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mercredi 23 septembre 2009

Pilote : The Forgotten



Petit rappel des faits : L'Identity Network est un groupe de civils bénévoles qui aident la police à retrouver l'identité de victimes non identifiées.

Quand Cold Case rencontre Without a Trace, ça donne The Forgotten. Le nouveau copshow d'ABC produit par Bruckheimer et Littman, qui officient d'habitude sur CBS, est comme n'importe quelle série du très prolifique Jerry B., une série efficace, emballée dans une mécanique bien huilée, des gimmicks scénaristiques qu'on connaît par cœur, enfin bref, c'est un peu ce que je disais hier à propos d'Accidentally on Purpose, on est en terrain connu. Donc on reprend ce qui marche et on recommance : un meurtre, une équipe de choc, des sentiments, une musique pas assoudissante bien placée, le tout emballé dans une réalisation efficace. Le fait que les personnages soient des civils se veut sûrement être un élément de rapprochement pour le public, genre ce sont des gens comme vous et moi, sauf qu'ils finissent quand même par faire le boulot de la police (ça a d'ailleurs l'air si facile, on se demande bien pourquoi la police ne l'a pas fait elle-même). La seule « originalité » est l'introduction d'une Mary-Alice d'un narrateur qui est la victime elle-même, comme si elle suivait l'enquête de l'Identity Network. J'ai vraiment un peu de mal avec le procédé. L'esprit d'une personne morte qui exprime à voix haute des émotions telles que « ma famille me manque », ça induit une notion de fantastique qui n'a, à mon avis, rien à faire dans ce type de copshow. La simple vision du « fantôme » de la victime à la fin de chaque épisode de Cold Case suffit amplement à produire un effet émotionnel similaire, on retrouve d'ailleurs aussi à plusieurs reprises ce genre de vision dans The Forgotten, mais je trouve que la voix du mort c'est un peu too much, en particulier lorsqu'il s'agit de lui faire exprimer des émotions post-mortem. Lorsque la victime a un simple rôle de narrateur, c'est acceptable.
L'autre chose que je n'ai pas compris de la part d'ABC c'est pourquoi diable avoir remplacé Rupert Penry-Jones (soupir fleur bleue) par... Christian Slater ? Non mais Christian Slater, il était vaguement sexy il y a 20 ans mais maintenant c'est juste un acteur has-been alors que Rupert... ah Rupert... Bon bref.

Verdict ? Pour résumer, vous aimez Cold Case et Without a Trace (FBI portés disparus) alors vous aimerez sûrement The Forgotten. Ca se laisse très bien regarder, c'est calibré comme du Bruckheimer pour ne pas s'ennuyer. Je regarderai probablement la série lors de sa diffusion française puisque je verse toujours ma petite larme devant chaque épisode de Cold Case. Mais disons que question originalité, on repassera.

mercredi 8 avril 2009

Pilote : Cupid

Petit rappel des faits : Cupid(on) est renvoyé sur Terre pour unir 100 couples avant de pouvoir retourner sur l'Olympe. Il s'établit à New York et comme tout le monde le prend pour un fou, il est suivi par une psy(che).

Deuxième production Rob Thomas cette année, il faut bien dire que Cupid a au moins l'avantage de ne pas être mortellement ennuyeuse, contrairement à Party Down. Je n'ai pas vu Love Therapy, qui est la série originale du même Rob Thomas (il faudra m'expliquer l'intérêt de refaire un truc qui n'a pas marché il y a 10 ans, avec le même producteur et sur la même chaîne...), je ne soutiendrai donc pas la comparaison. Il semble cependant que l'amour soit à la mode en ce moment et après avoir perdu mon temps devant Valentine, j'avais un peu peur de lancer le pilote de Cupid. Finalement, la série s'est avérée moins pénible que Valentine, même si elle souffre de tous les défauts (certains prendront cela pour des qualités) des productions Disney/ABC, les clichés en veux-tu en voilà, le romantisme à l'eau de rose dégoulinant, l'optimisme à outrance, etc. Évidemment tout cela est rafraîchissant une fois de temps à autre (quand ma montagne de cynisme fait place à un peu de romantisme, attention ça arrive 2 jours par an, faut bien viser), mais de là à avoir une dose par semaine... 
Mais peut-être qu'après tout, on peut rêver, Cupid n'est pas ce qu'on croit et il faut aller chercher la réponse sur CBS : on nous dit que Bobby Cannavale aka l'agent des stups Eddie Saccardo dans Cold Case est parti en mission « undercover », peut-être qu'on assiste ici à sa mission ? Et que tout cela n'est qu'un gros trip sous acide comme sait si bien nous les concocter Disney.
Trève de plaisanterie, Cupid est une petite bluette sympathique à regarder les jours de pluie, qui peut redonner du baume au cœur aux romantique (et faire vomir les autres), mais qui ne casse pas trois pattes à un canard.

Mention spéciale tout de même à Bobby Cannavale que j'ai toujours trouvé très charmant et qui donne une énergie sympathique au pilote.

Verdict ? Parfait guilty pleasure girly, Cupid n'est pas la série de l'année, mais se laisse regarder de temps en temps, au moins pour les beaux yeux de Bobby Cannavale.

lundi 19 janvier 2009

Edito du 19/01/2009 : Guilty pleasure et morale chrétienne

Cette semaine j'ai eu une révélation. Lorsque j'ai découvert The Mentalist cet été, j'avais trouvé ça sympa, ça me rappelait vaguement Profiler, je me suis dit qu'après tout, pourquoi pas? Et j'ai donc commencé à suivre cet enième cop show made in CBS. Je reconnaît que la série n'a absolument rien d'exceptionnel, les enquêtes sont on ne peu plus télescopées, les acteurs sont bons comme dans un cop show (ils font le minimum syndical, quoi) et on a toujours une impression de déjà vu (ah tiens, ils l'ont pas déjà fait dans les Experts/NCIS/Numb3rs/Bones/Without A Trace/Cold Case/you name it ? Non? Ah bon...). Et pourtant, The Mentalist est devenu mon guilty pleasure de cette saison. Pourquoi vous allez me dire ? Et bien je ne sais pas si c'est son air de surfeur australien, ses cabotinages, la façon qu'il a de toujours être un temps en avance sur ses camarades du CBI ou son costume démodé et ses chaussures pourries (qui ne vont absolument pas avec le costume en question : mais que fait la fashion police?), mais j'avoue, je craque complètement pour Patrick Jane. Attention, hein, j'ai dit Patrick Jane, pas Simon Baker, je ne sais pas comment est ce monsieur dans la vraie vie, moi c'est le personnage qui me plaît. Le personnage avec le physique de Simon, on est d'accord. Patrick Jane, c'est typiquement le type qui énerve à la seconde même où on le rencontre. Et puis plus ça va, plus il devient charmant. C'est un peu comme le Dr Brenner dans Urgences (encore un Australien, je me découvre une nouvelle passion ou quoi ?). Alors voilà, toutes les semaines, je retrouve avec plaisir les tribuations de Patrick Jane, ses petites manipulations, ses déductions, ses mascarades. L'enquête n'a plus vraiment d'importance, elle ne sert qu'à voir Patrick Jane en action, vu que de toute façon il faut bien dire que les autres membres de l'équipe du CBI sont tous un peu neuneus et ne servent que de faire-valoir à ce cher Patrick. Anecdote qui m'a fait sourire dans l'épisode de cette semaine, la scène de crime avait été maquillée pour faire croire à un crime sataniste et comme par hasard il y avait une « sorcière » dans le bled. Et voir Robin Tunney se moquer de la Wicca genre « ah la magie c'est nul ça n'existe pas » alors qu'il y a quelques années, elle tenait le rôle principal dans le film The Craft (pas un grand chef d'oeuvre mais mon film préféré de l'époque pour des raisons absolument pas cinématographiques), j'ai trouvé ça drôle. Clin d'oeil voulu ou pas, en tout cas moi, ça m'a interpelée.

Autre événement qui m'a marquée cette semaine c'est (attention spoilers Ugly Betty Saison 3, vous êtes prévenus !) la crise cardiaque d'Ignacio Suarez. Alors là je m'insurge. Non pas contre la crise cardiaque en question qui peut être un élément intéressant scénaristiquement parlant, mais contre les circonstances de cette crise cardiaque et la morale qui apparaît en filigrane. Alors Betty décide de donner un coup de pouce à sa carrière. Alors Betty décide pour une fois de penser un peu à elle. Résultat ? Son père fait une crise cardiaque juste quand pour probablement la première fois depuis sa naissance elle décide de ne pas passer la soirée avec sa famille. Non mais c'est quoi cette morale à la con ? On ne peut pas être égoïste 5 minute sans voir s'abattre les foudres de la colère divine sur notre tête ? Give me a break ABC !!!!! Et l'autre Hilda sa soeur qui en rajoutte une couche mode culpabilisation ON, non mais ça va quoi. Il y a de plus en plus de morale à la noix dans Ugly Betty et ça commence à bien faire. Montrez-nous du Mark, montrez-nous du Amanda, montrez-nous du Wilhelmina mais arrêtez avec la morale chrétienne de Betty. 

Sinon en bref cette semaine, j'ai vu le pilote de Damages dans l'avion qui me ramenait vers Paris, malgré un démarrage un peu lent, j'ai bien envie de voir la suite, le rendez-vous est donc pris le 25 janvier sur Paris Première. Par contre j'ai complètement oublié Jekyll sur Arte, il va falloir trouver ce pilote, vu que sur la chaîne franco-allemande, ils ne connaissent visiblement pas la signification du mot « rediffusion ».
ER continue son avalanche de guest avec Corday dans un épisode centré sur Neela avec une narration originale qui m'a bien plu, et pour le coup la morale était carrément inverse à celle de Betty la moche, quand Neela essaie d'être parfaite, ses deux patients meurent, quand elle prend du bon temps, les deux sont sauvés. Par contre passé l'effet de surprise, je me suis demandé ce qui était arrivé à Elizabeth Corday, d'une incroyable platitude pendant son court passage dans cet épisode.
Et je termine avec la traditionnelle news série que les créateurs de 24 nous ressortent tous les ans depuis la saison 3 à l'ouverture de chaque nouvelle saison : oyez, oyez, braves gens, Jack Bauer n'est pas un surhomme, peut-être va-t-il (enfin) mourir la saison prochaine...

lundi 8 septembre 2008

Dans la ligne de mire

Dimanche dernier, France 2 a débuté la diffusion de The Kill Point. A première vue, le pitch ne m'a pas semblé très accrocheur : une équipe de braqueurs (anciens soldats revenus d'Irak, on l'apprendra plus tard) organise le hold-up d'une banque mais les choses tournent mal et le hold-up se transforme en prise d'otages. Si je n'étais à priori pas très partante au vu de ce pitch c'est parce qu'il m'en rappelait furieusement un autre : celui de The Nine. Et quand j'ai commencé à regarder The Nine il y a deux ans, j'étais très enthousiatse rien qu'avec le pitch : après une longue prise d'otages dans une banque, les neufs rescapés essaient de reprendre leur vie (mais le vrai enjeu était de savoir ce qui s'était passé pendant cette prise d'otages). Sauf que. Sauf que The Nine, il faut bien le dire, c'est chiant à crever. Les personnages ne sont pas très attachants (sauf John Billingsley, mais lui même quand il joue les tueurs fous dans Cold Case, il a une bouille sympa), leurs histoires post-prise d'otages traînent en longueur et sont d'une banalité affligeante et les flash back sur la prise d'otages diffusés au compte goutte se révèlent d'un ennui mortel parce que finalement il ne s'est pas passé grand chose pendant cette prise d'otages. Certains me diront que cette série a pour but de s'intéresser à la psychologie des personnages, ok, mais j'ai vu des thrillers psychologiques mieux ficelés et moins chiants...

Donc je n'étais pas forément emballée par The Kill Point, surtout que, comme The Nine, elle a apparemment été arrêtée après huit épisodes (en même temps une prise d'otages sur 4 saisons, ça fait un peu long, c'est comme si on faisait durer encore et encore et encore jusqu'au ridicule des mecs qui essaient de s'évader d'une prison, qui sont en cavale, qui retournent en prison, qui s'échappent, qui aident le FBI...) (après vérifications, c'est une minisérie donc c'est normal). Mais en ces temps de disette téléphagique, on fait moins la difficile et j'ai donc regardé les deux premiers épisodes. Et là, grande et bonne surprise : il se passe des choses ! Non plus sérieusement, la série est portée par John Leguizamo en chef des braqueurs et Donnie Wahlberg en négociateur très à cheval sur la grammaire (ce qui donne lieu à des scènes assez drôles, et pour que je rie devant une VF, c'est qu'en VO ça doit être tordant). La série ne manque pas d'action (ça tire dans tous les coins au début et un peu plus tard c'est à se demander comment font les braqueurs pour avoir autant de munitions sans sortir se réapprovisionner à l'extérieur de la banque), installe le suspense nécessaire à toute prise d'otage qui se respecte (plus un suspense supplémentaire sur la motivation des braqueurs et leur possible sortie orchestrée depuis l'extérieur), et est ponctuée d'humour, ce qui permet de détendre l'atmosphère (le couple coincé dans le placard pour cause de petite escapade amoureuse juste avant la prise d'otages et qui ne sait pas s'ils doivent sortitr ou rester cachés sans savoir combien de temps ils devront rester là est assez bien trouvé).

Au final je ne saurais que trop vous recommander cette excellente série et j'attends la suite avec impatience (ce qui est pratique c'est que comme elle est courte, il y a peu de risques de se lasser, mais par contre, j'espère qu'il y a une vraie fin... ou au moins un semblant de fin? Allez...).