mardi 8 septembre 2009

Pilote : Modern Family



Petit rappel des faits : Modern Family est une nouvelle comédie de ABC dans laquelle on assiste à des tranches de vies de trois familles.

Comme son nom l'indique, Modern Family s'intéresse à l'évolution de la famille américaine classique. Lorsque j'étais à la fac, le mémoire de l'une de mes copines portait justement sur l'évolution de la famille américaine à la télévision, cette série s'y serait très bien intégrée (parenthèse www.ma-life.com refermée). Nous avons donc nos trois familles : Claire, Phil et leurs 3 enfants ; Jay, Gloria et le fils de Gloria (issu d'un premier mariage) ; Mitchell, Cameron et leur fille adoptive Lily.
Claire et Phil sont ceux qui représenent le plus l'incarnation de la famille traditionnelle, sauf que si Claire reste un personnage de mère de famille pour l'instant plus classique (il faut dire que le sujet a déjà été traité en long en large et en travers dans de nombreuses séries ces dernières années, aussi il est difficile d'être original), Phil est quant à lui un père fout-la-honte, apparemment sans beaucoup d'autorité, qui se prend pour le meilleur ami de ses enfants et essaie d'être « cool ». Dans ce pilote, cela donne des scènes très drôles qui rappellent de mauvais souvenirs à tous ceux qui comme moi, ont un parent (voire des parents) fout-la-honte.
Jay et Gloria forment une famille recomposée et avec une différence d'âge puisque Jay (Ed O'Neill, quel plaisir de le revoir dans une comédie !) est beaucoup plus âgé que Gloria, qui se fait d'ailleurs draguer par un type qui croit que Jay est son père (classique). Leur présentation dans le pilote se fait surtout par rapport à Manny, le fils de Gloria, gamin de 11 ans obèse et fleur bleue, ce qui a le don d'énerver Jay (on comprendra mieux pourquoi à la fin du pilote, mais je ne vous gâcherai pas la surprise). Gloria est évidemment l'archétype de la mère latina possessive et grande gueule, espérons juste que ce cliché tentera à s'estomper un peu par la suite, car si les clichés sont pratiques pour installer rapidement une comédie, à la longue ça s'essouffle (comme le petit Manny sur le terrain de foot).
La troisième famille est quant à elle composée de Mitchell et Cameron, couple gay qui vient d'adopter la petite Lily au Vietnam. En parlant de clichés, le personnage de Cameron réunit lui aussi tous les clichés sur les gays, mais on aperçoit tout de même par moments que le personnage peut s'en affranchir et ne pas être uniquement la drama queen qu'il donne l'impression d'être en permanence, même si ce trait de caractère est évidemment un élément comique indéniable (la scène d'introduction de la petite Lily à la famille de Mitchell est absolument hilarante). C'est juste que tout le temps, non.
La particularité de la série réside dans le fait qu'elle est réalisée sur le modèle de The Office et Parks and Recreation : comme un documentaire, avec des scènes d'interview des couples et des scènes de tranche de vie. C'est plutôt réussi, à défaut d'être original, les scènes d'interview sont assez courtes et plutôt drôles. Elles permettent de souligner les conflits au sein de chaque couple, qui sont ensuite développés dans les scènes de tranche de vie. Cependant, contrairement à Parks and Recreation (je ne parlerai pas de The Office puisque je ne l'ai jamais vue... je sais...), lors des scènes de tranche de vie, les acteurs ignorent totalement la caméra, comme lors d'une série classique, il n'y a pas de jeux de regards, comme une complicité directe avec le téléspectateur sur ce qui est en train de se passer. Aussi je me demande si la série a un quelconque intérêt à utiliser ce type de réalisation bien particulière. On peut très bien imaginer la série réalisée de manière plus classique en single camera et garder tout son intérêt. Peut-être que ça s'améliorera par la suite.

Verdict ? Le pilote de Modern Family oscille entre le déjà-vu caricatural et des scènes très drôles détournant les stéréotypes, mais dans l'ensemble j'ai passé un bon moment, j'ai bien ri et je reviendrai probablement pour les prochains épisodes.

I'm baaaack !

Allez, avouez-le, je vous ai manqué. Non ? Bon ok, je repars !

Les bonnes résolutions annoncées dans mon teaser sont tombées à l'eau, je n'ai pas eu le temps d'écrire tous les articles promis, dans un premier temps à cause du boulot (oui, je confirme, il y a des gens qui bossent en août, je sais, c'est une espèce rare, voire protégée, mais ça existe), et ensuite parce que comme je ne suis qu'à moitié une espèce rare, je suis partie en vacances... Et donc après deux semaines à faire le tour de la Grèce en buvant des milk-shake à la fraise, me voilà toute reposée et bronzée, prête à affronter la rentrée téléphagique !

Et d'ailleurs, on commence tout de suite avec une critique du pilote de Modern Family. Et je n'oublie pas non plus les articles promis cet été, d'ailleurs si vous en attendez un en particulier, n'hésitez pas à me harceler le demander gentiment !

Vous êtes prêts ? C'est parti...

lundi 3 août 2009

Bilan : 24 (saison 7)



Il y a des séries vers lesquelles on revient plus par habitude que par poussé par un irrépressible besoin de retrouver des histoires, des personnages auxquels on s'est attachés. 24 est de celles-là pour moi. Même si j'ai adoré la première saison et que je veux bien concevoir que les trois premières peuvent former ce qu'on appellera la trilogie Nina Myers et donc forment un ensemble qui reste pour moi le meilleur de la série, j'ai beau chercher, les autres saisons de 24 n'ont aucune valeur qualitative à mes yeux. Lorsque je lis et j'entends dire que la sixième saison était ridicule, la seule chose qui me vient à l'esprit c'est « ah bon, parce que les autres ne l'étaient pas ? ». Mais toujours est-il que j'y revient chaque année. Alors pourquoi, me direz-vous ? Est-ce que je suis maso ? Peut-être, je ne sais pas. Quand on regarde 24, on sait que Jack ne mourra pas, qu'il est un surhomme (d'ailleurs je suis sûre qu'il dégomme Sylar à l'aise, alors que ces pauvres nuls de Heroes essaient en vain depuis 3 saisons...) et qu'il va sauver l'humanité (oui, les États-Unis, c'est l'humanité, tout le monde le sait, enfin !) et ce peu importe la menace. On sait aussi qu'on va avoir droit à tous les clichés les plus incroyables et sexistes (la saison 2 était d'ailleurs très évocatrice à ce sujet : les brunes sont intelligentes et bossent à la CTU ou à la Maison Blanche et les blondes sont connes et ne travaillent pas parce qu'elles ont un mari/père riche...) dignes de toute série d'action macho qui se respecte. Et c'est de pire en pire à chaque saison. Cette année, les scénaristes nous ont servi une présidente des États-Unis, on pourrait se dire « Chouette, comme avec Palmer, on innove » mais faut voir la grosse nouille qu'ils nous ont mise, on en regretterait presque Charles Logan (qui était une critique de Bush donc déjà un peu plus intéressant, là j'ai eu l'impression de voir une cousine germaine de Ségolène Royal...). Elle est tellement horripilante que même Jack n'a rien trouvé de mieux que de taser le téléphone dans lequel elle lui parlait pour lui faire fermer son clapet. Je suis d'ailleurs étonnée qu'aucune des 46 menaces de cette saison n'ai été une tentative d'assassinat contre elle, parce que moi j'ai eu des envies de meurtre à chaque fois qu'elle apparaissait à l'écran.
Mais voilà, si j'y reviens à chaque fois c'est sûrement parce que 24, c'est tellement too much que ça en est drôle. Dans le registre comique, ils nous ont même ressorti Kim Bauer cette année. Et elle est toujours aussi gourdasse, à croire que c'est un aimant à problèmes, mais elle reste increvable, comme son père. Pas de couguar cette fois-ci mais des tueurs à la botte de Tony-qui-est-méchant-mais-en-fait-non-et-puis-en-fait-si. À propos de Tony, on se rend bien compte que les scénaristes sont franchement à bout de souffle, si on compte bien je pense qu'on peut identifier 4 ou 5 menaces successives dans cette saison (les premières se limitaient je crois à 1 dès le début + 1 cachée qu'on découvre par la suite), chacune accompagnée par un retournement de veste de Tony (qui a d'ailleurs subi le syndrome Sarah Tancredi de la résurrection). Les enjeux ne sont donc pas de grande envergure puisque résolus en quelques épisodes, il faut donc bien en trouver d'autres, ce qui donne une impression de retournements de situation non stop qui fait un peu grotesque...
Que dire d'autre sur cette saison 7 ? Qu'elle a commencé par un téléfilm soporifique se déroulant en Afrique et servant d'introduction à la saison sur le thème « Jack Bauer sauvre vraiment l'humanité, pas que les États-Unis ». Sauf que 24 n'est pas Urgences et que les épisodes en Afrique pour réveiller la conscience de son auditoire sur la condition africaine, c'est un peu hors sujet. Et puis c'est trop facile le coup des enfants à sauver. À chaque fois que des héros américain vont en Afrique pour porter secours aux Africains (j'en avais déjà parlé à propos de The Philanthropist), ils finissent toujours par sauver des enfants. Pardon mais c'est un tire-larme un peu trop facile. Et les adultes, alors, ils ne valent pas la peine d'être sauvés ?
Mais comme toute saison de 24 a son petit côté politique, la saison aborde également la question de la torture. Sauf que. Tout le monde dit que c'est mal, mais tout le monde l'utilise. C'est un peu comme quand on mange une tartine de Nutella devant un épisode de Big Brother (oui c'est aussi pour ça que je suis un peu moins présente sur le blog ces derniers temps... J'avoue...) : on sait que c'est mal, mais on le fait quand même. Jack continue donc de torturer tout le monde et même celle qui a été surnommée par les fans de 24 (ça existe ?) « la nouvelle Jack Bauer », j'ai nommé l'agent Walker, finit par y céder hors caméras à la fin de la saison, après avoir fait son effarouchée pendant 24 épisodes, donnant le feu vert à Jack pour le faire à sa place à chaque fois. Même la présidente le cautionne plus ou moins et reconnaît que c'est parfois le seul moyen d'avoir des informations (aucun mot quand à la véracité de celles-ci, ce qui est un peu le fond du débat mais bon, faut pas pousser le débat trop loin non plus, hein ?).
Sur une note plus positive tout de même, une partie de la saison qui m'a beaucoup fait rire, c'est le combat de geekettes acharné auquel se livrent Chloe (increvable elle aussi), ex-analyste de la CTU, et Janis, l'analyste du FBI (avec de grosses lunettes pour bien montrer que c'est une geekette). C'est à celle qui aura le plus gros disque dur, qui décodera le plus vite les messages codés, c'est assez drôle de les voir se crêper le chignon à coup de « moi, mon VPN il est mieux que le tien » « oui mais moi ma connexion Internet est plus rapide que la tienne ». Disons que c'était un peu le prétexte pour ramener Chloe, mais ça ne me dérange pas, je l'aime bien Chloe O'Brian-qui-fait-la-gueule-tout-le-temps.
Au final, je dois bien avouer que si je ne trouvais plus dans 24 les qualités du début depuis longtemps, la saison 7 n'avait même plus ce petit goût sucré du guily pleasure, mais plutôt la saveur amère d'un intérêt (et de temps) perdu. J'ai parfois eu carrément l'impression de scènes poussives dignes d'un soap (un comble pour une série d'action comme 24), bref d'un essoufflement général. Pas du concept, mais peut-être des scénaristes et en tout cas des personnages. Je ne sais pas si j'y reviendrai l'année prochaine. J'ai toujours du mal à faire le deuil d'une série, surtout quand je la suis depuis longtemps. On verra selon l'humeur et si j'ai le temps. Mais la magie de 24 ne fonctionne plus sur moi (à moins qu'on me rende Sherry Palmer !).

samedi 1 août 2009

Rendez-vous sur Twitter...

Dans une demi-heure à 14h30 pour un pilot bashing de Ruby and the Rockits avec lady et Scarlatiine (moi, je suis ). Le prinncipe ? On commente en direct un pilote, c'est aussi simple que ça ! Alors venez nous lire et peut-être même commenter avec nous (on donne un compte à rebours pour que tout le monde puisse commencer la vidéo en même temps) si le coeur vous en dit !

A tout de suite !