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mardi 17 novembre 2009

Mettre de l'eau dans son bon vin

Quand je fais le bilan de cette rentrée 2009, je me rends compte que finalement pas grand chose de bon n'en est sorti. Vous avez pu le lire sur ce blog, j'ai été critique sur les trois-quart des pilotes de cette rentrée et pour les séries avec lesquelles j'ai décidé de faire un petit bout de chemin, je m'interroge sur la pertinence de certaines dans leur format (je pense en particulier à V et Flash Forward). En effet, j'étais parmi les plus enthousiastes à la vue du pilote de Flash Forward, mais il faut bien dire qu'aujourd'hui, je n'ai plus le même avis. Le problème n'est pas vraiment l'histoire en elle-même mais l'étirement de celle-ci qui finit par devenir d'un ennui mortel parce que plus rien ne s'y passe. Et si finalement le problème était le format « saison(s) de 24 épisodes » ?
L'avantage d'une saison de 24 épisodes (en mode diffusion américaine), c'est qu'elle dure toute l'année (année de diffusion j'entends, allant de septembre/octobre à mai avec des pauses). Le problème c'est qu'il faut faire preuve d'une productivité et d'une créativité folle pour produire 24 épisodes sur une saison sans tomber dans l'ennui (sans compter la frilosité des chaîne lorsqu'il s'agit de faire preuve d'audace ou d'ambition). Pour certains types de série, ce format fonctionne très bien. Toutes les séries fonctionnant sur un format d'épisodes « stand alone » s'accommodent très bien de 24 épisodes par saison, je pense en particulier aux séries de CBS policières. Les séries à vocation soapesques comme Desperate Housewives ou Grey's Anatomy aussi. Après tout, elles ne sont que des ersatz améliorés des soaps quotidiens : des histoires souvent abracadabrantes entre un petit groupe de personnages dans un lieu restreint.
Mais lorsqu'il s'agit d'une histoire particulière qui tente de raconter quelque chose et qui n'a à priori pas de vocation soapesque, le format « saison(s) de 24 épisodes » n'est selon moi pas adapté du tout.
Le concept est souvent prometteur, intéressant, mais la série s'enlise dans des histoires secondaires (j'ai presque envie d'ajouter soapesques) inutiles au propos et qui ne sont là que pour étirer la série parce que la chaîne a commandé plus d'épisodes. Lost en est un exemple flagrant, si la série avait été une mini-série de 13 épisodes au lieu d'une série de 6 saisons de 24 épisodes (et un peu moins pour les dernières), elle aurait sûrement un plus bel aura qu'aujourd'hui et elle aurait été bien meilleure. J'y reviendrai cette semaine mais après le visionnage du pilote du Prisonnier version 2009 hier, je n'aurais probablement pas été plus loin s'il avait été question d'une série de 24 épisodes à prolonger sur plusieurs saisons. La série étant une mini-série de 6 épisodes, je vais aller jusqu'au bout en me disant que la suite est peut-être plus poussée, qu'ils ont peut-être des choses à dire (même si ce n'est pas parti pour être le cas > à ce sujet, j'en reparlerai cette semaine concernant le Prisonier mais je vous renvoie à l'article de lady sur V). Par contre, V se met en pause la semaine prochaine et quand ABC va m'asséner de promos en mars 2010 pour me dire « hey, freescully, ça y est l'hiver est fini, les JO sont passés, on a plus peur de faire un bide d'audience avec nos séries inédites, regarde, on a remis V à l'antenne ! », ben c'est pas sûr que j'y revienne. En tout cas, depuis l'épisode 2, ils font tout pour que je ne revienne pas. Et concernant Flash Forward, j'ai de plus en plus envie de lire le livre dont la série est tirée pour savoir le pourquoi du comment du Flash Forward plutôt que de continuer à m'infliger les apitoiements des personnages de la série sur leur sort.
Et le problème des séries dont le concept n'est pas fait pour durer mais qui, à la demande des networks, doivent s'étirer en longueur n'est pas nouveau, j'ai pu le constater la semaine dernière avec le visionnage de l'intégrale du Prisonnier (version originale de 1967 dont je reparlerai aussi cette semaine), série initialement conçue pour 7 épisodes mais qui a dû meubler 10 épisodes de plus à la demande de CBS pour une diffusion aux États-Unis. Et franchement dans le lot des 10 épisodes pour meubler, on sent vraiment le meublage massif pour certains...
Sans compter qu'il suffit d'un rapide tour d'horizon de la télévision américaine pour se rendre compte que les meilleures séries sont diffusées sur le câble sont dans des formats de 13 épisodes par saison.
Alors au final quel intérêt? Ne vaut-il pas mieux miser sur des mini-séries ambitieuses, qui non seulement rehausserait l'image de la chaîne qui les commande, mais en plus permettrait de doper ponctuellement les audiences dans une programmation événementielle ? (ça c'est pour faire l'avocat du diable) Et puis au niveau de la qualité, ne vaut-il mieux pas se concentrer sur l'essentiel, le développer dans une bonne mesure et dans des limites précises (si on sait combien de temps exactement on a pour développer quelque chose, on ne se perd pas dans des détails inutiles) quitte à (oh, est-ce que j'ose ?) stimuler l'imagination du spectateur en laissant des zones d'ombres que chacun est libre d'interpréter comme il souhaite ?
Non, allez freescully, arrête de rêver, la télé, c'est bon qu'à vendre du temps de cerveau disponible pour les pubs. Mais bon, parfois, je me dis que diluer un bon cru avec de l'eau, c'est quand même dommage, surtout quand c'est pour vendre du coca.

vendredi 25 septembre 2009

Pilote : Flash Forward



Petit rappel des faits : Pendant 2 minutes et 17 secondes, le monde entier semble avoir été victime d'un black-out total. Mais pendant cette période d'inconscience, chaque être humain aurait en fait vu son avenir dans 6 mois. Quelles conséquences et surtout quelles causes à ce flash-forward ?

Flash Forward était sans aucun doute la nouveauté que j'attendais le plus en cette rentrée (comme beaucoup, j'imagine) et c'est donc un peu anxieuse que j'ai lancé le pilote, toujours peur d'être déçue dans ces cas-là.
En fait, pour tout vous dire je n'ai pas vu passer les 43 minutes du pilote. Il faut dire qu'on est tout de suite mis dans le bain, on commence au milieu du gigantesque accident qu'on a tous aperçu dans les trailers, au moment du réveil après le black-out. Pour ensuite reveir en arrière pour une présentation plus classique des personnages. La série emprunte énormément au cinéma et aux films catastrophe, et il faut bien reconnaître que la poursuite en voiture, puis le chaos au moment du réveil, sont plutôt impressionants. À remarquer : voir un engin volant se crasher dans une tour à la télévision américaine, ça n'est pas anodin et c'est plutôt osé sur un network (même si le petit hélicoptère en soi n'est pas très impressionnant et que la tour ne s'effondre pas, tout est dans le symbole).
Ensuite l'enquête se met en place, les agents du FBI (on est pour l'instant beaucoup centré sur eux, les personnages secondaires permettront sans doute par la suite d'amener d'autres intrigues parallèles) découvrent rapidement qu'il ne s'agissait pas d'une simple perte de conscience et que chacun a vu quelque chose. Il est ensuite vite établi que ce quelque chose est l'avenir et la question qui en découle et qui servira de cliffhanger à ce pilote est qui est derrière tout ça ? On se dirige là évidemment vers une théorie du complot, mais pour ceux qui comme moi adorent ce genre d'intrigues, c'est très prenant.
On peut reprocher à l'histoire de ne pas avoir une dimension plus internationale (je ne sais pas à quel point la série est fidèle au livre dont elle s'inspire, ne l'ayant pas lu je n'en parlerai pas), la population mondiale semble avoir été victime de ce flash-forward et l'enquête est menée par le FBI qui n'a aucune vocation internationale (ça, c'est plutôt le rôle de la CIA), et à part une apparition éclair d'Alex Kingston pour dire qu'en Angleterre aussi, ils avaient été victime de ce black-out (et une tour Eiffel sur la chaîne info que regardent les personnages), il n'est aucunement fait mention de ressources mondiales sur cet événement. Mais bon, passons, après tout c'est une série américaine, destinée à un public américain et ce n'est pas fait pour être réaliste non plus.
Au final, si certains personnages semblent plutôt contents de ce qu'ils ont vu dans leur avenir, la plupart de ceux qu'on a vus jusqu'à présent et le héros en particulier sont plutôt troublés et vont chercher à éviter ce qu'ils ont vus en esayant de changer l'avenir. C'est la troisième question qui ressort de ce pilote : les visions des personnages (en partant du fait qu'il s'agisse effectivement de leur avenir) sont-elles inévitables ou peuvent-ils changer leur destin ? Les éléments disséminés dans ce pilote tendent à dire que non, en tout cas pas pour l'instant.

Pour terminer, une petite chose qui m'a fait beaucoup rire, c'est le pragmatisme de ABC, qui, au cas où on aurait oublié que la saison 6 de Desperate Housewives commence dimanche soir sur la chaîne, ils ont glissé ça au détours d'une scène :

Comme si le logo en bas à droite ne suffisait pas...


Verdict ? Quand on crie « nooooooooooon, la suiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite » à la fin d'un pilote, je crois que c'est bon signe, non ? En toute objectivité, je pense que si vous êtes allergiques aux films catastrophe grand public, vous pouvez passer votre chemin. Maintenant, si vous aimez les divertissements popcorn avec un soupçon de mystère, jetez un œil à Flash Forward, le pilote m'a convaincue, je serai là la semaine prochaine.

jeudi 24 septembre 2009

Pilote : Eastwick



Petit rappel des faits : Dans la petite ville d'Eastwick, trois femmes développent mystérieusement des pouvoirs après l'arrivée en ville d'un homme riche et non moins mystérieux.

Bon, ça y est, je crois que j'ai trouvé mon guilty pleasure de l'année (enfin si ça dure une année entière...). Il semble que cette année, ABC ait décider pour toutes ses nouvelles séries de faire du neuf avec du vieux. Donc aujourd'hui c'est Eastwick, à mi-chemin entre Charmed et Desperate Housewives.
Rien de bien original donc, dans une petite ville, trois femmes qui se détestent cordialement vont devenir les meilleures amies du monde parce qu'elles semblent développer des pouvoirs magiques : l'une semble pouvoir contrôler Dame Nature, la deuxième peut manipuler les pensées des gens autour d'elle (c'est la version féminine de Matt Parkmann d'Heroes, quoi) et la troisième fait des rêves prémonitoires (j'ai toujours détesté ce genre de pouvoir passif, c'est tellement frustrant...). Avec ça arrive un mystérieux et riche homme d'affaires (qui a décidé de faire du Mr Big, j'ai constamment pensé à Chris Noth pendant tout le pilote) qui vient bouleverser la vie de ces dames (ah on peut peut-être aussi rajouter un petit côté Charlie's Angels pour la suite ?).
Le tout emballé dans un beau paquet rose bonbon made in ABC, les mêmes musiques ou presque que Desperate Housewives (ou que les Sims 3, rien à voir mais comme c'est le même compositeur qui a fait la musique des deux, peut-être est-ce pour ça que j'ai constamment envie de créer un sim Bree Van De Kamp...), un petit côté soap girly et voilà !
Le cast est plaisant, Rebecca Romjin et Lindsay Price sont égales à elles-même, de ce côté là non plus, rien de bien original.
Et pourtant, allez savoir pourquoi, malgré tout ce manque de personnalité et d'originalité, j'ai bien aimé ce pilote. C'est léger, pas prise de tête, pas chiant, bref, parfait pour un guilty pleasure.

Verdict ? Je doute qu'Eastwick survive à la mi-saison, mais tant que ça dure, ça reste un divertissement sympa, sans être autre chose que ça, pas révolutionnaire, pas ennuyeux pour autant, juste ce qu'il faut pour passer un bon moment après une mauvaise journée. Inutile de dire que si vous êtes allergiques à tous les tags liés à cet article, passez votre chemin, vous risquez d'avoir envie de vomir.

mardi 31 mars 2009

Pilote : In the Motherhood

Don't worry kids, that's not blood, it's Christmas juice...

Petit rappel des faits : Jane, Emily et Rosemary sont trois mères de familles dont la série nous propose de suivre les aventures. Dans le pilote, Jane a un rendez-vous amoureux après plusieurs mois de célibat, Emily apprend à ses enfants que le père Noël n'existe pas et Rosemary se fait passer pour enceinte afin de profiter des mêmes avantages que les femmes enceintes.


Quand j'ai vu le générique de In the Motherhood chez lady, j'ai eu peur. Très peur. Finalement, le résultat, bien que mauvais, n'est pas forcément aussi catastrophique que, je ne sais pas, au hasard, Roommates. Il apparaît comme une évidence que je n'ai absolument pas ri pendant 21 minutes, tout juste esquissé un sourire lorsque Rosemary prend une photo des enfants d'Emily lorsqu'elle leur annonce que le père Noël n'existe pas. Et ne pas rire pendant ce qui est supposé être une comédie, ce n'est pas bon signe.
La série est tellement cliché, tout est vu et revu. Aucun gag ou dialogue n'est vraiment original et les actrices surjouent à mort. En fait je pense que la série souffre de son concept. A savoir que les histoires racontées sont en fait des histoires réelles (on est en droit de s'interroger sur cette supposée réalité mais bon) envoyées par des téléspectatrices d'ABC. C'était en tout cas le principe de la websérie dont la série est l'adaptation télévisuelle. Ça fait partie d'un courant, par ailleurs assez populaire dans le cinéma « d'auteur » français en ce moment, qui consiste à faire faire des choses artistiques à des gens de qui ce n'est pas le métier. Genre « Oh si on abandonnait les acteurs et qu'on mettait à la place des vrais gens qu'on prendra sur place car qui mieux que les vrais gens peuvent jouer leur histoire (et accessoirement coûtent moins cher qu'un acteur) ? » Sauf que le mot-clé de la phrase c'est « jouer » et ça, c'est un métier, il n'y a qu'à voir le nombre de gens qui prétendent déjà que c'est le leur et qui le font mal pour en plus ne pas inclure des amateurs dans le lot. Et bien pour l'écriture c'est pareil. Les vrais gens c'est bien, mais quand ils racontent leur histoire, c'est généralement banal. Donc pour en revenir à la série, les histoires et les dialogues, en plus d'être du déjà-vu, sont creux et sans intérêt.
Par contre si on nous présentait les personnages comme des mères de famille, je me demande où est passée la famille de Rosemary. Visiblement elle n'a pas d'enfants, elle n'a pas non plus de maison vu qu'elle passe sa vie chez les deux autres, et on comprend qu'elle n'a pratiquement que des aventures d'un soir. C'est très bien, mais elle est où la mère de famille là-dedans ? Cela dit, elle forme dans le pilote le duo le plus intéressant le moins chiant avec le manny Horatio, qui veut lui aussi profiter des avantages de la paternité (sans avoir l'inconvénient d'avoir soi-même un enfant).

Verdict ? Les aventures des ménagères, ce sera sans moi, je regarde déjà les aventures de celles de Wisteria Lane qui, quoi qu'en disent certains, sont quand même plus drôles.

Bonus : Je pense que le type qui a fait cette tronche à Megan Mullally dans le générique doit aller prendre des cours de Photoshop, et plus vite que ça ! Il ne manque plus que la pomme dans la bouche et on peut la cuire à la broche pour un repas dominical...

lundi 23 mars 2009

Edito du 23/03/2009 : La fin approche...

Cette semaine a été marquée par le départ de Neela dans Urgences. Cet épisode était centré sur son départ, et rappelait sur de nombreux points l'épisode du départ d'Abby un peu plus tôt au cours de la saison. Nous avons donc revu le désormais célèbre Hall of Fame des anciens médecins (avec la plaque cassée de Lucy...) sur lequel Neela a déposé sa plaque, sous l'oeil ému de Hailey. Pour préparer la fête du départ de Neela, Frank a usé de tous les clichés indiens (n'ayant visiblement pas compris, comme lui as fait remarqué Sam, que Neela était Anglaise...) et tous ces moments étaient très drôle. Et puis on revoit Abby. Peu de temps, mais assez pour la voir apparemment heureuse et épanouie, qui va même jusqu'à organiser des goûters à la maison pour les amis de son fils... Mais où est passée la Abby torturée qu'on connaissait ? J'imagine que ça fait partie du happy end général, comme les retrouvailles de Neela et Ray à la toute fin de l'épisode. Bel épisode en tout cas, plus que deux avant la fin...

Depuis des semaines maintenant, j'entends parler d'une chose soi-disant exceptionnelle : un baiser. Oui, mais pas n'importe quel baiser, un baiser entre deux femmes. The L Word ? Non la série est terminée. Grey's Anatomy ? Non, comme on a pu le constater il y a quelques semaines, ABC n'aime pas les lesbiennes. Et pourtant. Ce baiser a bien eu lieu sur cette chaîne. Desperate Housewives ? Un baiser entre Teri Hatcher et Eva Longoria ? Le buzz porte bien son nom et tout le monde en parle.
Au final ? Un vague baiser (ou plutôt deux) vite fait. Quoi, c'est ça le truc exceptionnellement choquant qu'on nous avait promis ? En fait, l'histoire gay de l'épisode concernait Susan et était d'ailleurs ridicule, comme toutes les histoires de Susan... Et comme elle était incapable de faire la différence entre un baiser rapide et un baiser langoureux, Gaby lui a montré. Bon. Ok. Pas incroyable. La réplique drôle venait ensuite, quand Gaby pense que Lynette veut lui demander un baiser aussi alors qu'elle lui demande un piston pour un job. Mais le baiser en question était plus qu'anecdotique et ne valait vraiment pas tout ce foin...

Par contre, beaucoup plus "choquant" :), on découvrait cette semaine que Betty la moche avait une vie sexuelle. Parce que bon, ok, Betty a des aventures, mais de là à dire que ce n'était pas purement platonique, vu les types avec qui elle est sortie, rien ne dit qu'elle n'était pas vierge. Enfin donc ce n'est pas le cas et son copain du moment ne veut pas conclure, ce qui la contrarie beaucoup (je me garderais bien ici de faire une moquerie facile mais sachez que je le pense quand même). Ce qui nous vaudra un grand moment complètement déjanté quand Mark et Amanda décident d'essayer de la rendre plus sexy... Comme toujours, même si on ne les voit pas assez, il ne fait aucun doute que Mark et Amanda sont le duo le plus drôle de la série.

lundi 26 janvier 2009

Edito du 26/01/2009 : Au revoir Grissom...

Cette semaine, c'était pour moi le départ de Grissom de CSI. Si la série est du Bruckheimer pur jus, bien huilé, bien réglé, Gil Grissom était pour moi le seul personnage de la franchise qui apportait quelque chose en plus. Après tout, il a été le premier personnage des cop shows du genre de ces dernières années à être peu conventionnel, c'était un solitaire dont on ne savait que peu de choses, nous avons d'ailleurs mis six saisons avant de savoir qu'il entretenait une relation avec Sara Sidle. Et pas de gros violons dégoulinant entre eux, non, de simples regards, des petites phrases, mais rien de plus. Cette relation a été exploitée avec beaucoup de sensibilité je trouve, c'est peu courant dans ce genre de séries. Mais CSI est aussi différente dans son évolution. La série a su aller au-delà du simple plan d'épisode à la Bruckheimer, elle a su essayer des choses différentes au cours des années, dans sa réalisation, dans son mode narratif. Mais CSI c'est avant tout Grissom. D'ailleurs la déesse Audiences a frappé : après le départ de Grissom, les audiences ont beaucoup chuté. Parce qu'il ne suffit pas de mettre une star pour remplacer Grissom. Laurence Fishburne est sûrement meilleur acteur que William Petersen mais là n'est pas la question. C'est le début de la fin pour CSI, bon vent Grissom !

Cette semaine j'ai aussi continué ma découverte de Being Erica et je me suis aperçue avec plaisir que la série ne prenait pas la voie de la facilité en se contentant de faire réparer à Erica ses erreurs du passé pour que sa vie présente s'améliore, au contraire, Erica s'aperçoit que changer son passé ne change pas son présent. Une vision plutôt fataliste donc, mais pas seulement puisqu'elle assume de plus en plus sa vie présente et se focalise moins sur le passé pour se trouver des excuses. C'est donc une vision intéressante qui accompagne les retours toujours aussi drôles d'Erica dans son passé.

Par contre Ugly Betty continue sa régression, maintenant Betty quitte son appartement pour retourner vivre chez son père, ouais trop cool, la prochaine étape, elle quitte son job et comme ça on peut faire une série sur les Suarez à la 7th Heaven...
Autre coup de griffe contre Desperate Housewives qui nous avait promis un 100ème épisode incroyable, sauf que c'était un épisode bouche-trou qui ne faisait pas avancer le schmilblik de la saison 5 d'un iota, non vraiment, mieux vaut l'oublier vite, celui-là.

En bref cette semaine dans les news, évidemment la plus grande news, c'est le retour de George Clooney et Juliana Marguiles dans ER ! Lui qui avait juré ses grands dieux de ne jamais remettre les pieds aux urgences, j'aimerais bien connaître le montant du chèque qui l'a décidé... Oh je suis mauvaise langue !!! :) Pour rester dans ER, au vu de la clémence de la déesse Audience pour cette dernière saison, NBC cherche activement un successeur à sa série médicale, aussi a-t-elle commandé deux pilotes de séries médicales, Trauma et Mercy, je ne manquerai pas de vous en faire la review en temps voulu.
En parlant de pilotes, la Fox a commandé le pilote du remake américain d'Absolutely Fabulous. Alors, là, j'ai peur. Déjà, ce n'est pas la première fois que les Américains cherchent à faire un remake de la série britannique (et que le projet se plante à chaque fois), mais surtout quand je vois l'abomination qu'on en a fait en France, j'ai très peur. Cette série est unique, ce n'est pas la peine de vouloir faire un remake d'une série indescriptible et inimitable point barre.
Dernière news qui vient de tomber pendant la rédaction de cet édito : TFbeurk a acheté Fringe, The Mentalist, The Philanthropist, Eleventh Hour et Secret Life of the American Teenager. Autant pour SLOTAT, je m'en doutais un peu, autant Eleventh Hour j'aurais plutôt vu ça sur Meuh6. Pour les autres séries achetées, je pleure parce que je déteste cette chaîne et ça m'ennuie que des séries que j'aime y passe, dans le désordre, à minuit, par paquets de trois ou quatre épisodes d'un coup. Je sais, ça n'a rien de rationnel, Meuh6 ou Canal- ne valent pas mieux que TFbeurk, mais c'est mon avis totalement subjectif.

jeudi 13 novembre 2008

Quand Jack Bauer et Chuck Bartowski ne font qu’un…

…ça donne My Own Worst Enemy, série d’espionnage avec Christian Slater. Reprenant le principe de Dr Jekyll et Mr Hyde, la série voit évoluer Edward, un espion participant à un programme spécial consistant à lui créer une personnalité (Henri) qui ne connait rien de sa vie d’espion et mène une vie normale, et que ses supérieurs peuvent déclencher quand ils n’ont plus besoin d’Edward pour une mission. Quel est l’intérêt, me direz-vous, est-il tellement bête qu’il ne peut pas mener consciemment une double vie comme tous les espions ? Apparemment. Alors bien sûr, quand Henri se réveille alors qu’on ne lui demande rien en pleine mission d’espionnage, ça fait tâche. Henri découvre donc l’existence de son double (et qu’en fait le double, c’est lui) et doit donc parfois échanger sa vie avec celle d’Edward et inversement en attendant que le problème soit réparé. Et c’est bien son problème à Henri. Lui ne veut que vivre une vie normale (et faire l’amour à sa femme, qui a l’air de plus s’éclater avec Edward :) ). Vous êtes perdus ? C’est normal on s’y perd un peu, surtout quand Henri se met à imiter Edward.
La série a malgré tout de grandes qualités, à commencer par un cast impeccable, Christian Slater et Mike O’Malley dans des rôles schizophrènes s’en sortent très bien. L’air autoritaire et les yeux exorbités d’Alfrey Woodward sont ici plus à leur place que dans Desperate Housewives et James Cromwell, ben c’est James Cromwell, c’est une valeur sûre. L’idée de la double personnalité est une bonne idée de départ et donne lieu à des situations très drôles quand Henri découvre ce qu’a fait Edward pendant son absence (et vice versa). Les conversations par enregistrements interposés entre les deux personnalités sont parfois aussi très comiques. Malheureusement, le plus grand défaut de la série est qu’on s’y perd un peu. Généralement, quand on a affaire à un personnage et à son double, les deux ont une apparence physique différente, ce qui permet de bien les reconnaître. Ici, que nenni. Les deux sont strictement les mêmes, ce qui renforce l’effet schizophrène de la chose. Et même si on peut sentir un léger changement de ton selon la personnalité, comme ils doivent l’un et l’autre faire semblant d’être l’autre (vous suivez toujours ?), tout cela est parfois très confus.
Il y a aussi autre chose, de totalement subjectif. La série est agréable à regarder, on ne s’ennuie pas (c’est un peu comme un James Bond, il vaut mieux ne pas se distraire 5 minutes sinon, on a du mal à suivre après…) mais il manque quelque chose. Je ne sais pas quoi, mais il me manque ce petit truc qui va faire que j’ai envie de revenir.
De toute façon, le jour où je décide de découvrir cette série est aussi le jour où NBC a décidé d’y mettre fin, la formule n’a donc pas fonctionné, nous ne saurons donc jamais si Edward et Henri seront « réparés » ou s’ils devront être « achevés », comme la série.

mardi 28 octobre 2008

La rechute

Cela fait maintenant 4 ans que je procède à l'éducation téléphagique de Doudou. Ca n'a pas été facile au début, mais avec du temps, de la patience et une force de persuasion toute féminine, j'ai réussi à élever son niveau de culture téléphagique à un niveau tout à fait correct (même si il y a encore du boulot).

Mais voilà, hier, il a eu une rechute. Tout allait pourtant très bien, il venait même de m'annoncer qu'il comprenait de mieux en mieux l'anglais et que bientôt il allait peut-être pouvoir se passer des sous-titres quand on regarde des séries en anglais, nous avions passé un dimanche de rêve devant des séries telles que Dexter ou House, mais voilà, hier, il a eu une rechute, tout cela était trop beau pour être vrai. Alors que je me dépêchais de terminer la vaisselle pour pouvoir commencer la soirée, je lui ai demandé de venir m'aider à ranger et là... Je l'ai entendu me crier depuis le canapé "Oh, tu me soules, je regarde Joséphine !"... Ce sont des mots d'une rare violence pour une téléphage comme moi, ça m'a fait un choc. Tous ces efforts pour rien ? Toutes ces heures passées à lui expliquer que la fiction française, et en particulier celle de TF1, est d'une qualité médiocre par rapport à ce qui peut se faire ailleurs, toutes les ruses utilisées pour lui faire regarder des Pushing Daisies, des Six Feet Under, des Absolutely Fabulous, auxquelles il n'était pas favorable et qu'il a finalement adoré...

Non, je ne peux pas baisser les bras, ce n'est qu'une petite rechute, une erreur, c'est décidé, pour la pause hivernale, je sors The West Wing !

samedi 11 octobre 2008

La liste

Quand j'ai lu le pitch de The Ex List, je me suis étonnée de voir qu'elle passait sur CBS ("Quoi, CBS ne diffuse pas que des séries policières???). C'est en effet plutôt le genre de série a atterrir sur ABC, entre un Desperate Housewives et un Samantha Who (oui c'est pas le même soir, et alors?). Je me suis donc dit que j'allais essayer (parce que dans le fond j'aime bien les séries girly) pour voir ce que ça donne. Verdict? C'est agréable à regarder, et contrairement à Valentine (voir mon post à ce sujet), je ne me suis pas ennuyée du tout, c'est léger, c'est plutôt drôle et divertissant. C'est typiquement le genre de série qu'on regarde comme ça, le dimanche après-midi parce qu'on a rien d'autre à faire et que c'est sympa quand même. Mais par contre il est bien évident que le concept est très limité. C'est un peu comme Prison Break, on sait par avance que la série ne durera qu'une saison (si elle dure plus longtemps, comme Prison Break, ben, voilà le résultat quoi, ai-je vraiment besoin d'en dire plus?). Le problème de The Ex List, c'est que même si Bella a un tableau de chasse conséquent, à un moment donné, elle va bien être à court d'ex, la petite. Et puis n'oublions pas qu'elle n'a qu'un an pour réaliser que l'ex qu'elle est supposée épouser est celui qui est juste sous son nez. En fait, je pense que cette série aurait fait un film sympa, mais je vois mal comment ne pas lasser sur la durée. Evidemment pour ce premier épisode, ils ont choisi de me mettre Eric Balfour sous le nez, comme ça, alors forcément, si on me prend par les sentiments... Mais bon, je ne suis pas encore totalement convaincue, même si j'ai passé un bon moment, je vais laisser sa chance à la série encore quelques épisodes et on verra bien.