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lundi 3 août 2009

Bilan : 24 (saison 7)



Il y a des séries vers lesquelles on revient plus par habitude que par poussé par un irrépressible besoin de retrouver des histoires, des personnages auxquels on s'est attachés. 24 est de celles-là pour moi. Même si j'ai adoré la première saison et que je veux bien concevoir que les trois premières peuvent former ce qu'on appellera la trilogie Nina Myers et donc forment un ensemble qui reste pour moi le meilleur de la série, j'ai beau chercher, les autres saisons de 24 n'ont aucune valeur qualitative à mes yeux. Lorsque je lis et j'entends dire que la sixième saison était ridicule, la seule chose qui me vient à l'esprit c'est « ah bon, parce que les autres ne l'étaient pas ? ». Mais toujours est-il que j'y revient chaque année. Alors pourquoi, me direz-vous ? Est-ce que je suis maso ? Peut-être, je ne sais pas. Quand on regarde 24, on sait que Jack ne mourra pas, qu'il est un surhomme (d'ailleurs je suis sûre qu'il dégomme Sylar à l'aise, alors que ces pauvres nuls de Heroes essaient en vain depuis 3 saisons...) et qu'il va sauver l'humanité (oui, les États-Unis, c'est l'humanité, tout le monde le sait, enfin !) et ce peu importe la menace. On sait aussi qu'on va avoir droit à tous les clichés les plus incroyables et sexistes (la saison 2 était d'ailleurs très évocatrice à ce sujet : les brunes sont intelligentes et bossent à la CTU ou à la Maison Blanche et les blondes sont connes et ne travaillent pas parce qu'elles ont un mari/père riche...) dignes de toute série d'action macho qui se respecte. Et c'est de pire en pire à chaque saison. Cette année, les scénaristes nous ont servi une présidente des États-Unis, on pourrait se dire « Chouette, comme avec Palmer, on innove » mais faut voir la grosse nouille qu'ils nous ont mise, on en regretterait presque Charles Logan (qui était une critique de Bush donc déjà un peu plus intéressant, là j'ai eu l'impression de voir une cousine germaine de Ségolène Royal...). Elle est tellement horripilante que même Jack n'a rien trouvé de mieux que de taser le téléphone dans lequel elle lui parlait pour lui faire fermer son clapet. Je suis d'ailleurs étonnée qu'aucune des 46 menaces de cette saison n'ai été une tentative d'assassinat contre elle, parce que moi j'ai eu des envies de meurtre à chaque fois qu'elle apparaissait à l'écran.
Mais voilà, si j'y reviens à chaque fois c'est sûrement parce que 24, c'est tellement too much que ça en est drôle. Dans le registre comique, ils nous ont même ressorti Kim Bauer cette année. Et elle est toujours aussi gourdasse, à croire que c'est un aimant à problèmes, mais elle reste increvable, comme son père. Pas de couguar cette fois-ci mais des tueurs à la botte de Tony-qui-est-méchant-mais-en-fait-non-et-puis-en-fait-si. À propos de Tony, on se rend bien compte que les scénaristes sont franchement à bout de souffle, si on compte bien je pense qu'on peut identifier 4 ou 5 menaces successives dans cette saison (les premières se limitaient je crois à 1 dès le début + 1 cachée qu'on découvre par la suite), chacune accompagnée par un retournement de veste de Tony (qui a d'ailleurs subi le syndrome Sarah Tancredi de la résurrection). Les enjeux ne sont donc pas de grande envergure puisque résolus en quelques épisodes, il faut donc bien en trouver d'autres, ce qui donne une impression de retournements de situation non stop qui fait un peu grotesque...
Que dire d'autre sur cette saison 7 ? Qu'elle a commencé par un téléfilm soporifique se déroulant en Afrique et servant d'introduction à la saison sur le thème « Jack Bauer sauvre vraiment l'humanité, pas que les États-Unis ». Sauf que 24 n'est pas Urgences et que les épisodes en Afrique pour réveiller la conscience de son auditoire sur la condition africaine, c'est un peu hors sujet. Et puis c'est trop facile le coup des enfants à sauver. À chaque fois que des héros américain vont en Afrique pour porter secours aux Africains (j'en avais déjà parlé à propos de The Philanthropist), ils finissent toujours par sauver des enfants. Pardon mais c'est un tire-larme un peu trop facile. Et les adultes, alors, ils ne valent pas la peine d'être sauvés ?
Mais comme toute saison de 24 a son petit côté politique, la saison aborde également la question de la torture. Sauf que. Tout le monde dit que c'est mal, mais tout le monde l'utilise. C'est un peu comme quand on mange une tartine de Nutella devant un épisode de Big Brother (oui c'est aussi pour ça que je suis un peu moins présente sur le blog ces derniers temps... J'avoue...) : on sait que c'est mal, mais on le fait quand même. Jack continue donc de torturer tout le monde et même celle qui a été surnommée par les fans de 24 (ça existe ?) « la nouvelle Jack Bauer », j'ai nommé l'agent Walker, finit par y céder hors caméras à la fin de la saison, après avoir fait son effarouchée pendant 24 épisodes, donnant le feu vert à Jack pour le faire à sa place à chaque fois. Même la présidente le cautionne plus ou moins et reconnaît que c'est parfois le seul moyen d'avoir des informations (aucun mot quand à la véracité de celles-ci, ce qui est un peu le fond du débat mais bon, faut pas pousser le débat trop loin non plus, hein ?).
Sur une note plus positive tout de même, une partie de la saison qui m'a beaucoup fait rire, c'est le combat de geekettes acharné auquel se livrent Chloe (increvable elle aussi), ex-analyste de la CTU, et Janis, l'analyste du FBI (avec de grosses lunettes pour bien montrer que c'est une geekette). C'est à celle qui aura le plus gros disque dur, qui décodera le plus vite les messages codés, c'est assez drôle de les voir se crêper le chignon à coup de « moi, mon VPN il est mieux que le tien » « oui mais moi ma connexion Internet est plus rapide que la tienne ». Disons que c'était un peu le prétexte pour ramener Chloe, mais ça ne me dérange pas, je l'aime bien Chloe O'Brian-qui-fait-la-gueule-tout-le-temps.
Au final, je dois bien avouer que si je ne trouvais plus dans 24 les qualités du début depuis longtemps, la saison 7 n'avait même plus ce petit goût sucré du guily pleasure, mais plutôt la saveur amère d'un intérêt (et de temps) perdu. J'ai parfois eu carrément l'impression de scènes poussives dignes d'un soap (un comble pour une série d'action comme 24), bref d'un essoufflement général. Pas du concept, mais peut-être des scénaristes et en tout cas des personnages. Je ne sais pas si j'y reviendrai l'année prochaine. J'ai toujours du mal à faire le deuil d'une série, surtout quand je la suis depuis longtemps. On verra selon l'humeur et si j'ai le temps. Mais la magie de 24 ne fonctionne plus sur moi (à moins qu'on me rende Sherry Palmer !).

vendredi 31 juillet 2009

Teaser

Adam a raison. Ca fait bien trop longtemps que je n'ai pas posté sur The C-View et c'est carrément méchant de ma part de vous laisser 15 jours avec 10 Things I Hate About You. 

Mais bon voilà, c'est l'été, donc c'est un peu la dèche côté nouveautés, j'ai aussi pas mal de boulot en ce moment (non, arrête freescully, le boulot ça passe après les séries et tes lecteurs adorés, tu le sais très bien !) mais surtout un ami a exaucé mon souhait de revoir The Shield et m'a prêté l'intégrale de cette fantastique série. Je suis donc en plein marathon The Shield, ce qui me tient un peu à l'écart des autres séries que je suis. J'ai une semaine de retard sur mon planning, c'est une véritable catastrophe ! 

Mais promis, je reviens très vite et je vais même vous faire le programme, tiens ! A suivre donc sur The C-View, un passage à tabac en revue de la saison 7 de 24, de la saison 2 de Damages, de la saison 2 de Skins, de la saison 2 de Mad Men (ça fait beaucoup de saisons 2 tout ça...), un post global sur The Starter Wife, et j'ai aussi quelques pilotes en réserve : Drop Dead Diva, The Storm, Personnal Affairs (quand je vous disais que j'avais du retard...). Et peut-être même que je trouverai le courage de vous faire la review du pilote de Dark Blue devant lequel j'ai fait plus de micro siestes que devant le pilote de Dollhouse !

Et puis, ce week-end, Scarlatiine, lady et myself allons sévir sur Twitter... Stay tuned...

mercredi 1 juillet 2009

En passant : 24 (saison 7)

Aujourd'hui il fait beau et j'avais envie de vous faire un petit post en images. C'est aussi l'occasion d'inaugurer une nouvelle rubrique : "En passant", dans laquelle je vous ferai part de moments insolites, drôles ou émouvants piochés au gré de mes expériences téléphagiques.

Ces derniers temps je rattrape la septième saison de 24 et j'ai envie de partager avec vous deux grands moments de l'épisode 11 vu il y a quelques jours (j'en avais parlé en direct live sur Twitter, voici le résultat en images) :

Tout d'abord Jack, qui est toujours très énervé parce que ça fait au moins 350 fois depuis le début de la saison qu'on lui dit que la torture c'est pas bien tout ça, est donc tranquillement en train de torturer un mec dans le bureau de la Présidente des Etats-Unis quand cette-dernière utilise l'intercom du téléphone pour essayer de l'en dissuader (j'ai précisé qu'il avait barricadé la porte?). Mais demander à Jack Bauer d'arrêter de torturer des gens, c'est comme demander à House d'arrêter d'être cynique ou à Susan Myer d'arrêter d'être cruche ou encore à Horatio Caine d'arrêter ses phrases choc pourrie avant chaque générique c'est pas possible, ça fait partie d'eux. Donc après s'être contenu pendant 1 bonne minute parce que bon, quand même, c'est la Présidente, il ne peut pas vraiment lui dire de la fermer, Jack finit par... envoyer un coup de taser dans le téléphone. Il aurait pu raccrocher, mais non, il a fallu qu'il le tase... 

C'est sa façon à lui de dire "LA FERME" à la Présidente des Etats-Unis. La classe. Il est comme ça, Jack, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? (et si pour ça on peut sortir l'artillerie lourde et les grenades, c'est mieux).

Autre grand moment de rigolade : l'agent Renée Walker (qui fait semblant que non, mais qui est très impressionnée par le gros pistolet de Jack... toute interprétation scabreuse de mon commentaire est absolument volontaire...) se retrouve sur le bateau des terroristes (ne me demandez pas comment elle est arrivée là) et trouve des cartes supposées lui indiquer le lieu de la prochaine attaque (nous en sommes déjà à la 4ème depuis le début de la saison et ce n'est que l'épisode 11, ces terroristes ont décidément beaucoup de ressoureces...). Donc première carte :

On dirait un plan de guide touristique agrandit, franchement les terrorristes, c'est pas très sérieux tout ça... Mais ça laisse notre chère agent du FBI un peu perplexe. Elle regarde alors la carte du dessous :


Bon, des lignes partout, on dirait une carte du XIXe siècle, notre agent Walker commence à être sérieusement désespérée...


En dernier recours, elle regarde donc le dernier feuillet de la pile de cartes et là, c'est l'illumination :


Ah bah oui, là, tout de suite c'est plus clair... (inutile de préciser qu'on avait déjà compris depuis l'épisode précédent que l'attentat allait avoir lieu à la Maison Blanche, mais bon au cas où on auait encore des doutes...)

Voilà, aujourd'hui je voulais dire merci à 24 pour ces grands moments de n'importe quoi qui ont au moins le mérite de me faire beaucoup rire.

mardi 16 juin 2009

Pilote : Hope Springs



Petit rappel des faits : Après une dernière arnaque, Ellie et ses copines décident de partir vivre au soleil. Quand leurs plans tombent à l'eau, elles se réfugient dans un petit village d'Écosse moins tranquille qu'il n'y paraît.

Ah, l'Écosse... Hier il faisait un temps très écossais, je ne sais pas si c'est ce qui m'a poussée à lancer le pilote de Hope Springs ou le souvenir de magnifiques vacances il y a trois ans... Bref, la nouvelle série de la BBC avec Alex Kingston a un pitch intéressant, bien que déjà vu, surtout au cinéma. Le problème c'est que le pilote ne décolle pas beaucoup. La réalisation est plutôt soignée dans les premières minutes, en fait toute l'arnaque du début est bien maîtrisée (avec même l'utilisation d'un split screen justifié, pas juste pour faire comme 24). Le jeu des actrices est plutôt bon, je me suis même fait avoir pendant 30 secondes au jeu de l'arnaque, non, je dois reconnaître que l'intro n'est pas mal du tout. Mais les choses se gâtent dès que la petite troupe arrive en Écosse. Le jeu d'Alex Kingston devient très inconsistant, sa copine blonde est un peu hystérique mais c'est la seule qui paraît un peu crédible et les deux autres filles font de la figuration, en particulier une qui joue encore plus mal que Sarah Wynter (je n'ai pas retenu leurs noms, c'est pour dire). Le personnage de la petite vieille chez qui elles se réfugient est la bonne surprise de cette partie en Écosse. Ce personnage d'abord bougon et cupide devient peu à peu au contact des filles (et surtout d'Ellie) une de ces dames âgées attachantes et imposantes, mais très drôles.
En ce qui concerne le reste, tout est très convenu. Les personnages et les situations sont prévisibles à des kilomètres et le jeu des acteurs reste plus proche d'un Coronation Street que d'un Spooks (ah, Coronation Street, je la cite mais je n'ai jamais vu un épisode en entier, peut-être que pour ne pas mourir idiote, je devrais voir les pilotes de Coronation Street et Eastenders... Enfin si quelqu'un arrive à les sortir du fin fond des archives de la BBC). Les mystères du village et de ses habitants ne sont plus vraiment des mystères à la fin du pilote, même si rien n'est clairement expliqué, on devine facilement la résolution des enjeux posés dans ce pilote. La réalisation quant à elle devient plate, on revient ici aussi plus dans un contexte de soap que de série à mystère. C'est dommage, ça avait pourtant bien commencé.

Verdict ? Malheureusement, Hope Springs ne parvient pas à susciter assez d'intérêt pour pousser la découverte au-delà du pilote. A part quelques répliques assez drôle et une introduction bien maîtrisée, la série reste très convenue et ne surprend pas. Il reste les verts paysages d'Écosse, les accents à couper au couteau (je suggère l'achat d'un décodeur pour ceux qui ont déjà du mal avec les accents anglais), et les moutons, car oui, les clichés aussi ont la peau dure à Hope Springs.

jeudi 11 juin 2009

Movie : Dead Like Me, Life After Death



Petit rappel des faits : George et les autres reapers ont un nouveau patron, Cameron. Il préfère profiter de la vie que de s'occuper de son travail de faucheur, ce qui a des répercussions sur toute l'équipe.

Autant le dire tout de suite, je n'attendais pas grand chose de ce film. Voilà maintenant 4 ans que la série s'est achevée et je trouve que reprendre les choses si longtemps après n'est pas forcément une bonne idée, même si j'aurais aimé voir une saison 3 à l'époque. Et je crois que j'aurais mieux fait de m'abstenir quand au visionnage de ce direct-to-dvd.
Bon, on va commencer par les points positifs. Ou plutôt le point positif. George brise une des règles fondamentales de Rube, qui consiste à ne pas revoir sa famille, et elle entre en contact avec sa soeur. Cette histoire est celle qui prédomine l'ensemble du film et ça n'est pas un mal, c'est aussi la plus intéressante. Reggie avait toujours refusé la mort de George dans la série, et alors qu'elle semble l'avoir enfin acceptée, George refait surface. Les moments entre les deux soeurs qui ne se parlaient pas du vivant de George montrent une belle évolution des deux personnages. Et même si elles savent toutes les deux qu'elles devront se séparer, elles retrouvent une complicité perdue qui les aident l'une et l'autre à terminer leur deuil.

Pour le reste, j'ai été totalement déçue. La réalisation est différente de celle de la série, et entrecoupée par des transitions (et une longue introduction au début du film) sous forme de pages d'un comic book. Qu'est-ce que ça vient faire là ? Je ne comprends pas l'intérêt de faire un direct-to-dvd pour « clore » la série si c'est pour s'en détacher autant au niveau réalisation. Pas qu'elle soit mauvaise, mais c'est un film qui fait suite à une série, ce serait bien de s'en inspirer un minimum.
D'autre part, même si c'était agréable de retrouver presque toute la troupe (j'y reviens tout de suite, je garde le pire pour la fin...), leur temps à l'écran est trop court et j'ai eu l'impression que ça n'était là que pour meubler dans l'histoire de George. Ils n'ont le droit qu'à une succession de scènes bouche-trou comiques, sans aucun enjeu dramatique. C'est vraiment dommage, mais cela est sûrement dû à une volonté de toucher un public plus large que la base de fans de la série, ce qui est encore une fois une erreur. D'un point de vue tout à fait personnel, je regrette beaucoup les 7 secondes top chrono d'apparition de Crystal (qui avait pourtant eu droit à un petit développement dans la saison 2) et je l'ai attendu tout le film mais non : Dolores n'a pas prononcé sa blague « Herbig brown eyes » et franchement, même si son chat Murrey a eu sa place dans le film, Dolores n'est pas vraiment Dolores sans cette réplique...
J'ai aussi regretté le cruel manque de cynisme qui caractérisait tant George. Cela marque certes l'évolution du personnage qui s'est assagie, mais du coup, elle n'est plus aussi piquante qu'avant. Et puis Milly (le pendant de George pour les vivants) a changé de tête... Et elle est jolie. Une Milly moche était plus drôle en contraste avec le fait que l'actrice interprétant George a commencé sa carrière par du mannequinat.

Et j'en viens aux deux énormes points noirs du film : l'absence de Rube et le changement d'actrice pour Daisy Adair.
Si on pouvait penser que la série était principalement basée sur George, on se rend compte dans ce film qu'un autre personnage est indispensable à la série, et c'est Rube, le chef, le mentor. Sans lui, ce film est très loin de la série. Il était de ces personnages mystérieux qui donnent une âme aux histoires. Il faisait toujours preuve d'une grande humanité et tranchait par là-même avec les membres de l'équipe. Le nouveau patron en comparaison est aussi barré que Mason, sans avoir le même humour. Et puis bon, Henry Ian Cusick dans Lost, il est très bien, mais il faut bien admettre qu'il est loin d'avoir le charisme de Mandy Pattinkin. Et ça aussi, ça fait un vide.
Mais alors le pire du pire (et je m'attendais à du mauvais mais ça a été encore pire que ce que j'avais osé imaginé), c'est le remplacement de Laura Harris par Sarah Wynter dans le rôle de Daisy Adair. Non, non, non et non ! Pourquoi ne pas simplement changer le personnage, après tout, Rube n'est pas là, il n'aurait pas été inconcevable que Daisy ne soit plus là non plus. Dans la série, j'avais pourtant eu du mal à voir arriver Daisy Adair après le départ de Betty jouée par Rebecca Gayheart. Mais finalement, j'avais appris à aimer ce personnage, qui cachait ses faiblesses derrière sa superficialité. Et Laura Harris, on s'en rend encore plus compte après visionnage du film, n'incarnait pas le personnage, elle l'habitait. Alors déjà, une Daisy Adair qui n'aurait pas les traits de Laura Harris était un non-sens, mais alors donner ce rôle à Sarah Wynter, c'est une hérésie. Elle m'avait déjà gonflé pendant toute une saison de 24 (elle y jouait d'ailleurs la soeur de Laura Harris) où elle avait quand même réussi l'exploit de jouer dans 24 épisodes avec une seule et unique expression faciale : le lapin pris dans les phares d'une voiture. Mais alors là, c'est confirmé, elle est très très mauvaise actrice. Elle a passé tout le film à essayer de faire une pâle copie du jeu de Laura Harris, mais tout ce qu'on voit, c'est un jeu pathétique qui sonne faux, digne d'un élève de première année du cours Florent (et je sais de quoi je parle).

Verdict ? A peine le générique de fin terminé, j'ai filé sur Amazon acheter les coffrets des deux saisons de la série. Il me faudra bien ça pour oublier cet incident de parcours...

lundi 19 janvier 2009

Edito du 19/01/2009 : Guilty pleasure et morale chrétienne

Cette semaine j'ai eu une révélation. Lorsque j'ai découvert The Mentalist cet été, j'avais trouvé ça sympa, ça me rappelait vaguement Profiler, je me suis dit qu'après tout, pourquoi pas? Et j'ai donc commencé à suivre cet enième cop show made in CBS. Je reconnaît que la série n'a absolument rien d'exceptionnel, les enquêtes sont on ne peu plus télescopées, les acteurs sont bons comme dans un cop show (ils font le minimum syndical, quoi) et on a toujours une impression de déjà vu (ah tiens, ils l'ont pas déjà fait dans les Experts/NCIS/Numb3rs/Bones/Without A Trace/Cold Case/you name it ? Non? Ah bon...). Et pourtant, The Mentalist est devenu mon guilty pleasure de cette saison. Pourquoi vous allez me dire ? Et bien je ne sais pas si c'est son air de surfeur australien, ses cabotinages, la façon qu'il a de toujours être un temps en avance sur ses camarades du CBI ou son costume démodé et ses chaussures pourries (qui ne vont absolument pas avec le costume en question : mais que fait la fashion police?), mais j'avoue, je craque complètement pour Patrick Jane. Attention, hein, j'ai dit Patrick Jane, pas Simon Baker, je ne sais pas comment est ce monsieur dans la vraie vie, moi c'est le personnage qui me plaît. Le personnage avec le physique de Simon, on est d'accord. Patrick Jane, c'est typiquement le type qui énerve à la seconde même où on le rencontre. Et puis plus ça va, plus il devient charmant. C'est un peu comme le Dr Brenner dans Urgences (encore un Australien, je me découvre une nouvelle passion ou quoi ?). Alors voilà, toutes les semaines, je retrouve avec plaisir les tribuations de Patrick Jane, ses petites manipulations, ses déductions, ses mascarades. L'enquête n'a plus vraiment d'importance, elle ne sert qu'à voir Patrick Jane en action, vu que de toute façon il faut bien dire que les autres membres de l'équipe du CBI sont tous un peu neuneus et ne servent que de faire-valoir à ce cher Patrick. Anecdote qui m'a fait sourire dans l'épisode de cette semaine, la scène de crime avait été maquillée pour faire croire à un crime sataniste et comme par hasard il y avait une « sorcière » dans le bled. Et voir Robin Tunney se moquer de la Wicca genre « ah la magie c'est nul ça n'existe pas » alors qu'il y a quelques années, elle tenait le rôle principal dans le film The Craft (pas un grand chef d'oeuvre mais mon film préféré de l'époque pour des raisons absolument pas cinématographiques), j'ai trouvé ça drôle. Clin d'oeil voulu ou pas, en tout cas moi, ça m'a interpelée.

Autre événement qui m'a marquée cette semaine c'est (attention spoilers Ugly Betty Saison 3, vous êtes prévenus !) la crise cardiaque d'Ignacio Suarez. Alors là je m'insurge. Non pas contre la crise cardiaque en question qui peut être un élément intéressant scénaristiquement parlant, mais contre les circonstances de cette crise cardiaque et la morale qui apparaît en filigrane. Alors Betty décide de donner un coup de pouce à sa carrière. Alors Betty décide pour une fois de penser un peu à elle. Résultat ? Son père fait une crise cardiaque juste quand pour probablement la première fois depuis sa naissance elle décide de ne pas passer la soirée avec sa famille. Non mais c'est quoi cette morale à la con ? On ne peut pas être égoïste 5 minute sans voir s'abattre les foudres de la colère divine sur notre tête ? Give me a break ABC !!!!! Et l'autre Hilda sa soeur qui en rajoutte une couche mode culpabilisation ON, non mais ça va quoi. Il y a de plus en plus de morale à la noix dans Ugly Betty et ça commence à bien faire. Montrez-nous du Mark, montrez-nous du Amanda, montrez-nous du Wilhelmina mais arrêtez avec la morale chrétienne de Betty. 

Sinon en bref cette semaine, j'ai vu le pilote de Damages dans l'avion qui me ramenait vers Paris, malgré un démarrage un peu lent, j'ai bien envie de voir la suite, le rendez-vous est donc pris le 25 janvier sur Paris Première. Par contre j'ai complètement oublié Jekyll sur Arte, il va falloir trouver ce pilote, vu que sur la chaîne franco-allemande, ils ne connaissent visiblement pas la signification du mot « rediffusion ».
ER continue son avalanche de guest avec Corday dans un épisode centré sur Neela avec une narration originale qui m'a bien plu, et pour le coup la morale était carrément inverse à celle de Betty la moche, quand Neela essaie d'être parfaite, ses deux patients meurent, quand elle prend du bon temps, les deux sont sauvés. Par contre passé l'effet de surprise, je me suis demandé ce qui était arrivé à Elizabeth Corday, d'une incroyable platitude pendant son court passage dans cet épisode.
Et je termine avec la traditionnelle news série que les créateurs de 24 nous ressortent tous les ans depuis la saison 3 à l'ouverture de chaque nouvelle saison : oyez, oyez, braves gens, Jack Bauer n'est pas un surhomme, peut-être va-t-il (enfin) mourir la saison prochaine...

lundi 10 novembre 2008

Real Life vs Fiction

Ce post comparatif est un peu particulier, je vais m'éloigner un peu du monde des séries (je ne vais pas très loin d'ailleurs je ne le quitte pas vraiment) mais une chose m'a frappée, à l'époque où la politique devient de plus en plus un "show" (les Français rajouteront "à l'américaine").
Si la campagne présidentielle de Barack Obama a beaucoup été comparée à celle de Matthew Santos dans la série The West Wing, j'ai eu comme un sentiment de déjà-vu en regardant M6 samedi après-midi. Je suis retombée sur la série Commander in Chief (que j'avais complètement oubliée vu qu'elle est à peu près aussi captivante qu'un documentaire sur la reproduction des huitres) dans laquelle Geena Davis interprète MacKenzie Allen, vice-présidente républicaine qui succède au Président après sa mort d'une crise cardiaque. MacKenzie Allen est inexpérimentée, elle manque de déclarer la guerre au Nigéria au nom du féminisme, et on la voit plus s'occuper de ses enfants que des affaires d'Etat (en tout cas c'est mon impression). Ce ne sont là que des exemples du premier épisodes, Dieu sait ce qu'elle est allée nous inventer dans les épisodes suivants... Mmmmm. C'est bizarre ça me rappelle étrangement ce qui a été dit d'une certaine... Sarah Palin...


C'est amusant pour cette présidentielle américaine, on aura pu aller chercher dans les séries un aperçu de ce qui pourrait se passer (aurait pu se passer) pour chacun des candidats. Finalement, on peut se poser la question : dans quelle mesure la réalité et la fiction s'influencent-elles mutuellement ?
Finalement, heureusement que les Américains ont élu David Palmer... (en espérant que la fin du scénario soit changée...)