Cette semaine j'ai eu une révélation. Lorsque j'ai découvert The Mentalist cet été, j'avais trouvé ça sympa, ça me rappelait vaguement Profiler, je me suis dit qu'après tout, pourquoi pas? Et j'ai donc commencé à suivre cet enième cop show made in CBS. Je reconnaît que la série n'a absolument rien d'exceptionnel, les enquêtes sont on ne peu plus télescopées, les acteurs sont bons comme dans un cop show (ils font le minimum syndical, quoi) et on a toujours une impression de déjà vu (ah tiens, ils l'ont pas déjà fait dans les Experts/NCIS/Numb3rs/Bones/Without A Trace/Cold Case/you name it ? Non? Ah bon...). Et pourtant, The Mentalist est devenu mon guilty pleasure de cette saison. Pourquoi vous allez me dire ? Et bien je ne sais pas si c'est son air de surfeur australien, ses cabotinages, la façon qu'il a de toujours être un temps en avance sur ses camarades du CBI ou son costume démodé et ses chaussures pourries (qui ne vont absolument pas avec le costume en question : mais que fait la fashion police?), mais j'avoue, je craque complètement pour Patrick Jane. Attention, hein, j'ai dit Patrick Jane, pas Simon Baker, je ne sais pas comment est ce monsieur dans la vraie vie, moi c'est le personnage qui me plaît. Le personnage avec le physique de Simon, on est d'accord. Patrick Jane, c'est typiquement le type qui énerve à la seconde même où on le rencontre. Et puis plus ça va, plus il devient charmant. C'est un peu comme le Dr Brenner dans Urgences (encore un Australien, je me découvre une nouvelle passion ou quoi ?). Alors voilà, toutes les semaines, je retrouve avec plaisir les tribuations de Patrick Jane, ses petites manipulations, ses déductions, ses mascarades. L'enquête n'a plus vraiment d'importance, elle ne sert qu'à voir Patrick Jane en action, vu que de toute façon il faut bien dire que les autres membres de l'équipe du CBI sont tous un peu neuneus et ne servent que de faire-valoir à ce cher Patrick. Anecdote qui m'a fait sourire dans l'épisode de cette semaine, la scène de crime avait été maquillée pour faire croire à un crime sataniste et comme par hasard il y avait une « sorcière » dans le bled. Et voir Robin Tunney se moquer de la Wicca genre « ah la magie c'est nul ça n'existe pas » alors qu'il y a quelques années, elle tenait le rôle principal dans le film The Craft (pas un grand chef d'oeuvre mais mon film préféré de l'époque pour des raisons absolument pas cinématographiques), j'ai trouvé ça drôle. Clin d'oeil voulu ou pas, en tout cas moi, ça m'a interpelée.
Autre événement qui m'a marquée cette semaine c'est (attention spoilers Ugly Betty Saison 3, vous êtes prévenus !) la crise cardiaque d'Ignacio Suarez. Alors là je m'insurge. Non pas contre la crise cardiaque en question qui peut être un élément intéressant scénaristiquement parlant, mais contre les circonstances de cette crise cardiaque et la morale qui apparaît en filigrane. Alors Betty décide de donner un coup de pouce à sa carrière. Alors Betty décide pour une fois de penser un peu à elle. Résultat ? Son père fait une crise cardiaque juste quand pour probablement la première fois depuis sa naissance elle décide de ne pas passer la soirée avec sa famille. Non mais c'est quoi cette morale à la con ? On ne peut pas être égoïste 5 minute sans voir s'abattre les foudres de la colère divine sur notre tête ? Give me a break ABC !!!!! Et l'autre Hilda sa soeur qui en rajoutte une couche mode culpabilisation ON, non mais ça va quoi. Il y a de plus en plus de morale à la noix dans Ugly Betty et ça commence à bien faire. Montrez-nous du Mark, montrez-nous du Amanda, montrez-nous du Wilhelmina mais arrêtez avec la morale chrétienne de Betty.
Sinon en bref cette semaine, j'ai vu le pilote de Damages dans l'avion qui me ramenait vers Paris, malgré un démarrage un peu lent, j'ai bien envie de voir la suite, le rendez-vous est donc pris le 25 janvier sur Paris Première. Par contre j'ai complètement oublié Jekyll sur Arte, il va falloir trouver ce pilote, vu que sur la chaîne franco-allemande, ils ne connaissent visiblement pas la signification du mot « rediffusion ».
ER continue son avalanche de guest avec Corday dans un épisode centré sur Neela avec une narration originale qui m'a bien plu, et pour le coup la morale était carrément inverse à celle de Betty la moche, quand Neela essaie d'être parfaite, ses deux patients meurent, quand elle prend du bon temps, les deux sont sauvés. Par contre passé l'effet de surprise, je me suis demandé ce qui était arrivé à Elizabeth Corday, d'une incroyable platitude pendant son court passage dans cet épisode.
Et je termine avec la traditionnelle news série que les créateurs de 24 nous ressortent tous les ans depuis la saison 3 à l'ouverture de chaque nouvelle saison : oyez, oyez, braves gens, Jack Bauer n'est pas un surhomme, peut-être va-t-il (enfin) mourir la saison prochaine...
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lundi 19 janvier 2009
mercredi 22 octobre 2008
Une mécanique bien huilée
C’est fou le nombre de remake de séries étrangères sur les chaînes américaines en cette rentrée… L’inspiration ne serait-elle plus au rendez-vous ? Ou serait-ce une conséquence de la grève des scénaristes de la saison dernière ? Quoi qu’il en soit, je me suis donc aventurée dans le pilote de The Eleventh Hour sans vraiment savoir de quoi il s’agissait puisque n’ayant pas vu la version anglaise originale. Pour résumer, il s’agit d’enquêtes (oui, on est bien sur CBS) autours d’un évènement lié à la science. S’il est vrai que sur le papier, ce pitch rappelle celui de Fringe, la série est différente. Quand Fringe penche plutôt vers le fantastique, The Eleventh Hour penche plutôt (pour ne pas dire carrément) vers le policier. Alors forcément, une série policière sur CBS et produite par Bruckheimer, ça sent la mécanique bien huilée de CSI & Co et bien bingo ! c’est exactement ça… Il y a le Dr Hood qui est le personnage principal qui est au-dessus de tout le monde, il comprend tout avant les autres et est assez atypique (un peu comme un matheux au FBI, quoi… Ca vous rappelle quelque chose ? D’ailleurs comme dans Numb3rs, il va nous jouer de la vulgarisation scientifique avec des grains de raisin pour nous expliquer le principe du clonage…). Et puis il y a la nana du FBI un peu coincée qui lui sert de garde du corps (et de faire valoir aussi…) qui est moins futée que notre grand gourou de la science mais qui, hiérarchie oblige, passe son temps à casser le flic un peu neuneu qui est chargé de l’enquête. L’enquête de ce pilote (qui porte sur le clonage donc, vous l’aurez compris) est résolue à la fin de l’épisode, ce qui nous laisse penser que comme les autres séries policières de la chaîne, The Eleventh Hour aura des épisodes indépendants les uns des autres (globalement si vous en loupez un, ce n’est pas très grave). En gros cette série est vraiment du divertissement CBS pur jus. Personnellement j’aime bien, c’est reposant. Je ne me suis pas ennuyée du tout, j’ai même ri une fois (bon point parce que l’humour à la NCIS je ne suis pas cliente…), pour moi il s’agit donc d’un pilote plaisant.
Après, on est bien d’accord, The Eleventh Hour n’est pas la série de l’année, elle ne va pas non plus explorer de nouvelles pistes dans la fiction ou être dénonciatrice ou provocante (oh, faut pas pousser, hein, je vous rappelle qu’on est sur CBS…) mais à priori c’est plutôt sympa à regarder de temps à autres.
Après, on est bien d’accord, The Eleventh Hour n’est pas la série de l’année, elle ne va pas non plus explorer de nouvelles pistes dans la fiction ou être dénonciatrice ou provocante (oh, faut pas pousser, hein, je vous rappelle qu’on est sur CBS…) mais à priori c’est plutôt sympa à regarder de temps à autres.
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