Affichage des articles dont le libellé est Les experts. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Les experts. Afficher tous les articles

mercredi 3 juin 2009

Pilote : Mental

Petit rappel des faits : Le Dr Jack Gallagher prend ses nouvelles fonctions de directeur du service de psychiatrie d'un hôpital de Los Angeles. Ses méthodes un peu particulières vont perturber ses collègues qui devront composer avec ce nouveau venu.

Bon puisqu'elle a déjà été faite partout, je vais commencer par là. Mental n'est pas House. Jack Gallagher et Gregory House n'ont rien, mais alors rien en commun, en tout cas en ce qui concerne les personnages. Après, on retrouve des similitudes entre les deux séries, comme la relation de Gallagher avec sa patronne (dont j'ai oublié le nom mais qui jouait dans Law & Order CI) qui essaie d'imiter la relation entre House et Cuddy. Le principe de l'équipe aussi mais on est déjà plus dans le principe général de toutes les séries policières depuis la naissance de CSI. Et le modèle copié par Mental dans sa forme est bien celui des séries policières, comme House l'avait fait avant elle (les similitudes entre House et Sherlock Holmes sont nombreuses et le déroulement de la série est plus proche d'une série policière que d'une série médicale classique). Donc nous suivons le Dr Gallagher dans son exploration de l'esprit d'un patient (visiblement la série se dirige vers un épisode = un patient, ce qui est assez bizarre pour une série se déroulant en milieu psychiatrique, où les consultations sont rarement uniques...) afin de découvrir quel mal le ronge et comment l'en guérir (ou tout du moins comment s'en accommoder au quotidien parce qu'une maladie psychique est tout de même difficile voire impossible à guérir, en tout cas en un épisode). Tout repose sur la personnalité et les méthodes peu orthodoxes du médecin mais j'ai été frappée par la ressemblance du personnage avec celui, non pas de House (qui en est l'anti-thèse), mais de Patrick Jane de The Mentalist (bon là je sais, vous vous dites, elle est complètement obsédée par The Mentalist, freescully, heureusement qu'elle arrête de regarder cette série... :)). J'y ai vu les mêmes cabotinages d'un bout à l'autre de l'épisode, la pointe de sérieux quand il faut, les méthodes que tous ses collègues trouvent débiles mais qui finissent par fonctionner et tout le monde est content, l'optimisme constant, la légère manipulation pas méchante pour obtenir ce qu'on veut, la même façon très théâtrale de se mouvoir, etc. Je n'ai pas suivi Castle cette saison, mais le personnage étant en gros le même que celui de The Mentalist, je rattacherais donc plutôt Mental à ce type de séries qu'à House.
Donc forcément ça sent le déjà vu version overdose et je je me suis franchement ennuyée pendant ce pilote. Les seuls moments que j'ai trouvé intéressants et même plutôt drôles pour certains sont les passages vus du point de vue des malades. Je dois dire que la vieille nymphomane qui fantasme sur Gallagher m'a bien fait rire ! Ce n'est pas non plus d'une originalité folle mais ces passages sont les moins classiques de ce pilote. L'histoire principale sur le patient schizophrène est d'un classique à dormir, il est malade, sa soeur veut le faire enfermer mais oh miracle ce bon docteur réussi non seulement à le calmer, mais le tout sans médicaments ou presque (oui, il est très fort ce bon docteur) pour qu'il puisse continuer à dessiner (car c'est un génie du dessin évidemment) et à s'occuper de ses neuveux qu'il retrouve dans une scène qu'on pourrait dérire par "aaaaaaawwwwwwww"... Bref, si un logiciel pouvait générer automatiquement des scénarios, il aurait pu sortir celui-là. Malheureusement l'histoire secondaire du patient qui souffre d'un trouble affectif était plus intéressante, mais peu abordée et j'ai eu l'impression qu'elle était là pour meubler.
Ce n'est peut-être qu'un détail mais la série a été tournée en Colombie pour des questions de budget. Et visuellement, ça se voit. Ce ne serait pas si grave si le scénario était exceptionnel, mais malheureusement ce n'est pas le cas, et c'est un point négatif de plus pour Mental. J'espère que ça s'arrangera un peu par la suite, pas que ce soit horrible à regarder, loin de là, mais on est habitués à mieux...

Verdict ? Je n'ai pas du tout accroché avec Mental. C'est dommage car l'idée de départ pouvait être intéressante, mais le concept global de la série est calqué sur du vu et revu et rerevu cette année. Je ne passerais donc pas l'été avec le Dr Gallagher !

mercredi 15 avril 2009

N'en jetez plus...

C'est bien connu, les séries télé, ça marche alors on sort un jeu, comme ça on va pouvoir traire la vache à lait retrouver l'univers de la série dans un jeu vidéo. Après Les Experts, Law & Order ou plus récemment Grey's Anatomy (Shonda Rhimes adorant jouer à la Wii...), le prochain sur la liste est... Dr House !
On pourrait imaginer un jeu qui mette à l'épreuve nos connaissances médicales sommaires pour diagnostiquer un lupus (puisque ça n'en est jamais un), mais manque de chance le studio qui va adapter la série sur PC et DS (déjà ça commence mal) n'est pas Ubisoft qui avait réussi un jeu plus que potable tiré de la série des Experts mais bien... Mindscape, le développeur véreux qui développe des jeux à la va-vite dans le seul but de surfer sur le succès du moment. Rappelons tout de même que Mindscape a à son actif de fantastiques (sic) jeux tels que Koh Lanta, Fort Boyard, Bienvenue chez les Cht'is, et même une version Ds de Plus Belle la laïfe !

Il faudra sûrement une bonne dose de Vicodin pour y jouer...

lundi 9 février 2009

Edito du 09/02/2009 : Quand ER fait ses premiers adieux...

Cette semaine, j'ai enfin eu droit à la résolution de mon cliffhanger de Life on Mars US. Bon enfin ce n'était pas vraiment une résolution puisqu'elle a posé d'autres questions mais cet épisode avait au moins la bonne idée d'approfondir la mythologie de la série, qui a l'air de partir dans une autre direction que celle de la série britannique dont je n'ai vu que la première saison mais qui n'avait pas l'air de partir dans ce sens-là. C'est donc une bonne nouvelle, pas que je n'aimais pas la direction dans laquelle partait la série britannique, mais plutôt parce que je n'ai jamais vraiment compris l'intérêt des remakes copiés collés sur l'original. Il me semble plus intéressant d'adapter, de s'inspirer que de copier. Et en plus dans l'épisode de cette semaine, Eric Balfour était en guest, alors j'étais ravie !
Sinon dans la famille Life on Mars, je voudrais Urgences qui fait du Life on Mars. L'épisode de cette semaine voyait le retour du Dr Morgenstern dans un épisode centré sur un patient qui semble bloqué dans les années 1970 (d'où des moments très Life on Mars) et dont on apprend que c'est en fait un ancien médecin du Cook County et qu'il a contribué aux développements de l'hôpital et à ses programmes universitaires. En assistant à la mort de ce patient qui a « créé » les urgences du County telles que nous les connaissons aujourd'hui, c'était comme un premier adieu à la série, j'ai trouvé que c'était une belle métaphore de ce qui nous attend le 2 avril prochain (déjà?). Voici une petite illustration des urgences vues par ce patient un peu spécial :


Je voulais aussi revenir sur ce que j'avais dit à propos de CSI il y a deux semaines et du départ de Grissom qui signait pour moi le début de la fin de la série. Je trouve que le « nouveau » est intégré de façon intéressante. Non seulement il ne prends pas la place de Grissom puisque c'est Catherine Willows qui reprend le poste (ce qui administrativement est plus normal mais je pensais que Lawrence Fishburne allait juste remplacer Grissom, en tout cas, c'est comme ça qu'on nous l'avait présenté), mais en plus on le voit avoir du mal à s'acclimater au monde de la police scientifique. Il ne sait pas trop comment faire, on le voit rester au labo pour s'entraîner à relever les empreintes digitales, j'ai trouvé ça bien vu. Dans les autres CSI, on aurait plutôt eu droit au type qui arrive de nulle part, qui fait un changement de carrière radicale mais qui est déjà au fait de tout ce qu'il faut savoir sur la police scientifique, et qui aurait déjà pu sortir ses phrases choc avant le générique de chaque épisode (ce qui est quand même un plagiat de la technique Lenny Briscoe dans Law & Order, Bruckheimer n'a rien inventé...). Je suis donc pour l'instant assez agréablement surprise de l'intégration de ce nouveau personnage, à voir pour la suite, quand il aura pris de l'assurance.

En bref cette semaine, c'était le grand retour du réservoir dans Fringe, celui qui permet à Olivia Dunham de se plonger littéralement dans les souvenirs de son défunt ex. Rien d'extraordinaire à cela si ce n'est de pourvoir remarquer qu'au FBI, la paie ne doit pas être terrible puisqu'en plus de porter le même tailleur pantalon toutes les semaines, ne pas pouvoir se payer un coiffeur digne de ce nom (le casque plat sur la tête ce n'est pas très beau...), l'agent Dunham n'a visiblement qu'une seule paire de sous-vêtements (à moins que ce soit ceux qu'elle utilise exclusivement pour se plonger dans ce réservoir...). Donc peut-être devrions-nous lancer une collecte de fonds, un Olivia-ton (non pas thon) pour qu'elle puisse au moins se changer une fois de temps en temps, ce sera moins pénible pour ses collègues de travail !
Je voulais aussi vite fait souligner le fait que Tara (de United States of Tara pour ceux qui ont du mal à suivre...) accepte bien le fait que son fils soit gay et n'en fait pas tout un plat, c'est tellement rare dans les fictions que ça fait du bien et ça me fait penser encore plus de bien de cette série.
J'ai eu aussi droit à une piqûre de rappel, un petit cross-over entre Grey's Anatomy et Private Practice, ça tombe mal, je suis un peu en retard dans Private Practice... Je sais ce qu'il me reste à faire la semaine prochaine !

lundi 26 janvier 2009

Edito du 26/01/2009 : Au revoir Grissom...

Cette semaine, c'était pour moi le départ de Grissom de CSI. Si la série est du Bruckheimer pur jus, bien huilé, bien réglé, Gil Grissom était pour moi le seul personnage de la franchise qui apportait quelque chose en plus. Après tout, il a été le premier personnage des cop shows du genre de ces dernières années à être peu conventionnel, c'était un solitaire dont on ne savait que peu de choses, nous avons d'ailleurs mis six saisons avant de savoir qu'il entretenait une relation avec Sara Sidle. Et pas de gros violons dégoulinant entre eux, non, de simples regards, des petites phrases, mais rien de plus. Cette relation a été exploitée avec beaucoup de sensibilité je trouve, c'est peu courant dans ce genre de séries. Mais CSI est aussi différente dans son évolution. La série a su aller au-delà du simple plan d'épisode à la Bruckheimer, elle a su essayer des choses différentes au cours des années, dans sa réalisation, dans son mode narratif. Mais CSI c'est avant tout Grissom. D'ailleurs la déesse Audiences a frappé : après le départ de Grissom, les audiences ont beaucoup chuté. Parce qu'il ne suffit pas de mettre une star pour remplacer Grissom. Laurence Fishburne est sûrement meilleur acteur que William Petersen mais là n'est pas la question. C'est le début de la fin pour CSI, bon vent Grissom !

Cette semaine j'ai aussi continué ma découverte de Being Erica et je me suis aperçue avec plaisir que la série ne prenait pas la voie de la facilité en se contentant de faire réparer à Erica ses erreurs du passé pour que sa vie présente s'améliore, au contraire, Erica s'aperçoit que changer son passé ne change pas son présent. Une vision plutôt fataliste donc, mais pas seulement puisqu'elle assume de plus en plus sa vie présente et se focalise moins sur le passé pour se trouver des excuses. C'est donc une vision intéressante qui accompagne les retours toujours aussi drôles d'Erica dans son passé.

Par contre Ugly Betty continue sa régression, maintenant Betty quitte son appartement pour retourner vivre chez son père, ouais trop cool, la prochaine étape, elle quitte son job et comme ça on peut faire une série sur les Suarez à la 7th Heaven...
Autre coup de griffe contre Desperate Housewives qui nous avait promis un 100ème épisode incroyable, sauf que c'était un épisode bouche-trou qui ne faisait pas avancer le schmilblik de la saison 5 d'un iota, non vraiment, mieux vaut l'oublier vite, celui-là.

En bref cette semaine dans les news, évidemment la plus grande news, c'est le retour de George Clooney et Juliana Marguiles dans ER ! Lui qui avait juré ses grands dieux de ne jamais remettre les pieds aux urgences, j'aimerais bien connaître le montant du chèque qui l'a décidé... Oh je suis mauvaise langue !!! :) Pour rester dans ER, au vu de la clémence de la déesse Audience pour cette dernière saison, NBC cherche activement un successeur à sa série médicale, aussi a-t-elle commandé deux pilotes de séries médicales, Trauma et Mercy, je ne manquerai pas de vous en faire la review en temps voulu.
En parlant de pilotes, la Fox a commandé le pilote du remake américain d'Absolutely Fabulous. Alors, là, j'ai peur. Déjà, ce n'est pas la première fois que les Américains cherchent à faire un remake de la série britannique (et que le projet se plante à chaque fois), mais surtout quand je vois l'abomination qu'on en a fait en France, j'ai très peur. Cette série est unique, ce n'est pas la peine de vouloir faire un remake d'une série indescriptible et inimitable point barre.
Dernière news qui vient de tomber pendant la rédaction de cet édito : TFbeurk a acheté Fringe, The Mentalist, The Philanthropist, Eleventh Hour et Secret Life of the American Teenager. Autant pour SLOTAT, je m'en doutais un peu, autant Eleventh Hour j'aurais plutôt vu ça sur Meuh6. Pour les autres séries achetées, je pleure parce que je déteste cette chaîne et ça m'ennuie que des séries que j'aime y passe, dans le désordre, à minuit, par paquets de trois ou quatre épisodes d'un coup. Je sais, ça n'a rien de rationnel, Meuh6 ou Canal- ne valent pas mieux que TFbeurk, mais c'est mon avis totalement subjectif.

lundi 19 janvier 2009

Edito du 19/01/2009 : Guilty pleasure et morale chrétienne

Cette semaine j'ai eu une révélation. Lorsque j'ai découvert The Mentalist cet été, j'avais trouvé ça sympa, ça me rappelait vaguement Profiler, je me suis dit qu'après tout, pourquoi pas? Et j'ai donc commencé à suivre cet enième cop show made in CBS. Je reconnaît que la série n'a absolument rien d'exceptionnel, les enquêtes sont on ne peu plus télescopées, les acteurs sont bons comme dans un cop show (ils font le minimum syndical, quoi) et on a toujours une impression de déjà vu (ah tiens, ils l'ont pas déjà fait dans les Experts/NCIS/Numb3rs/Bones/Without A Trace/Cold Case/you name it ? Non? Ah bon...). Et pourtant, The Mentalist est devenu mon guilty pleasure de cette saison. Pourquoi vous allez me dire ? Et bien je ne sais pas si c'est son air de surfeur australien, ses cabotinages, la façon qu'il a de toujours être un temps en avance sur ses camarades du CBI ou son costume démodé et ses chaussures pourries (qui ne vont absolument pas avec le costume en question : mais que fait la fashion police?), mais j'avoue, je craque complètement pour Patrick Jane. Attention, hein, j'ai dit Patrick Jane, pas Simon Baker, je ne sais pas comment est ce monsieur dans la vraie vie, moi c'est le personnage qui me plaît. Le personnage avec le physique de Simon, on est d'accord. Patrick Jane, c'est typiquement le type qui énerve à la seconde même où on le rencontre. Et puis plus ça va, plus il devient charmant. C'est un peu comme le Dr Brenner dans Urgences (encore un Australien, je me découvre une nouvelle passion ou quoi ?). Alors voilà, toutes les semaines, je retrouve avec plaisir les tribuations de Patrick Jane, ses petites manipulations, ses déductions, ses mascarades. L'enquête n'a plus vraiment d'importance, elle ne sert qu'à voir Patrick Jane en action, vu que de toute façon il faut bien dire que les autres membres de l'équipe du CBI sont tous un peu neuneus et ne servent que de faire-valoir à ce cher Patrick. Anecdote qui m'a fait sourire dans l'épisode de cette semaine, la scène de crime avait été maquillée pour faire croire à un crime sataniste et comme par hasard il y avait une « sorcière » dans le bled. Et voir Robin Tunney se moquer de la Wicca genre « ah la magie c'est nul ça n'existe pas » alors qu'il y a quelques années, elle tenait le rôle principal dans le film The Craft (pas un grand chef d'oeuvre mais mon film préféré de l'époque pour des raisons absolument pas cinématographiques), j'ai trouvé ça drôle. Clin d'oeil voulu ou pas, en tout cas moi, ça m'a interpelée.

Autre événement qui m'a marquée cette semaine c'est (attention spoilers Ugly Betty Saison 3, vous êtes prévenus !) la crise cardiaque d'Ignacio Suarez. Alors là je m'insurge. Non pas contre la crise cardiaque en question qui peut être un élément intéressant scénaristiquement parlant, mais contre les circonstances de cette crise cardiaque et la morale qui apparaît en filigrane. Alors Betty décide de donner un coup de pouce à sa carrière. Alors Betty décide pour une fois de penser un peu à elle. Résultat ? Son père fait une crise cardiaque juste quand pour probablement la première fois depuis sa naissance elle décide de ne pas passer la soirée avec sa famille. Non mais c'est quoi cette morale à la con ? On ne peut pas être égoïste 5 minute sans voir s'abattre les foudres de la colère divine sur notre tête ? Give me a break ABC !!!!! Et l'autre Hilda sa soeur qui en rajoutte une couche mode culpabilisation ON, non mais ça va quoi. Il y a de plus en plus de morale à la noix dans Ugly Betty et ça commence à bien faire. Montrez-nous du Mark, montrez-nous du Amanda, montrez-nous du Wilhelmina mais arrêtez avec la morale chrétienne de Betty. 

Sinon en bref cette semaine, j'ai vu le pilote de Damages dans l'avion qui me ramenait vers Paris, malgré un démarrage un peu lent, j'ai bien envie de voir la suite, le rendez-vous est donc pris le 25 janvier sur Paris Première. Par contre j'ai complètement oublié Jekyll sur Arte, il va falloir trouver ce pilote, vu que sur la chaîne franco-allemande, ils ne connaissent visiblement pas la signification du mot « rediffusion ».
ER continue son avalanche de guest avec Corday dans un épisode centré sur Neela avec une narration originale qui m'a bien plu, et pour le coup la morale était carrément inverse à celle de Betty la moche, quand Neela essaie d'être parfaite, ses deux patients meurent, quand elle prend du bon temps, les deux sont sauvés. Par contre passé l'effet de surprise, je me suis demandé ce qui était arrivé à Elizabeth Corday, d'une incroyable platitude pendant son court passage dans cet épisode.
Et je termine avec la traditionnelle news série que les créateurs de 24 nous ressortent tous les ans depuis la saison 3 à l'ouverture de chaque nouvelle saison : oyez, oyez, braves gens, Jack Bauer n'est pas un surhomme, peut-être va-t-il (enfin) mourir la saison prochaine...

mercredi 12 novembre 2008

In the criminal justice system...

Pour qui suit l’actualité américaine, il est toujours intéressant de voir à quel point la franchise Law & Order peut être réactive sur son traitement des faits divers. Lors de la diffusion française qui arrive toujours un à deux ans après la diffusion américaine, ces faits divers qui n’ont pas forcément tous faits les gros titres chez nous ne sont plus qu’un lointain souvenir et les épisodes traitant de ces sujets ne sont alors pas bien différents des autres. Mais les scénaristes américains font souvent écho de l’actualité dans les séries et en particulier dans Law & Order, SVU et CI. Dans les autres séries, cela se matérialise généralement sous la forme d'une référence au cours d’un dialogue que l’on s’assurera bien de supprimer lors du doublage français.
Mais dans le cas des séries Law & Order, l’épisode entier se basant sur le fait divers en question, il est intéressant de voir le traitement qu’il en est fait. Évidemment cette vision de l’évènement est toute subjective car il s’agit ici de fiction qui, même inspirée du réel, ne décrit pas les faits et gestes des protagonistes de manière réelle, et qui parfois donne même une résolution de l’affaire qui n’a pas forcément été résolue dans la réalité mais le fait divers de base permet, comme toujours dans les séries Law & Order, de soulever un début de questionnement sur la société dans laquelle nous vivons (même s’il s’agit évidemment de la société américaine, certaines questions trouvent un résonnement ici, et certaines questions sont d’ailleurs simplement liées à la nature humaine).
Ce que je trouve impressionnant c’est la rapidité du traitement. Dernier exemple en date, l’épisode 6 de la saison 10 de SVU qui vient d’être diffusé aux États-Unis reprend à peine quatre mois après les faits, le fait divers sur le pacte de grossesses simultanées conclu par des lycéennes. L’affaire est immédiatement identifiée et permet de trouver une accroche rapide et de se concentrer sur les questions juridiques et sociétales posées. Je trouve dommage que les séries françaises (qui sont d’ailleurs d’une qualité médiocre m’enfin passons) n’utilisent pas ce genre d’accroche qui permet de garder le téléspectateur (qui voudra voir ce qu’il connait, c’est le principe des rediffusions) tout en l’amenant à autre chose. Faire une adaptation de Law & Order CI en Paris, enquêtes criminelles, pourquoi pas, mais si c’est pour refaire exactement le même épisode qu’on a déjà vu sur la même chaine, simplement on change le décor et les acteurs, ça n’est pas la peine. Pourquoi ne pas avoir adapté la série au lieu d’en faire une (mauvaise) copie conforme ? Quoi, nous n’avons pas de faits divers ni de questions de société en France ? Je connaît évidemment la réponse à ma question, TFbeurk étant probablement trop frileuse pour faire réfléchir la ménagère et offenser ses amis haut placés pour dénoncer par exemple un scandale quelconque (je fais référence à l’épisode 18x18 de Law & Order sur le scandale du gouverneur Spitzer). Dick Wolf a peut-être aussi refusé de laisser les Français prendre trop de libertés avec sa franchise (et au vu de ce qu’est la production française, il a sûrement eu raison).
Mais voilà, malgré tout, je garde espoir. Quand je vois Engrenages, je me dis qu’il y a de l’espoir pour la fiction française. Mais un espoir tellement mince. Et c’est bien dommage car je ne veux pas croire que la France est dépourvue de scénaristes de qualité. Certes, il est plus difficile de venir à un Law & Order qu’à un CSI où il suffit de s’asseoir tranquillement, et d’attendre qu’on nous donne un peu de frissons, un peu d’enquête policière avec nos experts (qui sont un peu des Heroes aussi vu qu’ils arrivent à repérer du premier coup à l’œil nu une minuscule fibre de 0,5mm dans une moquette) et surtout, une fois qu’on a éteint la télé, c’est terminé, comme diraient les guignols « vous pouvez reprendre une activité normale ».
Bon, je voulais parler de Law & Order, j’ai parlé de l’état de la fiction française. Asystolie, vous avez dit ? Vite, amenez-moi le charriot de réa !

mercredi 22 octobre 2008

Une mécanique bien huilée

C’est fou le nombre de remake de séries étrangères sur les chaînes américaines en cette rentrée… L’inspiration ne serait-elle plus au rendez-vous ? Ou serait-ce une conséquence de la grève des scénaristes de la saison dernière ? Quoi qu’il en soit, je me suis donc aventurée dans le pilote de The Eleventh Hour sans vraiment savoir de quoi il s’agissait puisque n’ayant pas vu la version anglaise originale. Pour résumer, il s’agit d’enquêtes (oui, on est bien sur CBS) autours d’un évènement lié à la science. S’il est vrai que sur le papier, ce pitch rappelle celui de Fringe, la série est différente. Quand Fringe penche plutôt vers le fantastique, The Eleventh Hour penche plutôt (pour ne pas dire carrément) vers le policier. Alors forcément, une série policière sur CBS et produite par Bruckheimer, ça sent la mécanique bien huilée de CSI & Co et bien bingo ! c’est exactement ça… Il y a le Dr Hood qui est le personnage principal qui est au-dessus de tout le monde, il comprend tout avant les autres et est assez atypique (un peu comme un matheux au FBI, quoi… Ca vous rappelle quelque chose ? D’ailleurs comme dans Numb3rs, il va nous jouer de la vulgarisation scientifique avec des grains de raisin pour nous expliquer le principe du clonage…). Et puis il y a la nana du FBI un peu coincée qui lui sert de garde du corps (et de faire valoir aussi…) qui est moins futée que notre grand gourou de la science mais qui, hiérarchie oblige, passe son temps à casser le flic un peu neuneu qui est chargé de l’enquête. L’enquête de ce pilote (qui porte sur le clonage donc, vous l’aurez compris) est résolue à la fin de l’épisode, ce qui nous laisse penser que comme les autres séries policières de la chaîne, The Eleventh Hour aura des épisodes indépendants les uns des autres (globalement si vous en loupez un, ce n’est pas très grave). En gros cette série est vraiment du divertissement CBS pur jus. Personnellement j’aime bien, c’est reposant. Je ne me suis pas ennuyée du tout, j’ai même ri une fois (bon point parce que l’humour à la NCIS je ne suis pas cliente…), pour moi il s’agit donc d’un pilote plaisant.
Après, on est bien d’accord, The Eleventh Hour n’est pas la série de l’année, elle ne va pas non plus explorer de nouvelles pistes dans la fiction ou être dénonciatrice ou provocante (oh, faut pas pousser, hein, je vous rappelle qu’on est sur CBS…) mais à priori c’est plutôt sympa à regarder de temps à autres.

jeudi 4 septembre 2008

He's just a man with a Calling...

Comme promis, voici donc un post sur The Cleaner, la nouvelle série de A&E (Real life. Drama., tout un programme cette chaîne... :) ). William Banks, ancien junkie, aide d'autres personnes victimes d'addiction à venir à bout de leur dépendance. Il est assisté d'une équipe d'anciens junkies (plus on est de fous plus on rit, et puis les séries à équipe c'est très à la mode depuis CSI....) et essaie en même temps de gérer sa vie de famille, ce qui est loin d'être évident. C'est d'ailleurs très bien montré dans la série par de petites choses qu'on découvre au fur et à mesure sur le personnage de William. On le pense soutenu et heureux en ménage au début du pilote et on s'apperçoit à la fin qu'en fait, tout n'est pas si simple et que sa vie de famille subit toujours les séquelles de sa dépendance passée.

Le pilote était vraiment bien fait, et puis il permet de revoir (brièvement) ce cher Billy, décédé d'une tumeur au cerveau dans Ally McBeal... (oui alors juste une parenthèse pour vous dire que je pourrais très bien parler de Gil Bellows mais comme très souvent certains personnages collent à la peau des acteurs, pour moi, ils seront toujours un peu ce personnage et puis je trouve ça plus drôle de se dire "Tiens la moche dans Nip/Tuck qui doit se mettre un sac sur la tête pour coucher avec Christian va passer un sale quart d'heure là dans Prison Break..."). 

Mais l'épisode qui m'a le plus touché pour l'instant reste sans aucun doute l'épisode 3 Meet the Jonses où l'on voit une mère de famille qui, pour essayer d'être parfaite et de pouvoir tout faire dans une folle journée de femme au foyée désespérée s'envoie des anti-inflamatoires à longueur de journée, et a même monté un super réseau de fraude à la sécu avec ses voisins (accros eux aussi) pour se fournir dans toutes les pharmacies du quartier. Il y a toujours un moment clé dans The Cleaner où on voit les accros au fond du gouffre. Et dans cet épisode j'ai été pronfondément touchée par le brisage de main dans le tiroir juste pour avoir ses pilules, puis l'effondrement devant son mari "I'm sorry, I just wanna be perfect..." (Belle performance d'Anabeth Gish que j'ai d'ailleurs mis la moitié de l'épisode à me souvenir que c'était l'agent Reyes de X-Files, vous savez c'est toujours énervant quand on sait qu'on a déjà vu quelqu'un quelque part mais qu'on arrive pas à se souvenir où...)

Après avoir vu le dernier en date, House of Pain, j'ai presque été aussi touchée par cet ado qui a vu sa mère mourir d'une overdose étant petit et qui plonge lui-même dans la drogue. Et puis il est très facile de me faire sentir mal avec des histoires d'héroïne, vu que je ne supporte pas la vue des aiguilles...

Et profitez-en, A&E n'a visiblement pas bien compris comment on restreignait l'accès aux vidéos sur son site, donc les épisodes sont dispo gratuitement en streaming sur le site de la chaîne...