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vendredi 20 mars 2009

Pilote : Better Off Ted

"Veridian Dynamics. Everyday, something we make, makes your life better. Power, we make that. Technology, we make that. Cows, well, no we don't make cows. Although we have made a sheep."

Petit rappel des faits : Ted est à le tête du département recherche et développement de Veridian Dynamics, une entreprise qui fabrique tout et n'importe quoi. Dans le pilote, l'entreprise veut tester la cryogénisation sur l'un de ses employés.

Better Off Ted est exactement ce dont j'avais besoin aujourd'hui. Comme je l'ai déjà dit, je ne suis à priori pas vraiment dingue des sitcoms. Mais cela faisait longtemps que je n'avais pas autant ri pendant 22 minutes sans même réduire le lecteur vidéo pour aller relever mes mails (je sais, c'est un TOC). Évidemment le type d'humour de Better Off Ted est très particulier. Si les deux premières minutes nous embarquent sur la voie de la parodie (Veridian Dynamics ressemble étrangement au Massive Dynamics de Fringe et la vidéo promotionnelle du début est clairement une parodie de pub), mais les 20 minutes suivantes sont tout simplement absurdes. Dans le bon sens du terme. Les situations sont absurdes, les dialogues sont absurdes, les personnages sont caricaturaux. Mais ça marche ! Quand j'ai vu arriver la fille de Ted qui doit avoir 7-8 ans et qui parle comme une adulte, au mieux une ado (c'est peut-être voulu, dans une volonté de parodier les séries qui prêtent volontiers des mots d'adultes aux enfants), j'ai eu un peu peur parce que ça m'a toujours gonflé cette manie qu'on les scénaristes parfois de faire parler un enfant de 5 ans comme un ado de 17, mais en fait ça fonctionne très bien puisque toujours dans le registre de l'absurde, la gamine est la seule à avoir un discours plus ou moins censé par rapport à tous ces adultes qui parlent de cryogéniser un type « juste pour voir ce que ça fait ». Je pense que si on n'adhère pas à ce type d'humour par l'absurde, on doit s'ennuyer ferme pendant ce pilote et je pense même qu'on arrête avant la fin. Parce qu'il y a quand même une chose qui m'a un peu dérangée pendant ce pilote, c'est le rythme. Je vous disais tout à l'heure que le pilote de Kings était un peu long, mais alors là, c'est carrément limite trop rapide. Les acteurs parlent à une vitesse incroyable, j'ai dû m'accrocher un peu au début (on est vendredi, j'ai eu une semaine fatigante), c'est comme si le format était trop court pour ce que veulent dire les personnages. Alors tout le monde essaie de sortir sa réplique le plus rapidement possible, et cette impression est à son paroxysme à la fin du pilote qui se termine de façon on ne peut plus abrupte.

Mention spéciale à Portia de Rossi qui est absolument hilarante dans son personnage de patronne très premier degré (elle ne comprend aucune blague) et très froide. Elle est comme un robot, elle fait ce que la direction lui demande, sans poser de questions, sans se rendre compte que c'est ridicule. Comme souvent dans les comédies, le personnage principal n'est pas le plus drôle, cela se vérifie encore ici.

Verdict ? J'ai trouvé ce pilote hilarant, peut-être faudrait-il juste un tout petit peu ralentir le rythme, histoire de pouvoir profiter d'une blague avant de passer à la suivante. En tout cas, à la fin des 22 minutes de Better Off Ted, ma réaction a été « Hein ? Déjà fini ? »

lundi 9 février 2009

Edito du 09/02/2009 : Quand ER fait ses premiers adieux...

Cette semaine, j'ai enfin eu droit à la résolution de mon cliffhanger de Life on Mars US. Bon enfin ce n'était pas vraiment une résolution puisqu'elle a posé d'autres questions mais cet épisode avait au moins la bonne idée d'approfondir la mythologie de la série, qui a l'air de partir dans une autre direction que celle de la série britannique dont je n'ai vu que la première saison mais qui n'avait pas l'air de partir dans ce sens-là. C'est donc une bonne nouvelle, pas que je n'aimais pas la direction dans laquelle partait la série britannique, mais plutôt parce que je n'ai jamais vraiment compris l'intérêt des remakes copiés collés sur l'original. Il me semble plus intéressant d'adapter, de s'inspirer que de copier. Et en plus dans l'épisode de cette semaine, Eric Balfour était en guest, alors j'étais ravie !
Sinon dans la famille Life on Mars, je voudrais Urgences qui fait du Life on Mars. L'épisode de cette semaine voyait le retour du Dr Morgenstern dans un épisode centré sur un patient qui semble bloqué dans les années 1970 (d'où des moments très Life on Mars) et dont on apprend que c'est en fait un ancien médecin du Cook County et qu'il a contribué aux développements de l'hôpital et à ses programmes universitaires. En assistant à la mort de ce patient qui a « créé » les urgences du County telles que nous les connaissons aujourd'hui, c'était comme un premier adieu à la série, j'ai trouvé que c'était une belle métaphore de ce qui nous attend le 2 avril prochain (déjà?). Voici une petite illustration des urgences vues par ce patient un peu spécial :


Je voulais aussi revenir sur ce que j'avais dit à propos de CSI il y a deux semaines et du départ de Grissom qui signait pour moi le début de la fin de la série. Je trouve que le « nouveau » est intégré de façon intéressante. Non seulement il ne prends pas la place de Grissom puisque c'est Catherine Willows qui reprend le poste (ce qui administrativement est plus normal mais je pensais que Lawrence Fishburne allait juste remplacer Grissom, en tout cas, c'est comme ça qu'on nous l'avait présenté), mais en plus on le voit avoir du mal à s'acclimater au monde de la police scientifique. Il ne sait pas trop comment faire, on le voit rester au labo pour s'entraîner à relever les empreintes digitales, j'ai trouvé ça bien vu. Dans les autres CSI, on aurait plutôt eu droit au type qui arrive de nulle part, qui fait un changement de carrière radicale mais qui est déjà au fait de tout ce qu'il faut savoir sur la police scientifique, et qui aurait déjà pu sortir ses phrases choc avant le générique de chaque épisode (ce qui est quand même un plagiat de la technique Lenny Briscoe dans Law & Order, Bruckheimer n'a rien inventé...). Je suis donc pour l'instant assez agréablement surprise de l'intégration de ce nouveau personnage, à voir pour la suite, quand il aura pris de l'assurance.

En bref cette semaine, c'était le grand retour du réservoir dans Fringe, celui qui permet à Olivia Dunham de se plonger littéralement dans les souvenirs de son défunt ex. Rien d'extraordinaire à cela si ce n'est de pourvoir remarquer qu'au FBI, la paie ne doit pas être terrible puisqu'en plus de porter le même tailleur pantalon toutes les semaines, ne pas pouvoir se payer un coiffeur digne de ce nom (le casque plat sur la tête ce n'est pas très beau...), l'agent Dunham n'a visiblement qu'une seule paire de sous-vêtements (à moins que ce soit ceux qu'elle utilise exclusivement pour se plonger dans ce réservoir...). Donc peut-être devrions-nous lancer une collecte de fonds, un Olivia-ton (non pas thon) pour qu'elle puisse au moins se changer une fois de temps en temps, ce sera moins pénible pour ses collègues de travail !
Je voulais aussi vite fait souligner le fait que Tara (de United States of Tara pour ceux qui ont du mal à suivre...) accepte bien le fait que son fils soit gay et n'en fait pas tout un plat, c'est tellement rare dans les fictions que ça fait du bien et ça me fait penser encore plus de bien de cette série.
J'ai eu aussi droit à une piqûre de rappel, un petit cross-over entre Grey's Anatomy et Private Practice, ça tombe mal, je suis un peu en retard dans Private Practice... Je sais ce qu'il me reste à faire la semaine prochaine !

lundi 26 janvier 2009

Edito du 26/01/2009 : Au revoir Grissom...

Cette semaine, c'était pour moi le départ de Grissom de CSI. Si la série est du Bruckheimer pur jus, bien huilé, bien réglé, Gil Grissom était pour moi le seul personnage de la franchise qui apportait quelque chose en plus. Après tout, il a été le premier personnage des cop shows du genre de ces dernières années à être peu conventionnel, c'était un solitaire dont on ne savait que peu de choses, nous avons d'ailleurs mis six saisons avant de savoir qu'il entretenait une relation avec Sara Sidle. Et pas de gros violons dégoulinant entre eux, non, de simples regards, des petites phrases, mais rien de plus. Cette relation a été exploitée avec beaucoup de sensibilité je trouve, c'est peu courant dans ce genre de séries. Mais CSI est aussi différente dans son évolution. La série a su aller au-delà du simple plan d'épisode à la Bruckheimer, elle a su essayer des choses différentes au cours des années, dans sa réalisation, dans son mode narratif. Mais CSI c'est avant tout Grissom. D'ailleurs la déesse Audiences a frappé : après le départ de Grissom, les audiences ont beaucoup chuté. Parce qu'il ne suffit pas de mettre une star pour remplacer Grissom. Laurence Fishburne est sûrement meilleur acteur que William Petersen mais là n'est pas la question. C'est le début de la fin pour CSI, bon vent Grissom !

Cette semaine j'ai aussi continué ma découverte de Being Erica et je me suis aperçue avec plaisir que la série ne prenait pas la voie de la facilité en se contentant de faire réparer à Erica ses erreurs du passé pour que sa vie présente s'améliore, au contraire, Erica s'aperçoit que changer son passé ne change pas son présent. Une vision plutôt fataliste donc, mais pas seulement puisqu'elle assume de plus en plus sa vie présente et se focalise moins sur le passé pour se trouver des excuses. C'est donc une vision intéressante qui accompagne les retours toujours aussi drôles d'Erica dans son passé.

Par contre Ugly Betty continue sa régression, maintenant Betty quitte son appartement pour retourner vivre chez son père, ouais trop cool, la prochaine étape, elle quitte son job et comme ça on peut faire une série sur les Suarez à la 7th Heaven...
Autre coup de griffe contre Desperate Housewives qui nous avait promis un 100ème épisode incroyable, sauf que c'était un épisode bouche-trou qui ne faisait pas avancer le schmilblik de la saison 5 d'un iota, non vraiment, mieux vaut l'oublier vite, celui-là.

En bref cette semaine dans les news, évidemment la plus grande news, c'est le retour de George Clooney et Juliana Marguiles dans ER ! Lui qui avait juré ses grands dieux de ne jamais remettre les pieds aux urgences, j'aimerais bien connaître le montant du chèque qui l'a décidé... Oh je suis mauvaise langue !!! :) Pour rester dans ER, au vu de la clémence de la déesse Audience pour cette dernière saison, NBC cherche activement un successeur à sa série médicale, aussi a-t-elle commandé deux pilotes de séries médicales, Trauma et Mercy, je ne manquerai pas de vous en faire la review en temps voulu.
En parlant de pilotes, la Fox a commandé le pilote du remake américain d'Absolutely Fabulous. Alors, là, j'ai peur. Déjà, ce n'est pas la première fois que les Américains cherchent à faire un remake de la série britannique (et que le projet se plante à chaque fois), mais surtout quand je vois l'abomination qu'on en a fait en France, j'ai très peur. Cette série est unique, ce n'est pas la peine de vouloir faire un remake d'une série indescriptible et inimitable point barre.
Dernière news qui vient de tomber pendant la rédaction de cet édito : TFbeurk a acheté Fringe, The Mentalist, The Philanthropist, Eleventh Hour et Secret Life of the American Teenager. Autant pour SLOTAT, je m'en doutais un peu, autant Eleventh Hour j'aurais plutôt vu ça sur Meuh6. Pour les autres séries achetées, je pleure parce que je déteste cette chaîne et ça m'ennuie que des séries que j'aime y passe, dans le désordre, à minuit, par paquets de trois ou quatre épisodes d'un coup. Je sais, ça n'a rien de rationnel, Meuh6 ou Canal- ne valent pas mieux que TFbeurk, mais c'est mon avis totalement subjectif.

mercredi 3 décembre 2008

Private joke


Dans l'épisode 1x09 de Fringe, Olivia Dunham se rend chez un type qui s'est apparemment suicidé mais elle découvre qu'il avait acheté un billet d'avion 3 jours avant son  "suicide". Regardez avec quelle compagnie aérienne ce cadre de Massive Dynamics devait voyager. Le monde de J.J. Abrams est petit... ;)

mercredi 22 octobre 2008

Une mécanique bien huilée

C’est fou le nombre de remake de séries étrangères sur les chaînes américaines en cette rentrée… L’inspiration ne serait-elle plus au rendez-vous ? Ou serait-ce une conséquence de la grève des scénaristes de la saison dernière ? Quoi qu’il en soit, je me suis donc aventurée dans le pilote de The Eleventh Hour sans vraiment savoir de quoi il s’agissait puisque n’ayant pas vu la version anglaise originale. Pour résumer, il s’agit d’enquêtes (oui, on est bien sur CBS) autours d’un évènement lié à la science. S’il est vrai que sur le papier, ce pitch rappelle celui de Fringe, la série est différente. Quand Fringe penche plutôt vers le fantastique, The Eleventh Hour penche plutôt (pour ne pas dire carrément) vers le policier. Alors forcément, une série policière sur CBS et produite par Bruckheimer, ça sent la mécanique bien huilée de CSI & Co et bien bingo ! c’est exactement ça… Il y a le Dr Hood qui est le personnage principal qui est au-dessus de tout le monde, il comprend tout avant les autres et est assez atypique (un peu comme un matheux au FBI, quoi… Ca vous rappelle quelque chose ? D’ailleurs comme dans Numb3rs, il va nous jouer de la vulgarisation scientifique avec des grains de raisin pour nous expliquer le principe du clonage…). Et puis il y a la nana du FBI un peu coincée qui lui sert de garde du corps (et de faire valoir aussi…) qui est moins futée que notre grand gourou de la science mais qui, hiérarchie oblige, passe son temps à casser le flic un peu neuneu qui est chargé de l’enquête. L’enquête de ce pilote (qui porte sur le clonage donc, vous l’aurez compris) est résolue à la fin de l’épisode, ce qui nous laisse penser que comme les autres séries policières de la chaîne, The Eleventh Hour aura des épisodes indépendants les uns des autres (globalement si vous en loupez un, ce n’est pas très grave). En gros cette série est vraiment du divertissement CBS pur jus. Personnellement j’aime bien, c’est reposant. Je ne me suis pas ennuyée du tout, j’ai même ri une fois (bon point parce que l’humour à la NCIS je ne suis pas cliente…), pour moi il s’agit donc d’un pilote plaisant.
Après, on est bien d’accord, The Eleventh Hour n’est pas la série de l’année, elle ne va pas non plus explorer de nouvelles pistes dans la fiction ou être dénonciatrice ou provocante (oh, faut pas pousser, hein, je vous rappelle qu’on est sur CBS…) mais à priori c’est plutôt sympa à regarder de temps à autres.