La première saison de The Mentalist vient de s'achever sur CBS et ça me donne l'occasion de faire le point. Comme je l'ai déjà dit ici, The Mentalist a été mon guilty pleasure de l'année, même si sur la fin de saison, c'était plus guilty que pleasure.
Le problème de la série, c'est que seuls les épisodes nous permettant de briser un peu la carapace de Patrick Jane sont intéressants. C'est-à-dire, sur une saison de 23 épisodes, 3 épisodes avec Red John et peut-être 2 ou 3 dans lesquels il est confronté à une enquête qui le remet en question, en gros 5 ou 6 épisodes à tout casser. Pour le reste, les enquêtes sont toujours sans aucun intérêt, les enquêteurs du CBI sont transparents et inintéressants (même la pseudo amourette entre Rygsby et Van Pell ne parvient pas à distraire), si bien que sur la fin, je finissais toujours l'épisode en faisant autre chose.
On peut donc regretter que les scénaristes ne se concentrent pas plus sur le seul véritable atout de la série : les démons de Patrick Jane. Les épisodes consacrés à Red John, le tueur en série qui a tué sa femme et sa fille et que Jane cherche à arrêter, sont au nombre de 3, ce qui est vraiment peu. A titre de comparaison, Profiler faisait la part belle à la relation entre Sam Waters et Jack, le tueur en série qu'elle pourchassait. Ici, sûrement pour éviter un effet feuilletonnant pour la série, la relation n'est qu'effleurée. Je trouve cela dommage car oui, c'est vrai qu'on peut commencer The Mentalist en cours de route, ce qui permet à la chaîne de pouvoir gagner des téléspectateurs (et éviter un effet Lost, que déjà ceux qui suivent ont du mal à comprendre alors si en plus on ne suit pas...), mais ce qui permet aussi d'en perdre et je serai de ceux-là. Il y a pourtant tout un univers à développer dans cette relation entre un homme aveuglé par son désir de vengeance (comme le dernier épisode de la saison le montre bien) et un psychopathe qui prend un malin plaisir à le manipuler. Jane a beau cabotiner à longueur d'épisode, on sent qu'il y a autre chose, une blessure encore à vif, une culpabilité à peine voilée. Ces deux éléments ont parfois été évoqués dans d'autres épisodes, notamment dans l'épisode où Jane est confronté à une médium. Il est le seul de l'équipe a avoir une réaction épidermique à son contact parce qu'elle lui rappelle tout ce qu'il était avant la mort de sa famille. Il est persuadé qu'elle est une manipulatrice comme lui, et cela brouille sa capacité de jugement. Un autre épisode le confronte à un hypnotiseur, mais cela ne provoque pas chez lui ce rejet, cela ne rappelle pas autant son passé et ses blessures. Si on a pu voir un peu au-delà du masque de Patrick Jane cette saison, c'est très insuffisant pour envisager une évolution du personnage. Peut-être que la fin de la saison lui donnera cette opportunité dans la saison 2, peut-être qu'avoir pu approcher Red John de si près par le biais de son complice qu'il finit par tuer, cela lui donnera les bases d'une évolution de sa vengeance.
Cette fin de saison s'ouvre donc vers une voie intéressante, comme les trois épisodes avec Red John, le problème est que généralement, ces épisodes représentent de simples parenthèses entre deux épisodes « classiques » de The Mentalist. C'est donc avec un avis très mitigé que je termine cette saison et je pense que pour la saison prochaine, je serais plus sélective et me contenterai des épisodes consacrés à Red John.
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lundi 25 mai 2009
lundi 19 janvier 2009
Edito du 19/01/2009 : Guilty pleasure et morale chrétienne
Cette semaine j'ai eu une révélation. Lorsque j'ai découvert The Mentalist cet été, j'avais trouvé ça sympa, ça me rappelait vaguement Profiler, je me suis dit qu'après tout, pourquoi pas? Et j'ai donc commencé à suivre cet enième cop show made in CBS. Je reconnaît que la série n'a absolument rien d'exceptionnel, les enquêtes sont on ne peu plus télescopées, les acteurs sont bons comme dans un cop show (ils font le minimum syndical, quoi) et on a toujours une impression de déjà vu (ah tiens, ils l'ont pas déjà fait dans les Experts/NCIS/Numb3rs/Bones/Without A Trace/Cold Case/you name it ? Non? Ah bon...). Et pourtant, The Mentalist est devenu mon guilty pleasure de cette saison. Pourquoi vous allez me dire ? Et bien je ne sais pas si c'est son air de surfeur australien, ses cabotinages, la façon qu'il a de toujours être un temps en avance sur ses camarades du CBI ou son costume démodé et ses chaussures pourries (qui ne vont absolument pas avec le costume en question : mais que fait la fashion police?), mais j'avoue, je craque complètement pour Patrick Jane. Attention, hein, j'ai dit Patrick Jane, pas Simon Baker, je ne sais pas comment est ce monsieur dans la vraie vie, moi c'est le personnage qui me plaît. Le personnage avec le physique de Simon, on est d'accord. Patrick Jane, c'est typiquement le type qui énerve à la seconde même où on le rencontre. Et puis plus ça va, plus il devient charmant. C'est un peu comme le Dr Brenner dans Urgences (encore un Australien, je me découvre une nouvelle passion ou quoi ?). Alors voilà, toutes les semaines, je retrouve avec plaisir les tribuations de Patrick Jane, ses petites manipulations, ses déductions, ses mascarades. L'enquête n'a plus vraiment d'importance, elle ne sert qu'à voir Patrick Jane en action, vu que de toute façon il faut bien dire que les autres membres de l'équipe du CBI sont tous un peu neuneus et ne servent que de faire-valoir à ce cher Patrick. Anecdote qui m'a fait sourire dans l'épisode de cette semaine, la scène de crime avait été maquillée pour faire croire à un crime sataniste et comme par hasard il y avait une « sorcière » dans le bled. Et voir Robin Tunney se moquer de la Wicca genre « ah la magie c'est nul ça n'existe pas » alors qu'il y a quelques années, elle tenait le rôle principal dans le film The Craft (pas un grand chef d'oeuvre mais mon film préféré de l'époque pour des raisons absolument pas cinématographiques), j'ai trouvé ça drôle. Clin d'oeil voulu ou pas, en tout cas moi, ça m'a interpelée.
Autre événement qui m'a marquée cette semaine c'est (attention spoilers Ugly Betty Saison 3, vous êtes prévenus !) la crise cardiaque d'Ignacio Suarez. Alors là je m'insurge. Non pas contre la crise cardiaque en question qui peut être un élément intéressant scénaristiquement parlant, mais contre les circonstances de cette crise cardiaque et la morale qui apparaît en filigrane. Alors Betty décide de donner un coup de pouce à sa carrière. Alors Betty décide pour une fois de penser un peu à elle. Résultat ? Son père fait une crise cardiaque juste quand pour probablement la première fois depuis sa naissance elle décide de ne pas passer la soirée avec sa famille. Non mais c'est quoi cette morale à la con ? On ne peut pas être égoïste 5 minute sans voir s'abattre les foudres de la colère divine sur notre tête ? Give me a break ABC !!!!! Et l'autre Hilda sa soeur qui en rajoutte une couche mode culpabilisation ON, non mais ça va quoi. Il y a de plus en plus de morale à la noix dans Ugly Betty et ça commence à bien faire. Montrez-nous du Mark, montrez-nous du Amanda, montrez-nous du Wilhelmina mais arrêtez avec la morale chrétienne de Betty.
Sinon en bref cette semaine, j'ai vu le pilote de Damages dans l'avion qui me ramenait vers Paris, malgré un démarrage un peu lent, j'ai bien envie de voir la suite, le rendez-vous est donc pris le 25 janvier sur Paris Première. Par contre j'ai complètement oublié Jekyll sur Arte, il va falloir trouver ce pilote, vu que sur la chaîne franco-allemande, ils ne connaissent visiblement pas la signification du mot « rediffusion ».
ER continue son avalanche de guest avec Corday dans un épisode centré sur Neela avec une narration originale qui m'a bien plu, et pour le coup la morale était carrément inverse à celle de Betty la moche, quand Neela essaie d'être parfaite, ses deux patients meurent, quand elle prend du bon temps, les deux sont sauvés. Par contre passé l'effet de surprise, je me suis demandé ce qui était arrivé à Elizabeth Corday, d'une incroyable platitude pendant son court passage dans cet épisode.
Et je termine avec la traditionnelle news série que les créateurs de 24 nous ressortent tous les ans depuis la saison 3 à l'ouverture de chaque nouvelle saison : oyez, oyez, braves gens, Jack Bauer n'est pas un surhomme, peut-être va-t-il (enfin) mourir la saison prochaine...
Autre événement qui m'a marquée cette semaine c'est (attention spoilers Ugly Betty Saison 3, vous êtes prévenus !) la crise cardiaque d'Ignacio Suarez. Alors là je m'insurge. Non pas contre la crise cardiaque en question qui peut être un élément intéressant scénaristiquement parlant, mais contre les circonstances de cette crise cardiaque et la morale qui apparaît en filigrane. Alors Betty décide de donner un coup de pouce à sa carrière. Alors Betty décide pour une fois de penser un peu à elle. Résultat ? Son père fait une crise cardiaque juste quand pour probablement la première fois depuis sa naissance elle décide de ne pas passer la soirée avec sa famille. Non mais c'est quoi cette morale à la con ? On ne peut pas être égoïste 5 minute sans voir s'abattre les foudres de la colère divine sur notre tête ? Give me a break ABC !!!!! Et l'autre Hilda sa soeur qui en rajoutte une couche mode culpabilisation ON, non mais ça va quoi. Il y a de plus en plus de morale à la noix dans Ugly Betty et ça commence à bien faire. Montrez-nous du Mark, montrez-nous du Amanda, montrez-nous du Wilhelmina mais arrêtez avec la morale chrétienne de Betty.
Sinon en bref cette semaine, j'ai vu le pilote de Damages dans l'avion qui me ramenait vers Paris, malgré un démarrage un peu lent, j'ai bien envie de voir la suite, le rendez-vous est donc pris le 25 janvier sur Paris Première. Par contre j'ai complètement oublié Jekyll sur Arte, il va falloir trouver ce pilote, vu que sur la chaîne franco-allemande, ils ne connaissent visiblement pas la signification du mot « rediffusion ».
ER continue son avalanche de guest avec Corday dans un épisode centré sur Neela avec une narration originale qui m'a bien plu, et pour le coup la morale était carrément inverse à celle de Betty la moche, quand Neela essaie d'être parfaite, ses deux patients meurent, quand elle prend du bon temps, les deux sont sauvés. Par contre passé l'effet de surprise, je me suis demandé ce qui était arrivé à Elizabeth Corday, d'une incroyable platitude pendant son court passage dans cet épisode.
Et je termine avec la traditionnelle news série que les créateurs de 24 nous ressortent tous les ans depuis la saison 3 à l'ouverture de chaque nouvelle saison : oyez, oyez, braves gens, Jack Bauer n'est pas un surhomme, peut-être va-t-il (enfin) mourir la saison prochaine...
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