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lundi 2 février 2009

Pilote : Demons

Même pas peur.

Petit rappel des faits : Luke apprend qu'il est le dernier descendant le Van Helsing le chasseur de vampires, et va devoir affronter les monstres/démons/vampires/whatever qui passent pas là (Londres en l'occurrence).

Après Jekyll sur la BBC qui nous présentait une version moderne de Dr Jekyll et Mr Hyde, la chaîne anglaise ITV a voulu nous remettre au goût du jour l'histoire de Dracula avec Demons. L'essai est raté, le pilote est soporifique et les costumes tellement cheap que ça en devient hilarant. Le grand méchant de l'épisode en particulier est tellement ridicule avec sa prothèse nasale qui laisse percevoir légèrement son nez humain en dessous (oui je me suis copieusement ennuyée pendant ce pilote alors j'ai scruté sa prothèse ridicule et j'ai fini par apercevoir le nez de l'acteur...), ses guenilles multicolores et sa coupe mulet blond peroxydé des années 1980. Les sous-fifres avec leur tête de hyène sont tout aussi ridicules, le pire étant je crois leur manière de se mouvoir, comme s'ils étaient en train de réaliser une chorégraphie de Kamel Ouali. Et sans oublier le chef des sous-fifres (je n'ai pas retenu beaucoup de noms dans ce pilote, j'ai peut-être même eu des phases de micro sommeil...) avec ses dents pourries et sa légère ressemblance avec Freddy Krueger s'il avait eu des cheveux, qui crache des boules de poils immondes, même mon chat n'en fait pas des comme ça...
Et puis de l'autre côté on a les « gentils », Luke le simplet qui est l'argument de vente pour jeunes filles en fleur, sa copine Ruby (mais c'est pas vraiment sa copine, hein, faut que ça reste attractif pour les adolescentes on a dit), la fille de Survivors qui devient une sorte d'assistante pour Luke (si j'ai bien compris, vu que je ne suis pas tout à fait au point sur le livre de Bram Stoker, c'est la descendante de l'assistant de Van Helsing, comme ça c'est bien, tout reste en famille), et Philip Glenister. Mais pourquoi Philip Glenister est-il allé se fourrer dans un truc pareil ? Le pilote nous présente tout ce petit monde, Luke découvre qu'il a une mission sur Terre (oh non pourquoi ne puis-je pas être un adolescent comme les autres ?), et ses nouveaux amis vont l'aider à l'accomplir... C'est beau, j'en pleurerai... ou pas. Et puis attention, on sent les dialoguistes chevronnés qui sont capables de nous pondre un truc du genre « Utilise la force, Luke », c'est limite s'ils n'ont pas envoyé les rires enregistrés derrière, d'ailleurs peut-être auraient-ils dû ? Après tout cette série aurait pu être une parodie en forçant légèrement le trait, mais pas tant que ça.

Mention spéciale tout de même au générique (peut-être la seule chose à sauver du pilote) qui nous emmène dans les sous-sols de Londres. Cela dit il n'est pas extraordinaire non plus mais vu le reste du pilote, c'est peut-être encore ce qu'il y a de moins pire.

Verdict ? Vous n'avez pas deviné ? Fuyez mes amis, tant qu'il est encore tant, ce ne sont pas les démons qui m'ont mordu (le titre du pilote) mais la mouche tsé-tsé...

Bonus : Vous voyez bien qu'on voit son nez ?

mardi 25 novembre 2008

De la survie en milieu post-apocalyptique

Ah qu'est-ce que j'aime quand la BBC nous mijote des séries comme Survivors ! Après une série de pilotes vraiment décevants, je suis enfin contentée. Il s'agit d'un remake d'une série du même titre des années 1970, mais n'ayant pas vu l'original, je ne pourrai pas comparer. L'histoire : le virus de la grippe a décimé 90 % de la population mondiale et les quelques survivants vont essayer de survivre, justement. Ce pilote est donc un épisode dans lequel on rencontre les personnages et on met en place la situation. Dans la première partie de l'épisode on assiste au début de l'épidémie et à la panique qu'elle provoque. Ce qui est intéressant avec cette première partie c'est que parmi les personnages qu'on rencontre, contrairement à une narration classique, tous ne survivront pas à l'épidémie. Les personnages principaux sont très éclectiques, comme ça tout le monde s'y retrouve (ou presque) : la mère de famille, le riche égoïste, la jeune médecin, le prisonnier, le gamin, le McGyver (qu'on ne rencontre d'ailleurs pas tout de suite). Mention spéciale à la ministre de la santé, complètement débordée par la crise, et qui, tel le capitaine du Titanic, reste à son poste jusqu'à la fin (de la première partie).

La deuxième partie est centrée sur le rapprochement des survivants (qui ont la bonne idée de ne pas tous être au même endroit). L'ambiance change radicalement. De la panique et l'affolement, on passe à l'angoisse, avec ces corps qui jonchent les rues, ce silence, pesant, n'étant brisé que par les cris des corbeaux et le bourdonnement des mouches sur les cadavres. Finalement dans ce genre de situation, je ne sais pas ce qui est le plus angoissant : le fait d'être seul ou la possibilité de croiser d'autres survivants qui peuvent vous vouloir du mal. Évidemment on ne peut s'empêcher de penser au 28 jours plus tard de Danny Boyle, mais cette fois-ci, les morts sont bien morts, pas de zombies ou autres "infectés" maléfiques. Bref, les différents personnages gèrent leur nouvelle situation comme ils peuvent et comme la (sur)vie est bien faite, tout ce petit monde finit par se retrouver sur le bord de la route et décide de rester ensemble.

Et puis vient ce cliffhanger de fin sur la possible origine du virus, enfin on comprend qu'il y a une histoire de pas très claire dans un laboratoire, mais est-ce qu'il s'agit d'un véritable complot ou d'une expérience à la Truman Show version "tiens si on prenait la Terre comme terrain de jeu", il est encore trop tôt pour le dire. Quoi qu'il en soit, j'attends la suite avec impatience, je vais peut-être même essayer de me procurer la série originale (qui est visiblement culte chez nos amis d'outre-Manche).