samedi 14 février 2009

Pilote : Dollhouse

Venez voir ma jolie maison de poupées...

Petits rappels des faits : Une société privée envoie des agents dans différentes missions. La particularité de ces agents est qu'ils reçoivent une nouvelle personnalité pour chaque mission, qui est effacée par la suite.


En ces temps de crise, il semble que toutes les idées soient bonnes pour pouvoir trouver de la main d'oeuvre pas chère et corvéable à merci... C'est donc la nouvelle idée trouvée par la Dollhouse pour avoir des agents qui s'adaptent à chaque situation. Si l'idée de départ du changement de personnalité selon la mission pouvait être intéressante, malheureusement je me suis mortellement ennuyée pendant ce pilote. Cela est je pense en partie dû au fait que l'exposition est très mauvaise. Rien n'est dit sur la Dollhouse, on comprend vaguement qui fait quoi mais rien sur l'origine du projet, qui sont les clients de la Dollhouse, comment ils recrutent leurs agents, comment les missions sont choisies, et surtout pourquoi les clients font appel à cette Dollhouse. Je veux bien qu'on essaie de mettre en place une mythologie et de ne pas tout dire dès le pilote, mais il faut quand même en dire un minimum pour susciter la curiosité... L'introduction d'Echo, le personnage principal est totalement ratée. On ne comprend pas ce qu'elle fait là, on pense d'abord qu'elle est à une fête, puis on finit par comprendre qu'elle est en mission mais cela n'est pas exploité puisqu'elle rentre vite fait à la Dollhouse subir un petit lavage de cerveau et hop fini, on en parle plus. Il aurait été intéressant de voir véritablement une mission, de comprendre au moins les enjeux de cette mission, même si on passe rapidement à autre chose. Là on ne sait même pas de quoi il s'agit. Mais c'est comme ça pour de nombreux éléments de ce pilote j'ai eu souvent l'impression de choses jetée sur la table et puis hop, non finalement on va parler d'autre chose et puis on oublie ce qu'on avait commencé à montrer. Si c'est un effet de style, je ne suis pas fan. Autre chose qui arrive comme un cheveux sur la soupe c'est l'histoire secondaire avec le mec du FBI. C'est qui, lui ? Il nous est vaguement présenté dans une scène assez déconcertante dans laquelle il se fait remonter les bretelles par ses supérieurs sur fond de combat de boxe métaphorique. Je n'ai d'ailleurs pas vraiment compris l'intérêt de cette métaphore. Il n'y a aucune autre métaphore du genre dans le pilote, c'est donc un effet de style qui tombe un peu à plat, qui est un peu sans rapport, j'ai l'impression que c'est encore un truc qu'ils ont inséré puis oublié.
Le choix de la mission qu'on nous présente dans ce pilote est un peu spécial lui aussi. Si le kidnapping d'une enfant est un grand classique, quel est l'intérêt de faire appel à la Dollhouse pour simplement faire une remise de rançon, sans même chercher à vouloir faire arrêter les criminels ?
C'est dommage parce que les deux premières minutes dans lesquelles on assiste à une partie de la séance de recrutement d'Echo sont sûrement les plus intéressantes du pilote.

Mention spéciale toutefois à Eliza Dushku pour son jeu absolument lamentable, je crois qu'elle entre officiellement en lice pour le Razzie Award de la pire actrice.

Verdict ? Dollhouse, ce sera sans moi. Je partais pourtant sans aucun à-priori, n'ayant du voir que 3 épisodes de Buffy et aucun d'Angel, je ne m'attendais donc à rien de particulier. Malheureusement le pilote, trop lent et confus, n'aura pas su me convaincre (à tel point que je n'ai même pas réussi à vous trouver un bonus digne de ce nom !)

1 commentaire:

Jérôme a dit…

Première impression confirmée : mauvais pompage en règle de DARK ANGEL...
Par contre, je suis surpris par la piètre composition de Dushku, car elle était formidable dans TRUE CALLING !
(si on ne peut plus rire...)