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lundi 9 février 2009

Edito du 09/02/2009 : Quand ER fait ses premiers adieux...

Cette semaine, j'ai enfin eu droit à la résolution de mon cliffhanger de Life on Mars US. Bon enfin ce n'était pas vraiment une résolution puisqu'elle a posé d'autres questions mais cet épisode avait au moins la bonne idée d'approfondir la mythologie de la série, qui a l'air de partir dans une autre direction que celle de la série britannique dont je n'ai vu que la première saison mais qui n'avait pas l'air de partir dans ce sens-là. C'est donc une bonne nouvelle, pas que je n'aimais pas la direction dans laquelle partait la série britannique, mais plutôt parce que je n'ai jamais vraiment compris l'intérêt des remakes copiés collés sur l'original. Il me semble plus intéressant d'adapter, de s'inspirer que de copier. Et en plus dans l'épisode de cette semaine, Eric Balfour était en guest, alors j'étais ravie !
Sinon dans la famille Life on Mars, je voudrais Urgences qui fait du Life on Mars. L'épisode de cette semaine voyait le retour du Dr Morgenstern dans un épisode centré sur un patient qui semble bloqué dans les années 1970 (d'où des moments très Life on Mars) et dont on apprend que c'est en fait un ancien médecin du Cook County et qu'il a contribué aux développements de l'hôpital et à ses programmes universitaires. En assistant à la mort de ce patient qui a « créé » les urgences du County telles que nous les connaissons aujourd'hui, c'était comme un premier adieu à la série, j'ai trouvé que c'était une belle métaphore de ce qui nous attend le 2 avril prochain (déjà?). Voici une petite illustration des urgences vues par ce patient un peu spécial :


Je voulais aussi revenir sur ce que j'avais dit à propos de CSI il y a deux semaines et du départ de Grissom qui signait pour moi le début de la fin de la série. Je trouve que le « nouveau » est intégré de façon intéressante. Non seulement il ne prends pas la place de Grissom puisque c'est Catherine Willows qui reprend le poste (ce qui administrativement est plus normal mais je pensais que Lawrence Fishburne allait juste remplacer Grissom, en tout cas, c'est comme ça qu'on nous l'avait présenté), mais en plus on le voit avoir du mal à s'acclimater au monde de la police scientifique. Il ne sait pas trop comment faire, on le voit rester au labo pour s'entraîner à relever les empreintes digitales, j'ai trouvé ça bien vu. Dans les autres CSI, on aurait plutôt eu droit au type qui arrive de nulle part, qui fait un changement de carrière radicale mais qui est déjà au fait de tout ce qu'il faut savoir sur la police scientifique, et qui aurait déjà pu sortir ses phrases choc avant le générique de chaque épisode (ce qui est quand même un plagiat de la technique Lenny Briscoe dans Law & Order, Bruckheimer n'a rien inventé...). Je suis donc pour l'instant assez agréablement surprise de l'intégration de ce nouveau personnage, à voir pour la suite, quand il aura pris de l'assurance.

En bref cette semaine, c'était le grand retour du réservoir dans Fringe, celui qui permet à Olivia Dunham de se plonger littéralement dans les souvenirs de son défunt ex. Rien d'extraordinaire à cela si ce n'est de pourvoir remarquer qu'au FBI, la paie ne doit pas être terrible puisqu'en plus de porter le même tailleur pantalon toutes les semaines, ne pas pouvoir se payer un coiffeur digne de ce nom (le casque plat sur la tête ce n'est pas très beau...), l'agent Dunham n'a visiblement qu'une seule paire de sous-vêtements (à moins que ce soit ceux qu'elle utilise exclusivement pour se plonger dans ce réservoir...). Donc peut-être devrions-nous lancer une collecte de fonds, un Olivia-ton (non pas thon) pour qu'elle puisse au moins se changer une fois de temps en temps, ce sera moins pénible pour ses collègues de travail !
Je voulais aussi vite fait souligner le fait que Tara (de United States of Tara pour ceux qui ont du mal à suivre...) accepte bien le fait que son fils soit gay et n'en fait pas tout un plat, c'est tellement rare dans les fictions que ça fait du bien et ça me fait penser encore plus de bien de cette série.
J'ai eu aussi droit à une piqûre de rappel, un petit cross-over entre Grey's Anatomy et Private Practice, ça tombe mal, je suis un peu en retard dans Private Practice... Je sais ce qu'il me reste à faire la semaine prochaine !

mardi 14 octobre 2008

Et si...

Hier soir, après avoir visionné le season premiere de Lipstick Jungle (qui n'a fait que me confirmer que j'aurais préféré que ce soit Cashemere Mafia qui continue...), je me suis dit que j'allais continuer la soirée sur une note girly et j'ai donc lancé le season premiere de Private Practice. Et c'est avec surprise que j'ai constaté l'amorce d'un virage dans le ton de la série. Après une saison 1 de seulement 9 épisodes et assez copie conforme de Grey's Anatomy sur le côté soap (y'en avait-il un autre, d'ailleurs?), la chose que je constate avec ce premier épisode est que pour une fois, Private Practice parle d'autre chose que d'histoires de coeur. Oui, dans ce premier épisode de la saison 2, on parle, une fois n'est pas coutume, d'éthique médicale. Et pour deux patients différents. Les deux questions qui sont posées sont : Peut-on créer une vie pour en sauver une autre ? et Le secret médical doit-il être brisé quand la vie d'un tiers est en danger ? La série prend aussi un ton critique tout au long de l'épisode à l'aide d'une vidéo promotionnelle sur le cabinet médical qui est présente dans tout l'épisode (surtout au début) dans laquelle les médecins nous balancent des banalités larmoyantes sur la famille du genre "Nous sommes une famille et qui mieux qu'une famille peut soigner votre famille ?". Cette vidéo est mise en parallèle avec ces mêmes médecins qui passent l'épisode à demander leur chèque de prime et à planifier leurs vacances. Le cabinet est aussi en faillite au début de cette saison et ces deux éléments posent donc une troisième question : Quel rapport la médecine peut-elle avoir avec l'argent ? (en sachant très bien qu'ici il n'est nullement question de ticket modérateur et de sécurité sociale, qui sont des mots dans cet environnement médical pour riches). Il n'en reste pas moins que ce genre de questions donnent à la série un peu plus de profondeur qu'elle en avait dans sa première saison (bon c'est sûr qu'en partant de néant, ce n'était pas très compliqué). Alors voilà, est-ce que ce genre de questionnement va devenir la norme et prendre le pas sur les histoires de coeur (qui ne seront plus là que pour faire revenir les télespectateurs lambda toutes les semaines : car oui, ne nous faisons pas d'illusions, les gens d'une manière générale, allument leur télé pour savoir si truc va coucher avec machin plutôt que pour entamer une réflexion un peu plus poussée...) ? Si c'est le cas, et là je marche sur des oeufs car c'est avec un grand S et j'extrapole vraiment la possibilité d'un questionnement plus poussé (et surtout d'une résolution de ces questions un peu moins facile), Private Practice pourrait-elle devenir l'héritière d'Urgences ? (non attendez avant de me jeter des pierres, je m'explique).

Comme tout le monde le sait, Private Practice est un spin-off de Grey's Anatomy. Elle en reprend les grandes lignes appliquées à Addison Montgomery au lieu de Meredith Grey. Sauf que deux séries identiques sur la même chaîne, c'est voué à l'échec. Donc il faut bien se démarquer d'une façon ou d'une autre. Et je trouve que Grey's Anatomy ressemble trait pour trait à une autre série médicale des années 1990 (je ne vous en dit pas plus, je prépare un post comparatif à ce sujet). Mais Grey's Anatomy ne nourrit aucune réflexion sur le milieu médical, l'hôpital n'est que le théâtre des aventures amoureuses de Meredith et sert à attirer le chaland avec un cas spectaculaire de temps en temps. La réflexion sur des sujets de société dans les séries médicales, c'est le terrain d'Urgences (qui a dit "c'était" ?). D'où mon questionnement. Evidemment, dans Private Practice, on est bien loin des préoccupations des médecins des urgences qui travaillent dans un hôpital public avec peu de moyens. Mais Private Practice a le potentiel de poser une réflexion sur la médecine et le business qu'elle est devenue. Et pourquoi pas, comme on l'a vu dans ce season premiere, de se confronter à des situations médicales  et sociales qui font débat ? La seule ombre au tableau de ce début de saison est la résolution des questions posées. Encore une fois, tout est bien qui finit bien et donc on pose une question mais les choix effectués ne débouchent sur aucune une tragédie et restent donc sans conséquences. Et c'est bien ça qui fait que le début de réflexion amorcé dans l'épisode n'atteint pas la cheville de ce qu'a pu faire Urgences. Mais c'est un début...

En tout cas, l'amorce du virage pris dans ce premier épisode de la saison 2 est de bon augure. Espérons qu'il ne s'agisse pas d'une exception et que la série ne retombe pas dans le soap pur, le sous-Grey's Anatomy qu'elle était dans sa première saison.

(Allez-y maintenant, sortez les cailloux!!!)