elles ne sont que des ersatz améliorés des soaps quotidiens : des histoires souvent abracadabrantes entre un petit groupe de personnages dans un lieu restreint.
Mais lorsqu'il s'agit d'une histoire particulière qui tente de raconter quelque chose et qui n'a à priori pas de vocation soapesque, le format « saison(s) de 24 épisodes » n'est selon moi pas adapté du tout.
Le concept est souvent prometteur, intéressant, mais la série s'enlise dans des histoires secondaires (j'ai presque envie d'ajouter soapesques) inutiles au propos et qui ne sont là que pour étirer la série parce que la chaîne a commandé plus d'épisodes. Lost en est un exemple flagrant, si la série avait été une mini-série de 13 épisodes au lieu d'une série de 6 saisons de 24 épisodes (et un peu moins pour les dernières), elle aurait sûrement un plus bel aura qu'aujourd'hui et elle aurait été bien meilleure. J'y reviendrai cette semaine mais après le visionnage du pilote du Prisonnier version 2009 hier, je n'aurais probablement pas été plus loin s'il avait été question d'une série de 24 épisodes à prolonger sur plusieurs saisons. La série étant une mini-série de 6 épisodes, je vais aller jusqu'au bout en me disant que la suite est peut-être plus poussée, qu'ils ont peut-être des choses à dire (même si ce n'est pas parti pour être le cas > à ce sujet, j'en reparlerai cette semaine concernant le Prisonier mais je vous renvoie à l'article de lady sur V). Par contre, V se met en pause la semaine prochaine et quand ABC va m'asséner de promos en mars 2010 pour me dire « hey, freescully, ça y est l'hiver est fini, les JO sont passés, on a plus peur de faire un bide d'audience avec nos séries inédites, regarde, on a remis V à l'antenne ! », ben c'est pas sûr que j'y revienne. En tout cas, depuis l'épisode 2, ils font tout pour que je ne revienne pas. Et concernant Flash Forward, j'ai de plus en plus envie de lire le livre dont la série est tirée pour savoir le pourquoi du comment du Flash Forward plutôt que de continuer à m'infliger les apitoiements des personnages de la série sur leur sort.
Et le problème des séries dont le concept n'est pas fait pour durer mais qui, à la demande des networks, doivent s'étirer en longueur n'est pas nouveau, j'ai pu le constater la semaine dernière avec le visionnage de l'intégrale du Prisonnier (version originale de 1967 dont je reparlerai aussi cette semaine), série initialement conçue pour 7 épisodes mais qui a dû meubler 10 épisodes de plus à la demande de CBS pour une diffusion aux États-Unis. Et franchement dans le lot des 10 épisodes pour meubler, on sent vraiment le meublage massif pour certains...
Sans compter qu'il suffit d'un rapide tour d'horizon de la télévision américaine pour se rendre compte que les meilleures séries sont diffusées sur le câble sont dans des formats de 13 épisodes par saison.
Alors au final quel intérêt? Ne vaut-il pas mieux miser sur des mini-séries ambitieuses, qui non seulement rehausserait l'image de la chaîne qui les commande, mais en plus permettrait de doper ponctuellement les audiences dans une programmation événementielle ? (ça c'est pour faire l'avocat du diable) Et puis au niveau de la qualité, ne vaut-il mieux pas se concentrer sur l'essentiel, le développer dans une bonne mesure et dans des limites précises (si on sait combien de temps exactement on a pour développer quelque chose, on ne se perd pas dans des détails inutiles) quitte à (oh, est-ce que j'ose ?) stimuler l'imagination du spectateur en laissant des zones d'ombres que chacun est libre d'interpréter comme il souhaite ?
Non, allez freescully, arrête de rêver, la télé, c'est bon qu'à vendre du temps de cerveau disponible pour les pubs. Mais bon, parfois, je me dis que diluer un bon cru avec de l'eau, c'est quand même dommage, surtout quand c'est pour vendre du coca.

jeudi 24 septembre 2009

Pilote : Mercy



Petit rappel des faits : Veronica revient d'Irak et reprend son ancien job d'infirmière à l'hôpital Mercy.

On l'a dit et répété, avec la fin d'Urgences la saison dernière, l'année 2009-2010 sera médicale. Et il semble aussi que les nouveaux héros de l'hôpital ne soient plus les médecins, mais bien les infirmières.
Et je tiens aussi à remarquer le cruel manque d'imagination des scénaristes cette année, car oui, Mercy est encore un mélange d'idées déjà vues ailleurs...
L'expérience a pourtant bien commencé. On voit Veronica qui prend son café dans sa cuisine, la radio qui parle de soldats blessés en Irak, elle s'approche tranquillement de la fenêtre et boum (c'est le cas de le dire), première surprise. On voit ensuite Veronica au café cette -fois-ci (comme toute personne travaillant dans un hôpital, elle se doit de consommer au minimum 4 litres et demi de café par jour, elle fait donc plusieurs pauses café sur le chemin du boulot...) et là deuxième surprise (vous avez remarquez comme je spoile pas trop, hein ?), suivie d'un peu d'action sur place puis aux urgences, jusque là tout va bien, on rentre tout de suite dans le vif du sujet : Veronica est une infirmière rebelle, elle se croit encore en Irak, elle prend trop d'initiatives, ce qui déplaît aux médecins. Et puis on arrive à la scène de présentation de ses collègue de la mafia des infirmières : la superbe Sonia qui affiche son assurance dans les couloirs de l'hôpital (et qui est la BFF de Veronica), un clone de Momo, l'infirmier gay de Nurse Jackie, et (autre transfuge de personnage de Nurse Jackie) la nouvelle infirmière Chloe, qui ressemble étrangement au personnage de Zoey dans Nurse Jackie (et en l'écrivant je me rend même compte que les noms sont carrément les mêmes ou presque). Donc après les moqueries d'usage sur Chloe et son innocence, on remarque quand même au passage la ressemblance avec le discours d'HawthoRNe : les infirmières dirigent secrètement l'hôpital, les médecins sont des cons incompétents et les super nurses sont un peu comme des super héros (d'ailleurs Veronica est allée faire la guerre en Irak et elle est revenue sans aucune égratignure ou ongle cassé, c'est pour dire). C'est à partir de là qu'entre en scène la touche d'humour, d'abord avec l'ex-mais-en-fait-non de Veronica, mais aussi la famille de cette dernière (les parents complètement alcooliques et le frère, dont la seule scène était plutôt efficace).
Jusque là tout va plutôt bien, j'envisage même de suivre la série à long terme, je me dis que c'est finalement assez efficace, même si ça rappelle d'autres choses, bon on peut corriger la trajectoire, d'ailleurs Chloe est déjà un peu moins comme Zoey, Veronica semble avoir des failles, elle n'est donc pas aussi invincible que super nurse Hawthorne.
Et là d'un seul coup, je ne sais pas ce qui s'est passé, le docteur Mamour/McDreamy a débarqué et c'est devenu Grey's Anatomy. Et le problème c'est que c'est resté une version NBC de Grey's Anatomy jusqu'à la fin. À partir du moment où James Tupper débarque (fringué comme un sac, gras du bide et mal rasé, vraiment top sexy en plus), c'est du Grey's Anatomy dans sa plus grande splendeur. Des intrigues amoureuses en veux-tu, en voilà, du pathos avec les patients pour faire pleurer dans les chaumières, le tout saupoudré d'une touche comique version gros sabots.
Et c'est comme ça tout du long. Et Veronica, prise au piège dans son triangle amoureux, devient aussi désespérante qu'une Meredith Grey en pleine crise existentielle. Évidemment que si on est nouveau dans le monde merveilleux de la télévision, ça se laisse regarder, mais bon, si je veux regarder Grey's Anatomy, je regarde Grey's Anatomy, pas une pâle copie qui ne s'assume pas. Et ça m'énerve d'autant plus qu'en lançant le pilote, je me disais que je n'allais pas aimer parce que bon, je suis encore en période de deuil d'Urgences et qu'il faudrait vraiment que ce soit exceptionnel pour que je m'y attache ne serais-ce qu'un peu, et puis pendant les quinze premières minutes j'y ai cru. Même si ça avait des ressemblances et des défauts, c'est un pilote, ce n'est pas parfait mais il y avait du potentiel. Et tout gâcher comme ça, par un changement de cap vers le monde merveilleux et sirupeux du Seattle Grace en détruisant tout espoir d'amélioration, c'est méchant. Shame on you, NBC !

Verdict ? Qu'on s'inspire d'une série pour en créer une autre passe encore, mais qu'on copie grossièrement non pas une mais quatre séries, c'est du foutage de gueule. Mercy cherche juste à surfer sur la vague des séries médicales qui cherchent à remplacer Urgences, en piochant les tendances là où ça marche. Je suis désolée, mais ce genre d'imposture, ça ne marche pas avec moi.

mardi 12 mai 2009

TF1, France 2, le CSA et le respect des œuvres

Je vois sur cette news qu'hier, lors de la diffusion du premier épisode de Brothers & Sisters, que TF1 avait décidé de garder au chaud pendant 3 ans, ces chers programmateurs ont décidé qu'ils devaient absolument couper les 3 premières minutes de l'épisode. Pour être tout à fait honnête, je ne m'étais pas rendue compte que quelque chose manquait, mais pour avoir vu les minutes coupées en question ce matin après recherches, je suis plus que mitigée sur la décision de coupure faite par TF1. Si on reprend leur excuse, cela était pour répondre à des « questions de calibrage à l'antenne » (comprenez : « on a vendu plus de pubs qu'on avait d'espace pub, vous aurez donc 3 minutes de pub supplémentaires et 3 minutes de série en moins ») mais heureusement, comme ils sont respectueux de leurs téléspectateurs (hum, hum), ils ont bien veillé à « respecter scrupuleusement la compréhension générale de l'intrigue ». C'est là que je tique. Alors oui, l'absence de la scène en question ne m'a pas empêché de comprendre l'épisode. Bon, en même temps « l'intrigue » de l'épisode peut être résumée en deux phrases : Kitty est journaliste à New York et retourne à Los Angeles pour un nouveau job. Elle y retrouve sa famille et notamment sa mère avec laquelle elle est en conflit. Je fais court mais en gros l'intrigue c'est ça. TF1 a raison, la scène qu'ils ont coupée n'est pas indispensable à la compréhension de l'intrigue. Mais le problème c'est qu'une série comme Brothers & Sisters repose avant tout sur les relations entre les personnages, et pas uniquement sur l'intrigue scénaristique qui n'est là que pour une chose : explorer les relations entre les personnages. Dans le fond, on s'en fout de savoir si Kitty va accepter son nouveau job (de toute façon on s'en doute bien, vu que sinon y'à plus de série), ce qui est intéressant ici c'est de comprendre et d'observer la dynamique de la famille. Et en ça, la scène coupée par TF1 était importante. On y voyait Kitty au téléphone avec ses frères et sa sœur et cela mettait en place dès le début les relations qu'ils entretiennent. Je comprends que TF1 est une chaine privée qui tire ses revenus de la pub et je n'ai rien contre une coupure pub avant, pendant ou après un programme. Mais s'ils ont besoin d'un programme de 30 minutes, au lieu de couper un programme de 45 minutes pour qu'il en fasse 36, pourquoi ne pas passer une série de 25 minutes avec 10 minutes de pub supplémentaire ? Tout bénef pour eux, et au moins, les téléspectateurs auront une image un peu moins mauvaise de leur chaîne. Non parce que si on suit leur logique à TF1, à savoir que tout ce qui n'est pas essentiel pour comprendre l'intrigue est superficiel et peut donc être coupé, alors à quoi bon lire un livre de 500 pages quand on peut très bien lire un résumé de 30 lignes ? Pourquoi perdre 1h45 devant un film qu'on peut résumer en 5 minutes ? Pourquoi regarder TF1 alors qu'on pourrait regarder un DVD ?

Malheureusement tout ceci n'est pas nouveau. Et si pour l'incident d'hier, on peut parler de coupure, en revanche parfois il est bien question de censure. TF1 est d'ailleurs bien connue pour cela. Mais je me souviens plus particulièrement d'une histoire de censure sur France 2, avec un épisode d'Urgences. La chaîne avait unilatéralement décidé de couper la fin d'une scène parce que jugée trop choquante, ce qui du coup, changeait toute l'histoire. L'intrigue en question mettait en scène une adolescente qui arrivait aux urgences avec tous les signes apparents d'un viol. Vers la fin de l'épisode, après avoir eu des doutes, le Dr Corday avait une explication avec la jeune fille, qui finissait par s'énerver que Corday puisse mettre sa parole en doute. Pour France 2, la scène s'arrêtait là. En fait, la jeune fille finit par avouer qu'il ne s'agit effectivement pas d'un viol puisqu'elle a volontairement pris de la drogue avant de se livrer à une partie de jambes en l'air violente avec son petit ami parce qu'il n'y avait que comme ça qu'elle prenait son pied. France 2 s'était vaguement excusé mais ils ne voulaient pas choquer les téléspectateurs. A toutes ces chaînes qui ne veulent pas choquer, je leur suggère de diffuser les Bisounours toute la journée, là au moins, ils seront sûrs de ne choquer personne, sauf les esprits tordus comme le mien qui regardent ça au second degré.

Entre les coupures comme celle que TF1 a faite hier, les censures comme celles que TF1 (encore elle) fait régulièrement dans Grey's Anatomy ou dans les dialogues de House pour soi-disant ne pas choquer la ménagère (et encore, même quand ils sont édulcorés, ça la choque quand même) ou celles de France 2 qui, sous prétexte de vouloir essayer de faire un peu d'audience avec Urgences décide de programmer en access prime time une série prévue pour un créneau horaire de 3ème partie de soirée aux USA (ce qui se termine par des coupures interminables dans les scènes parce qu'on ne peut pas montrer une seule goute de sang à cette heure-là), ou encore les déprogrammations sauvages dès que la série ne remplit pas ses objectifs d'audiences intenables, j'en suis arrivée à la conclusion depuis un moment déjà qu'il valait mieux attendre tranquillement la sortie du DVD (si on veut rester dans la légalité, hein, sinon y'à d'autres moyens...) pour pouvoir regarder une série dans l'ordre, sans coupure/censure et en VO. Et même en procédant ainsi, on n'est pas à l'abri. Par exemple il est de notoriété publique que la BBC formate les épisodes de ses séries à 45 minutes au lieu de 55 pour le reste de l'Europe. Warner a aussi unilatéralement décidé de couper certains épisodes de Friends à l'époque pour sa diffusion en Europe (ayant vu les épisodes dans leur version intégrale et dans leur version coupée, je n'ai pas vraiment compris pourquoi ils avaient été coupés, à part pour perturber le téléspectateur puisque blagues faisant référence à une scène au préalable coupée ne veulent du coup plus rien dire...).

J'en ai marre que les chaînes et le CSA décident ce qui est bon pour moi, de ce que je dois regarder et à quelle heure. J'en ai marre du diktat des parents laxistes qui ne sont pas capables de coucher leurs mômes à des heures décentes au lieu de les laisser devant la télé toute la soirée. Je n'ai jamais aimé les radicaux, mais je commence à comprendre les gens qui font la grève de la télé, ça devient vraiment pénible.

mercredi 15 avril 2009

N'en jetez plus...

C'est bien connu, les séries télé, ça marche alors on sort un jeu, comme ça on va pouvoir traire la vache à lait retrouver l'univers de la série dans un jeu vidéo. Après Les Experts, Law & Order ou plus récemment Grey's Anatomy (Shonda Rhimes adorant jouer à la Wii...), le prochain sur la liste est... Dr House !
On pourrait imaginer un jeu qui mette à l'épreuve nos connaissances médicales sommaires pour diagnostiquer un lupus (puisque ça n'en est jamais un), mais manque de chance le studio qui va adapter la série sur PC et DS (déjà ça commence mal) n'est pas Ubisoft qui avait réussi un jeu plus que potable tiré de la série des Experts mais bien... Mindscape, le développeur véreux qui développe des jeux à la va-vite dans le seul but de surfer sur le succès du moment. Rappelons tout de même que Mindscape a à son actif de fantastiques (sic) jeux tels que Koh Lanta, Fort Boyard, Bienvenue chez les Cht'is, et même une version Ds de Plus Belle la laïfe !

Il faudra sûrement une bonne dose de Vicodin pour y jouer...

lundi 23 mars 2009

Edito du 23/03/2009 : La fin approche...

Cette semaine a été marquée par le départ de Neela dans Urgences. Cet épisode était centré sur son départ, et rappelait sur de nombreux points l'épisode du départ d'Abby un peu plus tôt au cours de la saison. Nous avons donc revu le désormais célèbre Hall of Fame des anciens médecins (avec la plaque cassée de Lucy...) sur lequel Neela a déposé sa plaque, sous l'oeil ému de Hailey. Pour préparer la fête du départ de Neela, Frank a usé de tous les clichés indiens (n'ayant visiblement pas compris, comme lui as fait remarqué Sam, que Neela était Anglaise...) et tous ces moments étaient très drôle. Et puis on revoit Abby. Peu de temps, mais assez pour la voir apparemment heureuse et épanouie, qui va même jusqu'à organiser des goûters à la maison pour les amis de son fils... Mais où est passée la Abby torturée qu'on connaissait ? J'imagine que ça fait partie du happy end général, comme les retrouvailles de Neela et Ray à la toute fin de l'épisode. Bel épisode en tout cas, plus que deux avant la fin...

Depuis des semaines maintenant, j'entends parler d'une chose soi-disant exceptionnelle : un baiser. Oui, mais pas n'importe quel baiser, un baiser entre deux femmes. The L Word ? Non la série est terminée. Grey's Anatomy ? Non, comme on a pu le constater il y a quelques semaines, ABC n'aime pas les lesbiennes. Et pourtant. Ce baiser a bien eu lieu sur cette chaîne. Desperate Housewives ? Un baiser entre Teri Hatcher et Eva Longoria ? Le buzz porte bien son nom et tout le monde en parle.
Au final ? Un vague baiser (ou plutôt deux) vite fait. Quoi, c'est ça le truc exceptionnellement choquant qu'on nous avait promis ? En fait, l'histoire gay de l'épisode concernait Susan et était d'ailleurs ridicule, comme toutes les histoires de Susan... Et comme elle était incapable de faire la différence entre un baiser rapide et un baiser langoureux, Gaby lui a montré. Bon. Ok. Pas incroyable. La réplique drôle venait ensuite, quand Gaby pense que Lynette veut lui demander un baiser aussi alors qu'elle lui demande un piston pour un job. Mais le baiser en question était plus qu'anecdotique et ne valait vraiment pas tout ce foin...

Par contre, beaucoup plus "choquant" :), on découvrait cette semaine que Betty la moche avait une vie sexuelle. Parce que bon, ok, Betty a des aventures, mais de là à dire que ce n'était pas purement platonique, vu les types avec qui elle est sortie, rien ne dit qu'elle n'était pas vierge. Enfin donc ce n'est pas le cas et son copain du moment ne veut pas conclure, ce qui la contrarie beaucoup (je me garderais bien ici de faire une moquerie facile mais sachez que je le pense quand même). Ce qui nous vaudra un grand moment complètement déjanté quand Mark et Amanda décident d'essayer de la rendre plus sexy... Comme toujours, même si on ne les voit pas assez, il ne fait aucun doute que Mark et Amanda sont le duo le plus drôle de la série.

lundi 16 mars 2009

Edito du 16/03/2009 : Retrouvailles

Décidément cette semaine était placée sous le signe des retours. Entre le retour d'Alex Cabot dans Law & Order SVU et le « retour » (juste pour un épisode) de Doug Ross, Caroth Hathaway et Peter Benton dans ER, on a été gâtés en matière de retrouvailles. Les retrouvailles de Carter et Benton nous ont d'ailleurs donné de beaux moments de complicité. Doug et Carol étant toujours à Seattle, j'étais un peu moins dans l'ambiance... Mais j'ai trouvé sympa la petite ironie de la fin, lorsque Carol reçoit un appel pour la prévenir que le rein (pas le sien, hein, celui d'un ado en mort cérébrale) qu'elle avait envoyé à Chicago grâce à son programme de don d'organes avait sauvé la vie « d'un docteur ». Pas n'importe lequel, mais ça, elle n'en saura rien ! Évidemment, la présence de Susan Sarandon est appréciable (il était temps de venir faire la guest, hein? Les urgences referment leurs portes bientôt...), malheureusement un peu éclipsée par la présence de Clooney et Marguiles.

Quant au retour de Cabot, bon, ok j'avais dit en début de saison que je n'aimais pas la nouvelle DA, mais je veux qu'on me rende Casey Novak, j'aime pas Alex Cabot non plus !!!!! Et en plus, madame reste pour un moment... Bon tant pis, juste quand je commençais à me faire à l'autre (elle s'appelait comment déjà? Dans l'épisode de la semaine dernière, Stabler a dit son nom à un moment donné, j'ai mis à peu près 5 minutes à savoir de qui il parlait... C'est dire si j'avais beaucoup de considération pour cette DA...).

Sinon cette semaine, c'était aussi le retour de South Park, en grande forme, dans une critique de Disney (dont le président est Mickey en personne c'est bien connu, j'ai toujours su que c'était un pervers celui-là !), qui, sous couvert d'une bague de pureté (mais si, vous savez les « purity rings » pour faire voeu de chasteté, je suis sûre qu'ils en ont parlé au moins 46 fois dans 7th Heaven et Secret Life of the American Teenager...), vend en fait du sexe aux jeunes filles. Bon sauf que ça on le savait déjà, y'à qu'à revoir les vieux classiques pour s'en rendre compte. Mais voilà, les Jonas Brothers en ont donc marre de leur bague de pureté et veulent que leur public les aiment pour leur musique... La bonne blague ! Evidemment Mickey n'est pas d'accord et pendant ce temps-là, Kenny est dégouté parce que sa copine a pris une bague de pureté et lui en a fait mettre une, ce qui les transforment en couple chiant qui passe ses soirées devant Grey's Anatomy.

Pour terminer, je tenais aussi à dire que même moi qui ai défendu la saison 2 l'année dernière, Heroes, c'est vraiment n'importe quoi en saison 3. Voilà c'est dit. Parce que même avec la meilleure volonté du monde, là, je ne peux pas dire autre chose. Alors en plus quand j'apprends que la série est renouvelée, je ne comprends pas. Mais pourquoi ? Pourquoi infliger une saison supplémentaire à tout le monde ? Même les acteurs ont l'air de se faire chier, visiblement, les scénaristes n'y croient plus non plus alors quoi ? Les audiences ? Elles ne sont pas bonnes. Non, vraiment, là, NBC j'ai pas compris. Mais quand est-ce que NBC va se reprendre en main ?

mardi 10 mars 2009

Une petite suggestion...

Aujourd'hui, Shonda Rhime nous fait part d'une grande nouvelle :


Mais c'est bien Shonda, mais maintenant TU VAS POSER TA WIIMOTE ET RETOURNER AU BOULOT, ET QUE CA SAUTE !!!!!!! Non mais franchement, après on se demande pourquoi la série vire au n'importe quoi (qui a dit "c'était déjà n'importe quoi depuis le début"?), maintenant on sait : Shonda passe ses journées à jouer à la Wii au lieu de bosser...

lundi 9 mars 2009

Edito du 09/03/2009 : Ma vie sur Mars

Cette semaine j'ai enfin achevé le visionage de la superbe série originale Life on Mars. Il faut bien avouer que si j'apprécie le remake américain, la série originale est tout de même plus aboutie, aucun épisode sans parler d'un problème de société en toile de fond, ce qui n'est pas le cas du remake qui, comme toute série américaine ou presque a parfois des épisodes un peu bouche-trous dans lesquels les scénaristes devaient être en vacances et où, même si l'épisode reste plaisant, il ne se passe pas grand chose (comme l'épisode des Simpson de cette semaine par exemple...). Ce qui est dommage, c'est que la version américaine n'ait pas continué sur la bonne voie de l'adaptation qu'elle prenait au départ, en adaptant certains épisodes de la série britannique qui parlaient de problèmes de société typiquement britanniques en gardant la trame de fond mais en adaptant la question de société à la société américaine de 1973. Ils l'ont fait pour 2 ou 3 épisodes et j'avais trouvé cela très bien pensé. Malheureusement, ça n'a pas duré et la série aborde de moins en moins les questions de société, ce qui est bien dommage à mon goût. Bref. Tout ça pour dire que la fin de Life on Mars UK est agréablement originale, sorte de happy end dramatique mais qui est à l'image de la série : non conventionnel et touchant. On verra bien si la version américaine va jusque là, je ne sais pas pourquoi mais si j'avais pu l'espérer au début de sa diffusion, plus ça va et plus j'en doute...

Je suis aussi de plus en plus agréablement surprise par Being Erica, qui, loin d'un Grey's Anatomy par exemple (je sais, les deux séries n'ont rien à voir, mais vous pouvez remplacer Grey's par n'importe quelle série girly), a un regard original, moderne et peu conventionnel sur l'évolution psychologique de son personnage. Elle ne passe pas cinq saisons à se demander si son mec est le bon, ELLE. :)

Et puis autre chose qui mérite d'être signalée, vu que j'étais un peu consternée il y a quelques semaines, Ugly Betty est redevenue drôle. Non, parce que The Young and Restless Ugly Betty ça commençait à bien faire, si on veut regarder un soap, ok, mais personnellement ce n'est pas pour ça que je suis venue à Betty. Donc après une période très 7th Heaven, nous avons le droit de rire à nouveau depuis quelques épisodes. Une nouvelle dynamique s'est formée avec le duo Daniel/Wilhelmina qu'on peut voir désormais en dehors de Mode et pas uniquement dans un affrontement permanent mais plutôt dans un art du compromis qui prête au rire. La fin de l'épisode où Betty découvre enfin (après trois ans passés à Mode, il était temps) que la haute couture est un art est grandiose, avec Christina qui accouche (enfin, justement le jour où j'ai regardé cet épisode, je me disais qu'elle devait avoir le temps de gestation d'un éléphant...) sur le podium, avec des mannequins en guise de paravent pour un peu d'intimité, et Wilhelmina qui brandit l'enfant dans un feu d'artifice telle une Madone était très réussi, grotesque et absurde, ce qui m'a indéniablement rappelé cette phrase d'une journaliste de TFbeurk lors d'une fashion week il y a quelques années : « C'est un peu too much, mais too much couture ! ».

Je terminerai sur une note plus triste, j'en suis désormais persuadée, Carter va mourir. Je ne veux pas, non, pas John ! Et en même temps, comme me le faisait remarquer Jérôme la semaine dernière, c'est logique, la série a débutée sur sa « naissance » comme médecin, il est logique qu'elle s'achève avec sa mort. Et comme Carter est un très bon médecin, sa mort ne peut pas se résumer à sa mort de médecin avec une interdiction d'exercer par exemple. Et surtout, ce serait moins intense dramatiquement, et ce ne serait pas digne d'Urgences. Cette dernière saison est vraiment superbe, chaque épisode qui passe, je n'arrive pas à m'y faire, mais il n'en reste plus que... QUATRE !!!!! Ce décompte est terrible...

lundi 16 février 2009

Edito du 16/02/2009 : Jeff dans la jungle...

Cette semaine c'était évidemment le grand retour de Survivor, cette fois-ci au Brésil. Et la saison part beaucoup mieux que la précédente, avec un blindside dès le premier conseil. La vedette de l'épisode était sans aucun doute Sandy, la conductrice de bus complètement à la masse. Elle croit d'abord être virée la première lors d'un premier vote express parce qu'elle est la plus âgée du groupe, et puis quand elle réalise que finalement ce n'est pas un vote pour l'éliminer mais pour lui épargner un treck de 4 heures dans la jungle, elle a une réaction absolument suicidaire dans ce genre de jeu, elle se met à narguer le reste de son équipe, et quand elle arrive en premier au camp, elle en fout pas une, elle essaie de trouver une immunité cachée sans essayer de se rendre utile. Et pourtant, Sandy n'a pas viré au conseil, elle a réussi à trouver plus chiante qu'elle dans l'équipe. Sandy aura au moins eu le mérite de me faire rire pour ce premier épisode, mais il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps, elle risque d'être un gros boulet...

Récemment, j'ai aussi noté une évolution culturelle intéressante à la télévision américaine (en tout cas en matière de fiction). En une semaine, j'ai vu passer dans quatre séries des dialogues en espagnol sous-titré en anglais. Si on remonte quelques années en arrière, les hispaniques américains dans les fictions parlaient tous anglais, certains avec un gros accent à couper au couteau, mais l'affirmation de leur héritage culturel n'allait pas jusqu'à la langue. L'Amérique bilingue fait petit à petit son apparition à la télévision, et il est bon de le noter.

Excellent épisode de Law and Order aussi cette semaine, l'histoire de l'incendie d'un centre de recrutement de l'armée ne servant que de prétexte à une double réflexion, tout d'abord sur les « crimebusters », citoyens (trop?) engagés qui essaient d'aider la police en menant des enquêts parallèles et qui finissent par ennuyer la police plus qu'autre chose en basant leurs recherches sur la présomption de culpabilité ; et une deuxième réflexion sur la difficulté de poursuivre un individu lorsqu'on ne peut pas affirmer qu'il a commis un crime. Vaut-il mieux condamner un potentiel innocent ou laisser un crime sans coupable ? J'aime toujours autant la façon dont la série arrive à parler de véritables sujets de société, au-delà de l'histoire qui n'est qu'un prétexte.

Sinon en bref cette semaine, on apprenait le départ de Katherine Heigl et T.R. Knight de Grey's Anatomy. Mais comme la nouvelle était trop bonne, il aura fallu qu'elle soit démentie deux jours plus tard par l'horrible Shonda Rhimes. C'est vrai qu'au vu du temps de présence de Knight à l'écran, on pourrait croire qu'il est déjà parti, quant à Heigl, je me suis déjà plus qu'exprimée à ce sujet, IL FAUT TUER IZZY STEVENS !!!!! 

Par contre deux bonnes nouvelles sont également tombées cette semaine, le renouvellement pour une deuxième saison de United States of Tara et le (re)retour de Sherry Stringfield dans ER. Sherry qui est une grande habituée du come-back dans ER, aura peut-être le droit à un peu plus de considération que lors de son deuxième départ de la série qu'on nous avait vaguement signalé au cours d'un dialogue genre :

« - Au fait elle est où Susan Lewis ?

- Ah bah elle est partie la semaine dernière, elle ne bosse plus ici !

- Ah bon... »

lundi 9 février 2009

Edito du 09/02/2009 : Quand ER fait ses premiers adieux...

Cette semaine, j'ai enfin eu droit à la résolution de mon cliffhanger de Life on Mars US. Bon enfin ce n'était pas vraiment une résolution puisqu'elle a posé d'autres questions mais cet épisode avait au moins la bonne idée d'approfondir la mythologie de la série, qui a l'air de partir dans une autre direction que celle de la série britannique dont je n'ai vu que la première saison mais qui n'avait pas l'air de partir dans ce sens-là. C'est donc une bonne nouvelle, pas que je n'aimais pas la direction dans laquelle partait la série britannique, mais plutôt parce que je n'ai jamais vraiment compris l'intérêt des remakes copiés collés sur l'original. Il me semble plus intéressant d'adapter, de s'inspirer que de copier. Et en plus dans l'épisode de cette semaine, Eric Balfour était en guest, alors j'étais ravie !
Sinon dans la famille Life on Mars, je voudrais Urgences qui fait du Life on Mars. L'épisode de cette semaine voyait le retour du Dr Morgenstern dans un épisode centré sur un patient qui semble bloqué dans les années 1970 (d'où des moments très Life on Mars) et dont on apprend que c'est en fait un ancien médecin du Cook County et qu'il a contribué aux développements de l'hôpital et à ses programmes universitaires. En assistant à la mort de ce patient qui a « créé » les urgences du County telles que nous les connaissons aujourd'hui, c'était comme un premier adieu à la série, j'ai trouvé que c'était une belle métaphore de ce qui nous attend le 2 avril prochain (déjà?). Voici une petite illustration des urgences vues par ce patient un peu spécial :


Je voulais aussi revenir sur ce que j'avais dit à propos de CSI il y a deux semaines et du départ de Grissom qui signait pour moi le début de la fin de la série. Je trouve que le « nouveau » est intégré de façon intéressante. Non seulement il ne prends pas la place de Grissom puisque c'est Catherine Willows qui reprend le poste (ce qui administrativement est plus normal mais je pensais que Lawrence Fishburne allait juste remplacer Grissom, en tout cas, c'est comme ça qu'on nous l'avait présenté), mais en plus on le voit avoir du mal à s'acclimater au monde de la police scientifique. Il ne sait pas trop comment faire, on le voit rester au labo pour s'entraîner à relever les empreintes digitales, j'ai trouvé ça bien vu. Dans les autres CSI, on aurait plutôt eu droit au type qui arrive de nulle part, qui fait un changement de carrière radicale mais qui est déjà au fait de tout ce qu'il faut savoir sur la police scientifique, et qui aurait déjà pu sortir ses phrases choc avant le générique de chaque épisode (ce qui est quand même un plagiat de la technique Lenny Briscoe dans Law & Order, Bruckheimer n'a rien inventé...). Je suis donc pour l'instant assez agréablement surprise de l'intégration de ce nouveau personnage, à voir pour la suite, quand il aura pris de l'assurance.

En bref cette semaine, c'était le grand retour du réservoir dans Fringe, celui qui permet à Olivia Dunham de se plonger littéralement dans les souvenirs de son défunt ex. Rien d'extraordinaire à cela si ce n'est de pourvoir remarquer qu'au FBI, la paie ne doit pas être terrible puisqu'en plus de porter le même tailleur pantalon toutes les semaines, ne pas pouvoir se payer un coiffeur digne de ce nom (le casque plat sur la tête ce n'est pas très beau...), l'agent Dunham n'a visiblement qu'une seule paire de sous-vêtements (à moins que ce soit ceux qu'elle utilise exclusivement pour se plonger dans ce réservoir...). Donc peut-être devrions-nous lancer une collecte de fonds, un Olivia-ton (non pas thon) pour qu'elle puisse au moins se changer une fois de temps en temps, ce sera moins pénible pour ses collègues de travail !
Je voulais aussi vite fait souligner le fait que Tara (de United States of Tara pour ceux qui ont du mal à suivre...) accepte bien le fait que son fils soit gay et n'en fait pas tout un plat, c'est tellement rare dans les fictions que ça fait du bien et ça me fait penser encore plus de bien de cette série.
J'ai eu aussi droit à une piqûre de rappel, un petit cross-over entre Grey's Anatomy et Private Practice, ça tombe mal, je suis un peu en retard dans Private Practice... Je sais ce qu'il me reste à faire la semaine prochaine !

lundi 15 décembre 2008

Quand y'en a plus, y'en a encore...

Pardon mais je ne peux pas m'empêcher de pouffer suite à cette news : l'annonce d'un jeu Grey's Anatomy sur DS. 

Remarquez ça aurait pu être un grand défouloir, si ça avait été transposé en jeu de combat. Imaginez un peu, pouvoir enfin régler son compte à cette petite pimbêche de Meredith ! Et renvoyer Izzy auprès de son cher Denny, ça ne vous tente pas ? Ou encore pouvoir arracher la tignasse permanentée du Dr Mamour ? 

Oui, je suis cruelle, mais Shonda Rhimes est aussi cruelle avec nous, parfois... (et on peut avoir Shonda en boss final, aussi ?)

lundi 24 novembre 2008

Petit message personnel pour Shonda Rhimes (au cas où elle passerait par là...)

Shonda,

Depuis de nombreux mois, des rumeurs courent, elle voudrait quitter la série, elle n'aimerait plus son personnage. Par pitié, pour Noël, soyez généreuse, faites-lui un cadeau, exaucez le voeu de Katherine Heigl et TUEZ IZZIE STEVENS !!!!

Déjà pendant les deux premières saisons, Izzie était un personnage insignifiant, on se demandait quel était exactement son rôle dans la série, mais à quoi pouvait bien servir cette blonde, dont l'histoire personnelle était certes touchante mais sans plus ? Et puis, sans doute pour lui donner plus de consistance, vous avez décidé de nous infliger ça :



Une des histoires d'amour les plus pathétiques de la télévision américaine. Je n'ai jamais compris ce qu'elle pouvait bien lui trouver. Et depuis, Izzie s'apitoie sur son sort à chaque épisode depuis maintenant deux saisons. Et quand elle ne chouine pas, elle brise un mariage improbable pour former un couple improbable avec George (vous étiez vraiment à court d'idée pour Izzie ce jour-là ou c'était un pari perdu ou une blague entre scénaristes ?).

Et maintenant, non contente de pleurnicher dans tous les épisodes (et les autres de nous rappeler combien elle est un mauvais médecin), madame a des visions de feu Denny Duquette. Bon, je crois qu'on est tous d'accord que là, vous avez bien pressé le citron d'un personnage qui était déjà insipide à la base, on pourrait peut-être passer à autre chose, vous ne croyez pas ? Non, parce que sinon la prochaine étape c'est quoi ? Elle va faire une grossesse nerveuse et accoucher de l'enfant imaginaire de Denny ?

Je crois qu'il est temps de lui dire au revoir et de pouvoir revenir à l'insupportable Meredith et ses interrogations sans fin sur son McDreamy (OMG je l'aime ou je l'aime pas???? Non, je l'aime mais je veux pas m'engager... C'est trop dur la vieeuh....).

Alors Shonda, c'est Noël, la période où les souhaits se réalisent... Libérez Katherine Heigl pour qu'elle puisse aller enfin s'épanouir dans une grande carrière à base de comédies qui sortiront directement en DVD. Un petit geste ?

mardi 14 octobre 2008

Et si...

Hier soir, après avoir visionné le season premiere de Lipstick Jungle (qui n'a fait que me confirmer que j'aurais préféré que ce soit Cashemere Mafia qui continue...), je me suis dit que j'allais continuer la soirée sur une note girly et j'ai donc lancé le season premiere de Private Practice. Et c'est avec surprise que j'ai constaté l'amorce d'un virage dans le ton de la série. Après une saison 1 de seulement 9 épisodes et assez copie conforme de Grey's Anatomy sur le côté soap (y'en avait-il un autre, d'ailleurs?), la chose que je constate avec ce premier épisode est que pour une fois, Private Practice parle d'autre chose que d'histoires de coeur. Oui, dans ce premier épisode de la saison 2, on parle, une fois n'est pas coutume, d'éthique médicale. Et pour deux patients différents. Les deux questions qui sont posées sont : Peut-on créer une vie pour en sauver une autre ? et Le secret médical doit-il être brisé quand la vie d'un tiers est en danger ? La série prend aussi un ton critique tout au long de l'épisode à l'aide d'une vidéo promotionnelle sur le cabinet médical qui est présente dans tout l'épisode (surtout au début) dans laquelle les médecins nous balancent des banalités larmoyantes sur la famille du genre "Nous sommes une famille et qui mieux qu'une famille peut soigner votre famille ?". Cette vidéo est mise en parallèle avec ces mêmes médecins qui passent l'épisode à demander leur chèque de prime et à planifier leurs vacances. Le cabinet est aussi en faillite au début de cette saison et ces deux éléments posent donc une troisième question : Quel rapport la médecine peut-elle avoir avec l'argent ? (en sachant très bien qu'ici il n'est nullement question de ticket modérateur et de sécurité sociale, qui sont des mots dans cet environnement médical pour riches). Il n'en reste pas moins que ce genre de questions donnent à la série un peu plus de profondeur qu'elle en avait dans sa première saison (bon c'est sûr qu'en partant de néant, ce n'était pas très compliqué). Alors voilà, est-ce que ce genre de questionnement va devenir la norme et prendre le pas sur les histoires de coeur (qui ne seront plus là que pour faire revenir les télespectateurs lambda toutes les semaines : car oui, ne nous faisons pas d'illusions, les gens d'une manière générale, allument leur télé pour savoir si truc va coucher avec machin plutôt que pour entamer une réflexion un peu plus poussée...) ? Si c'est le cas, et là je marche sur des oeufs car c'est avec un grand S et j'extrapole vraiment la possibilité d'un questionnement plus poussé (et surtout d'une résolution de ces questions un peu moins facile), Private Practice pourrait-elle devenir l'héritière d'Urgences ? (non attendez avant de me jeter des pierres, je m'explique).

Comme tout le monde le sait, Private Practice est un spin-off de Grey's Anatomy. Elle en reprend les grandes lignes appliquées à Addison Montgomery au lieu de Meredith Grey. Sauf que deux séries identiques sur la même chaîne, c'est voué à l'échec. Donc il faut bien se démarquer d'une façon ou d'une autre. Et je trouve que Grey's Anatomy ressemble trait pour trait à une autre série médicale des années 1990 (je ne vous en dit pas plus, je prépare un post comparatif à ce sujet). Mais Grey's Anatomy ne nourrit aucune réflexion sur le milieu médical, l'hôpital n'est que le théâtre des aventures amoureuses de Meredith et sert à attirer le chaland avec un cas spectaculaire de temps en temps. La réflexion sur des sujets de société dans les séries médicales, c'est le terrain d'Urgences (qui a dit "c'était" ?). D'où mon questionnement. Evidemment, dans Private Practice, on est bien loin des préoccupations des médecins des urgences qui travaillent dans un hôpital public avec peu de moyens. Mais Private Practice a le potentiel de poser une réflexion sur la médecine et le business qu'elle est devenue. Et pourquoi pas, comme on l'a vu dans ce season premiere, de se confronter à des situations médicales  et sociales qui font débat ? La seule ombre au tableau de ce début de saison est la résolution des questions posées. Encore une fois, tout est bien qui finit bien et donc on pose une question mais les choix effectués ne débouchent sur aucune une tragédie et restent donc sans conséquences. Et c'est bien ça qui fait que le début de réflexion amorcé dans l'épisode n'atteint pas la cheville de ce qu'a pu faire Urgences. Mais c'est un début...

En tout cas, l'amorce du virage pris dans ce premier épisode de la saison 2 est de bon augure. Espérons qu'il ne s'agisse pas d'une exception et que la série ne retombe pas dans le soap pur, le sous-Grey's Anatomy qu'elle était dans sa première saison.

(Allez-y maintenant, sortez les cailloux!!!)