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jeudi 1 octobre 2009

Pilote : Hank



Petit rappel des faits : Hank se fait renvoyer de son job de dirigeant d'entreprise et part habiter à la campagne avec sa famille.

La saison dernière, ABC nous avait déjà infligé Surviving Suburbia, mais visiblement, la comédie familiale en dehors du centre-ville, ça leur tient à coeur, et nous revoilà donc parti pour quelques épisodes (oui parce que bon, le public n'a pas toujours bon goût mais là quand même... je sens l'annulation venir vite, très vite) de Hank. Alors c'est simple, Hank, c'est la même série que Surviving Suburbia : on prend une ancienne gloire de la télé (Bob Sagett/Kelsey Grammer), on l'affuble d'une femme qui a facilement 10 ans de moins que lui (parce que bon, faudrait pas non plus qu'il se sente vieux et has-been), des enfants (plus ils sont jeunes mieux c'est), et on le colle en banlieue pour l'un, à la campagne pour l'autre. Et évidemment l'un comme l'autre s'ennuient comme des rats morts dans leur maison et avec leur famille, et ça tombe bien, nous aussi !
Les dialogues sont éculés, tout comme les situations, si bien que je n'ai même pas accroché un sourire, tellement tout était prévisible et surjoué. À la limite, heureusement qu'il y a les rires enregistrés, comme ça on sait à quel moment on est censé rire.
Ah juste une chose, c'est moi ou l'immeuble devant lequelle se déroule la première scène ressemble étrangement à celui de Samantha Who ? C'est la crise, on recycle...

Verdict ? La critique est courte, je vous l'accorde mais à quoi ça sert de se déchaîner sur une série qui n'en vaut pas la peine? Non, vraiment, ce genre de comédies familiales multi-caméras, je crois qu'il faut prévenir ABC que tout a déjà tout fait dans ce domaine il y a longtemps, mieux vaut innover...

mercredi 28 janvier 2009

Pilote : Trust Me

Hier, nous étions face à des menteurs, aujourd'hui ils nous demandent de les croire...

Petit rappel des faits : Un gros client d'une agence de pub de Chicago manque d'annuler son contrat quand le directeur de l'équipe de création décède d'une crise cardiaque. Mason est promus à sa place, ce qui ne plait pas beaucoup à Conner, son partenaire créatif depuis sept ans...

Contrairement à la review précédente, il ne me sera pas difficile de ne pas faire de comparatif (avec Mad Men pour ne pas la citer) puisque je n'ai pas vu la série avec laquelle Trust Me pourrait être comparée (oui, je sais, c'est mal)... On peut donc dire que je partais sans à-priori.
La relation entre Mason et Conner est au centre de ce pilote, et probablement de la série. Le duo fonctionne plutôt bien mais ne laisse pas beaucoup de place aux autres, en particulier à la nouvelle venue dans l'agence de pub, Sarah Krajicek-Hunter, qui mérite pourtant qu'on s'y intéresse et qui pourrait bien apporter un peu d'inattendu dans ce duo qui se connait par coeur. Par contre, par pitié, évitons le love interest, ça n'aurait aucun intérêt de les voir se battre pour elle, si ce n'est de dissoudre tout doute sur leur homosexualité (oh, ça va, hein, même eux y font allusion à la fin, à force de dire « c'est mon partenaire depuis sept ans »...), ce dont on se fiche royalement (et après tout s'ils l'étaient, pour une fois qu'on ne rentrerait pas dans le cliché gay, ce serait plus intéressant).
J'ai beaucoup aimé la présentation des différentes campagnes de pub pour le client, ce sont d'ailleurs les scènes les plus drôles. Par contre, si je trouve amusant le fait d'inscrire sur l'écran le nom et le poste de chaque personnage lors de leur première apparition, ça m'a un peu perdue, parce que moi entre le creative director, l'account manager et le creative art director, etc. j'ai un peu de mal à savoir exactement en quoi consiste leur job... J'ai bien aimé le fait qu'on ne voit jamais le visage de la PDG de la boîte de pub, ça lui donne un petit côté Charlie et ses anges de la pub...

Mention spéciale à Jason O'Mara, qui nous donne une prestation courte mais très bonne du patron absolument imbuvable, qui crie sur tout le monde, mais qui est bon dans ce qu'il fait, donc intouchable. On en arrive à regretter qu'il meurt au bout de 10 minutes, son personnage aurait été un élément comique absolument hilarant. Mais bon, tant mieux comme ça il peut retourner à Life on Mars US (à ce propos messieurs de ABC, ça fait un peu longtemps que j'attends la suite, c'est pour quand la reprise ?). Par contre, doit-on comprendre par la présence de Tim Russ dans un rôle récurrent que c'est la fin de Samantha Who (qui a déjà été quasiment virée de la grille) ?

Verdict ? Trust Me se laisse regarder sans problème, mais je n'ai pas accroché plus que ça. 

Bonus : Un énorme cookie (à la banane cette fois) à celui ou celle qui arrive à reconnaître qui se cache derrière ces lunettes de soleil (sans tricher)... Personnellement, je ne l'ai reconnue qu'après avoir jeté un oeil sur le casting... Pourtant, elle en a fait baver à l'homme qui passe sa vie à sauver les Etats-Unis...

mardi 20 janvier 2009

Pilote : United States of Tara

Après avoir vu le pilote de United States of Tara, je suis assez perplexe. On m'avait dit que c'était une comédie, non ? En tout cas moi j'ai vu un drama.

Petit rappel des faits : Nous suivons le quotidien de Tara, qui est atteinte du syndrome de multiples personnalités, et de sa famille.

Avec un sujet pareil, il est difficile d'être dans la comédie « fine ». Mais ici, point de comédie « ahah », mais plutôt du rire « clown blanc », rire triste. En fait, les identités de Tara (enfin les deux qui nous sont présentées ici, une troisième est prévue) sont des clichés ambulants : T. (« comme la lettre, pas la boisson chaude ») l'adolescente et Buck le redneck sont aussi vulgaires et cariaturaux l'un que l'autre. Mais le vrai personnage dramatique qui donne toute sa tristesse à ce pilote, c'est Tara. Dans les rares scènes où elle est présente, on voit un personnage complètement dépassé par tout, on pourrait dire dépressif mais j'ai simplement eu l'impression qu'elle était dépassée par sa vie entière. Comme si elle regardait tout ce petit monde s'agiter autour d'elle sans interagir vraiment avec eux. Le contraste avec les personnalités de Tara est flagrant. J'ai trouvé très émouvante la scène où elle rejoint son mari sous la douche (oui je sais là sur le papier, ça a l'air scabreux mais pas du tout) en tant que Tara et pas en tant que T qu'elle venait d'incarner pendant quelques heures. Il a l'air épuisé et elle pose sa tête (à elle) sur son dos( à lui > en me relisant ça n'était pas très clair...), comme par soulagement, comme si tout cela les épuisait tous les deux. Après quelques secondes d'hésitation (Est-ce bien elle? Ou est-ce une autre personnalité?), il la gratifie d'un « Welcome back », et la scène s'arrête là. C'est pour moi la scène la plus forte de ce pilote et c'est à cause d'elle en partie que j'ai vu un drama.
A part ça, ce pilote est assez difficile à juger sur pièces, déjà il est trop court (28 minutes j'ai pas l'habitude de ce format-là, je regarde plus de formats de 45 minutes...) pour un drama (oui j'y tiens) et la présentation des personnalités clichées de Tara prenant à peu près 27 minutes 30, il ne reste pas trop le temps pour autre chose. Maintenant, je reste convaincue que les stéréotypes véhiculés par les personnalités du syndrôme de Tara ne sont pas forcément un obstacle à pouvoir montrer des choses plus fines. Justement, vu le ton de la série (et vu la scénariste aussi), je pense que le fait de cataloguer les personnalités permet de pouvoir lancer des choses plus subtiles, comme cette impression de dépassement totale de Tara, en quelques secondes. La famille n'est pas en reste non plus, la fille adolescente étant un peu moins intéressante que le mari et le fils, qui ont l'air de personnages un peu plus subtils (en même temps, étions-nous très subtils lorsque nous étions adolescents ?). Il sera en effet intéressant de voir sur la durée comment le mari gère les multiples personnalités de sa femme. Dans ce pilote, il a l'air de bien s'en sortir, mais quelques passages laissent suggérer que ça n'est pas forcément toujours le cas. Quant au fils, il est pour l'instant dans le rôle traditionnel du petit geek à la mode ces dernières années, on verra bien si tout cela n'est qu'une façade.

Mention spéciale (mais est-il besoin de le préciser ?) à Toni Colette et John Corbett, qui sont tous deux d'excellents acteurs, et rien que pour eux, vous pouvez au moins voir le pilote.

Verdict ? Malgré ma perplexité, j'ai bien envie d'en savoir plus, de voir comment peut être exploré cet univers, et si la série arrive à trouver sa voie entre drama et comédie.

Bonus : Je trouve que la photo de présentation de la série n'est pas sans rappeler celle de Samantha Who, vous ne trouvez pas ?

samedi 11 octobre 2008

La liste

Quand j'ai lu le pitch de The Ex List, je me suis étonnée de voir qu'elle passait sur CBS ("Quoi, CBS ne diffuse pas que des séries policières???). C'est en effet plutôt le genre de série a atterrir sur ABC, entre un Desperate Housewives et un Samantha Who (oui c'est pas le même soir, et alors?). Je me suis donc dit que j'allais essayer (parce que dans le fond j'aime bien les séries girly) pour voir ce que ça donne. Verdict? C'est agréable à regarder, et contrairement à Valentine (voir mon post à ce sujet), je ne me suis pas ennuyée du tout, c'est léger, c'est plutôt drôle et divertissant. C'est typiquement le genre de série qu'on regarde comme ça, le dimanche après-midi parce qu'on a rien d'autre à faire et que c'est sympa quand même. Mais par contre il est bien évident que le concept est très limité. C'est un peu comme Prison Break, on sait par avance que la série ne durera qu'une saison (si elle dure plus longtemps, comme Prison Break, ben, voilà le résultat quoi, ai-je vraiment besoin d'en dire plus?). Le problème de The Ex List, c'est que même si Bella a un tableau de chasse conséquent, à un moment donné, elle va bien être à court d'ex, la petite. Et puis n'oublions pas qu'elle n'a qu'un an pour réaliser que l'ex qu'elle est supposée épouser est celui qui est juste sous son nez. En fait, je pense que cette série aurait fait un film sympa, mais je vois mal comment ne pas lasser sur la durée. Evidemment pour ce premier épisode, ils ont choisi de me mettre Eric Balfour sous le nez, comme ça, alors forcément, si on me prend par les sentiments... Mais bon, je ne suis pas encore totalement convaincue, même si j'ai passé un bon moment, je vais laisser sa chance à la série encore quelques épisodes et on verra bien.