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mardi 28 octobre 2008

La rechute

Cela fait maintenant 4 ans que je procède à l'éducation téléphagique de Doudou. Ca n'a pas été facile au début, mais avec du temps, de la patience et une force de persuasion toute féminine, j'ai réussi à élever son niveau de culture téléphagique à un niveau tout à fait correct (même si il y a encore du boulot).

Mais voilà, hier, il a eu une rechute. Tout allait pourtant très bien, il venait même de m'annoncer qu'il comprenait de mieux en mieux l'anglais et que bientôt il allait peut-être pouvoir se passer des sous-titres quand on regarde des séries en anglais, nous avions passé un dimanche de rêve devant des séries telles que Dexter ou House, mais voilà, hier, il a eu une rechute, tout cela était trop beau pour être vrai. Alors que je me dépêchais de terminer la vaisselle pour pouvoir commencer la soirée, je lui ai demandé de venir m'aider à ranger et là... Je l'ai entendu me crier depuis le canapé "Oh, tu me soules, je regarde Joséphine !"... Ce sont des mots d'une rare violence pour une téléphage comme moi, ça m'a fait un choc. Tous ces efforts pour rien ? Toutes ces heures passées à lui expliquer que la fiction française, et en particulier celle de TF1, est d'une qualité médiocre par rapport à ce qui peut se faire ailleurs, toutes les ruses utilisées pour lui faire regarder des Pushing Daisies, des Six Feet Under, des Absolutely Fabulous, auxquelles il n'était pas favorable et qu'il a finalement adoré...

Non, je ne peux pas baisser les bras, ce n'est qu'une petite rechute, une erreur, c'est décidé, pour la pause hivernale, je sors The West Wing !

mercredi 8 octobre 2008

Will You Be My Valentine ?

ENFIN C'EST FINI !!!!!!!!

Voilà ce que je me suis dit après les 45 minutes d'ennui profond ressenti devant le pilote de Valentine

Pourtant je n'avais pas d'à-priori sur cette série n'ayant lu que le pitch avant de lancer le pilote. Déjà ça a mal commencé quand au bout de 20 secondes (après m'être déjà dit que je connaissais cette voix narratrice) j'ai vu apparaître Jame Murray à l'écran. "Quoi????? L'espèce de ********* de la saison 2 de Dexter!!!!!!! Pas moyen!!!!" Je suis désolée, j'ai été traumatisée par son rôle de Lila dans Dexter maintenant je ne peux plus la voir sans avoir envie de casser mon écran (pour une fois que ce n'est pas à cause de Vista que je veux casser mon écran...mais bon je m'égare). J'ai donc failli arrêter là mon expérience avec Valentine. J'aurais mieux fait, en fait.

Parce que c'est ennuyeux...et le mot est faible. C'est plat, l'histoire est prévisible à 2km et c'est surjoué à mort. Mais contrairement à d'autres séries qui sont aussi surjouées (je pense à Ugly Betty et Pushing Daisies), il n'y a que le jeu des acteurs qui est surjoué, pas les décors, pas l'univers, pas la musique. Dans Ugly Betty ou Pushing Daisies, l'univers est visuellement bariolé, là on a l'impression d'être dans le manoir des soeurs Halliwell. La musique est jouée non stop dans Ugly Betty, ce qui renforce l'univers de la série, dans Valentine ils ont dû avoir des restrictions de budget mais il doit y avoir 3 notes de musique pendant tout l'épisode. Du coup tout tombe à plat et on a l'impression d'être devant une mauvaise pièce de boulevard, le rythme en moins.

Je passerais très vite sur la réalisation qui est non seulement hyper classique mais qui est en plus bourrée de faux raccords. Et le dernier plan, là, celui de la ville, juste avant de voir le titre de la série s'afficher (pour qu'on se souvienne du titre afin de ne plus jamais retomber dessus), il sert à quoi???? La dernière scène se termine par un fondu au noir classique, qu'est-ce qu'il vient faire là ce plan, il aurait suffit d'envoyer le titre de la série, hop !

Pour finir sur une note positive, j'ai quand même souri une fois. A la 26ème minute pour être précise, pile poil au milieu du pilote. Ca n'a pas été long, ça a duré très exactement 17 secondes. Avant et après, malheureusement c'est aussi creux qu'une vieille noix de coco...

jeudi 11 septembre 2008

The Dark Knight

Non je ne vais pas vous parler du dernier Batman, mais d'un autre justicier de la nuit : Dexter. Dexter Morgan, policier scientifique le jour, tueur en série la nuit, est un des personnages les plus complexes dont j'ai eu l'occasion de suivre les aventures dans une série. Et cette complexité est évidemment ce qui fait toute la série. Si les rôles secondaires ne sont pas gâtés (collègues stupides, soeur décérébrée et petite amie cruche à souhait), le personnage de Dexter est lui parfaitement travaillé et ses réflexions sur le monde qui l'entoure (et si finalement les personnages secondaires n'étaient pas bâclés mais juste la représentation que s'en fait Dexter?) le poussent à une constante remise en question. Car Dexter ne tue pas n'importe qui. Il ne tue que des meurtriers, violeurs, dealers et autres rebus de la société qui ont échappé au système judiciaire. Et là forcément nous sommes obligés nous aussi, télespectateurs, de nous remettre en question. Parce que dans le fond, on approuve plus ou moins les meurtres de Dexter. Ce qui n'est généralement pas la façon dont on nous présente les tueurs. Et même si on peut éprouver de la compassion pour certains et comprendre leur geste, on se prend parfois à encorager Dexter à commettre un autre meurtre et là c'est une première (si je me trompe, éclairez-moi).

La série se situe à Miami, et la réalisation (très loin d'une réalisation clip, flashy et stérile à la CSI:Miami) nous plonge dans cette ambiance collante, pesante et étouffante qui convient si bien non seulement au climat de Miami mais à l'ambiance de la série. Aussi bien de jour que de nuit, le parcours de Dexter (magnifiquement interprété par Michael C Hall) est un voyage inquiétant au coeur de la relation que Dexter entretient avec le monde extérieur. Dans la saison 1, c'est la prise de conscience. Dexter (qui officie en tant que tueur depuis un bon moment, on le verra au cours de la saison) prend conscience grâce au Ice Truck Killer (dont je ne révèlerai pas l'identité pour ceux qui n'ont pas vu la saison 1, ce qui soit dit en passant est inadmissible:)) qu'il est capable de sentiments, que peut-être il a besoin des autres pour vivre (ces autres qu'il méprise plus ou moins). La saison 2, c'est la rebellion. Suite à cette prise de conscience, Dexter se rebelle contre son mentor, son père adoptif qui lui a tout appris, qui a fait de lui qui il est. Il lâche les rênes de sa vie qu'il a toujours cherché à contrôler dans les moindres détails. La saison 3 qui s'est ouverte pour moi hier soir, c'est la conséquence directe de la saison 2, la spontanéité. Dexter a de moins de moins de contrôle sur sa vie et ses actions et va devoir en assumer les conséquences. Une chose est sûre, je n'ai pas été déçue par ce premier épisode et la saison s'annonce magnifique. Dexter a toujours eu un alter-égo dans chaque saison. Je me demande qui ce sera cette fois-ci...

Je n'ai pas l'âme d'une tueuse (je ne supporte pas la vue du sang, j'aurais un peu de mal...) mais je me reconnaît beaucoup dans Dexter. Peut-être est-ce pour cela que j'aime autant cette série, les questions qu'elle pose et la façon dont elle dresse le portrait du monde selon Dexter. Peut-être qu'en fait, il ne vaut mieux pas me croiser au détour d'une ruelle tard le soir... :)